Sandra Verine /// Black Sheep (Bar/Salle de concerts à Montpellier)

Sandra Verine raconte :

« 27 novembre 2013 au Black Sheep.
Je ne sais pas comment je fais pour arriver en retard -alors que je voulais à tout prix arriver à l’heure pour m’installer tranquillement- mais on arrive au début de la dernière chanson de Shield Your Eyes, groupe que j’aime beaucoup et que j’avais déjà vu et dessiné au Mojomatic. Du coup j’ai pas le temps d’être énervée ni de réfléchir : c’est mode automatique et je dessine direct presque sans regarder la feuille. Quel stress est venu après !
Mais bizarrement je l’aime beaucoup ce dessin, justement parce qu’il va à l’essentiel, quand j’ai souvent tendance à aller trop dans les détails. Après j’ai parlé avec le groupe, le chanteur -qui est lui-même dessinateur il me semble- se souvenait de moi, ce qui me fait plaisir. Dessiner des concerts c’est aussi riche en belles rencontres.
Après ce moment d’adrénaline, du coup pour Papaye je suis à l’aise car j’ai plus de temps. En général je trouve les batteurs les plus difficiles à dessiner dans un groupe, mais je dessine mieux les gens que j’ai déjà vus, observés, alors ayant déjà vu Pneu au moins deux fois, je connais un peu le jeu et le physique du batteur, ce qui me facilite le dessin.
J’aime bien le retour des musiciens, là la tête que j’ai donnée au guitariste à droite fait rire le batteur. Même si j’essaye de toujours varier les styles et les techniques, mes dessins vont de plus en plus dans ce style au dessin rempli d’un trait vibrant (virant sur le gribouillis) et ultra fin (pilot G4).
Les Enablers, je ne connaissais pas mais on m’en avait beaucoup parlé, surtout du chanteur, Pete Simonelli, alors j’étais très curieuse de ce concert. C’était un des dessins les plus difficiles à réaliser non pas à cause des mouvements en eux-mêmes du chanteur (ça c’est devenu une habitude qui vient à force de dessiner des concerts !), mais parce qu’en se bougeant, la lumière derrière sa tête fluctuait sur ma page, alternant entre l’ombre et la lumière, me donnant le tournis. Lassée du noir et blanc à l’horizontale, je m’amuse à tenter une compo verticale et en couleurs des 4 musiciens. Au final je reste frustrée du rendu du chanteur, qui ne rend pas justice à sa prestation, et hésite encore entre les deux versions. Jusqu’à maintenant je me permets un peu de retouche et parfois de la mise en page dans Photoshop, mais le dessin se fait toujours LIVE.
Ou l’éternelle frustration d’une dessinatrice de concert. »

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