Robin Jolly – Nicolas Barberon /// Lena Deluxe – Metro Verlaine – The Red Goes Black

Jeudi 19 avril, le label français Hold On Music nous conviait à la Boule Noire la release party du premier album des Normands de Metro Verlaine et du deuxième effort des Red Goes Black tout droit venus de Bretagne.

Mais avant cela, une belle surprise…

Il est n’est même pas 20h lorsque les lumières s’éteignent pour la première fois.

Une jeune folkeuse sortie tout droit des sixties monte sur scène : le showcase de Lena Deluxe commence…
La belle en impose, seule avec sa guitare et ses pédales de loop, et enchaîne quelques ballades électriques aux accents rock et psychés.
Un charmant anachronisme dans lequel on retrouve aussi bien l’esprit du Velvet que la voix cristalline de la merveilleuse Sandy Denny de Fairport Convention – bref, que du bon !
En conclusion, Lena nous laisse avec un dernier morceau (Animals) qu’elle raconte avoir composé en Indonésie et qui, comme tous les beaux voyages, s’avère trop court…

On a à peine le temps de s’en resservir une deuxième que c’est l’heure de la pop sauvage avec Métro Verlaine.
Leur entrée, à elle-seule, est un sacrilège jubilatoire : Sinatra et son My Way malmenés par des gros larsens. Ça donne le ton.
Grosses lignes de basse, riffs puissants et paroles désabusées entonnées par une chanteuse au charisme indéniable, les influences sont à chercher du côté de la new wave de The Cure, du post-punk Joy Divison ou de la pop de Daho (mais en plus insolent, dieu merci).
Bref, une atmosphère d’underground poétique qui nous montre que Métro Verlaine fait partie de ces groupes qui portent bien leur nom.
Côté tracklist, on retient, dans le désordre, une Ballade sauvage, une Vague interprétée au milieu du public et une ode à la ville de Manchester où il fait gris comme Évreux.
Et puis, après un final explosif, le retour de My Way… et des larsens. Comme d’habitude.

Pour finir la soirée en beauté, place au gros Rythm’n Blues avec The Red Goes Black !

Les gaillards ont beau venir de Douarnenez, ils semblent nés au mauvais endroit, au mauvais moment, tant dès les premières notes on a l’impression d’être transporté de l’autre côté de l’Atlantique.
Formant la synthèse entre l’intensité du Blues, la puissance du Rock des seventies et le groove du funk, leur son possède tous les ingrédients de cette Heavy Soul Music américaine contemporaine dont Gary Clark Jr. s’est fait l’un des représentants les plus illustres.
Une certaine idée du Rock’n’Roll et le genre de musique à jouer devant un stade au Crossroads Festival.

En résumé, à l’instar de notre dernière fois à la Boule Noire, on s’est régalés de cette soirée aux ambiances diverses sur lesquels planaient l’ange bienveillant du rock’n’roll.

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

 

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