BOKOSSA /// GHOST /// METALLICA au Stade de France

Stade de France. Dimanche 12 mai 2019

Après une petite heure d’attente et de bonnes discussions avec mes voisins de file, la porte H du stade de France s’ouvre enfin et c’est grisé par l’appel du gros son que je monte d’un pas léger et vaillant les marches de l’édifice. Cette enceinte qui, quatre ans plus tôt, nous avait offert ce mémorable concert d’AC/DC que nous évoquons encore entre nous quand la neige tombe l’hiver et que nous nous réchauffons au coin du feu en fumant la pipe.

Léger donc je suis, et l’attente commence… Mais au bout de vingt minutes je me fais de nouveaux amis : il est comme ça le public métaleux, ouvert et sympathique, prêt à échanger et rigoler ! (bon c’est pas les derniers à picoler non plus !). Du coup l’attente est moins longue et chacun y va du concert qu’il a vu ou qu’il aurait aimé voir et nous voilà tous en train de nous monter la tête, la pression monte et le premier groupe arrive sur scène.

BOKASSA (les chouchous de Lars Ulrich à l’heure actuelle) est un groupe norvégien de métal / stoner machin truc, je m’y perds avec tous ces blazes, formé en 1994 (pas si jeune en fait les gars) et originaire de la ville de Trondheim (tiens ça me parle ça).
Un bon petit concert péchu et bien énervé qui me dit que le Hellfest c’est dans un mois et que je les verrais bien jouer dans la warzone (mais peut-être c’est-ce déjà produit ?). Le hic, c’est qu’ils restent dans le fond de scène et qu’ils me paraissent tout petit les gars et pourtant je suis près du snake pit (avant scène), j’espère que Metallica s’avancera un peu plus.

Et il fait encore jour quand GHOST (groupe suédois formé en 2006 par son chanteur Tobias Forge) fait son apparition et malgré ce handicap, (car ce groupe nécessite de l’obscurité pour installer pleinement son univers gothico-fantastique) le show est tout simplement royal ! Les musiciens et musiciennes, tous masqués et vêtus de noir dégagent quelque chose d’étrange, comme une armée d’Angelos surnaturels venus scander leur musique issue d’un autre univers. Et quels zicos ! ça joue super bien et la chorégraphie, non sans humour, est parfaitement huilée avec ces allers et venues sur l’avant scène. Tobias Forge, quant à lui, avec son visage grimé de vieux sorcier, n’est pas avare d’échanges avec le public, ce qui rend son personnage attachant et charismatique.
Les titres phares du groupe s’enchaînent pour notre plus grand bonheur, mais l’heure tourne et il est clair que Ghost en avait encore sous le pied quand le spectacle cesse… Mais il est temps de laisser la place à un autre monstre, plus gros car la nuit va bientôt tomber.

Le son monte et c’est le morceau « It’s a long way to the top » d’AC/DC qui crache dans les enceintes comme un hommage à Malcom Young me dis-je…

Et ça y est , nous y voilà ! METALLICA ! Le mur scénique s’illumine de trois écrans format cinémascope diffusant la fameuse scène finale du « Bon, la brute et le truand » sur l’air d’Ennio Morricone « Ecstasy of gold ». L’image tréssaute mais le son est là et le public bouillonne.
Puis le groupe démarre le show sur « Hardwired to self destruct » , titre phare du dernier album et c’est la cohue dans la fosse (comme souvent) mais ça se calme bien vite car les titres qui suivront seront plus lents, dommage ! ( « The Unforgiven », « Memory remains » qui selon moi n’avaient pas leur place ici, trop tôt). Mais le feu reprend de plus belle avec l’excellent « Moth into the Flame » puis « Sad but true ». Comme pour Bokassa, ils jouent trop en fond de scène, du coup ils sont tout petits, fuck ! Mais heureusement qu’un peu plus tard durant le show, une deuxième batterie fera son apparition sur le snake pit, juste devant nous pour que Lars s’y installe tout sourire (enfin nous le voyons !) et c’est les uns à côté des autres qu’ils nous délivreront ce qui restera pour moi le clou de ce concert : un enchaînement des titres cultes comme « From whom the bell tolls », « Creeping death » et « Seek and destroy » ! Hellyeah quel bonheur ! La proximité du groupe et la puissance de ces morceaux combinés me rappellent aux bonnes heures sauvages de ce je m’imaginais être à leurs débuts dans un petit club quelque part dans Los Angeles. « One » et « Master of puppets » furent aussi de la partie durant le concert, bien entendu.
N’en déplaise aux puristes, c’est avec une reprise inattendue de « Ma gueule » de Johnny Hallyday (dont la photo apparaîtra ensuite en fond de scène) interprétée par Robert Trujilllo (quelle voix !) et Kirk Hammett à la gratte que nos lascars vont faire un pas de côté et nous faire sortir pour un temps de l’ambiance Metallica.
Un hommage à Cliff Burton (bassiste des premiers albums décédé en 1986) sera également à l’ordre du jour lors d’un solo mémorable de Robert, seul en scène.
« Nothing else Matter » et « Enter Sandman » viendront clôturer le concert puis ce sera distribution ou plutôt « balançage par poignées entières » de médiators et petits mots au micro de chacun des membres du groupe pour nous dire « Paris on vous aime et on reviendra ».

Le mur scénique se rallumera ensuite pour diffuser des images prises à la volée de fans faisant la queue, rencontrant leurs idoles en coulisses ou encore d’instantanés du concert : le fan service est en marche et Metallica est très pointilleux là-dessus !
Et comme dit James : « We are the Metallica family ! »

So long les gars et maintenant place aux croquis !

– Texte et  croquis : Olivier Martin

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Un commentaire pour BOKOSSA /// GHOST /// METALLICA au Stade de France

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