North Mississippi Allstars à la Maroquinerie

North Mississippi Allstars. La Maroquinerie – 21/10/2019

 Ça vient peut-être de la scène de La Maroquinerie, de l’atmosphère dégagée par un public expérimenté, du choix des tonalités chaudes de l’éclairage, mais cette ambiance nous fait remonter le temps jusqu’au concert de Cedric Burnside, lors Des Nuits de l’Alligator (reportage ici). Normal, le groupe a une remarquable affinité avec la famille de cet artiste ! Duwayne Burnside fut la deuxième guitare, lors de la création du groupe en 1996, et notre cher Cedric participe à l’enregistrement du dernier album des « All Stars » de ce soir.

Une histoire de famille

Le noyau du groupe est constitué des deux frères Dickinson dont les racines sud-américaines sont plutôt évidentes, sauf pour le t-shirt du batteur qui semble avoir une préférence pour l’état de Caroline du nord ! Les deux frangins de Hernando (donc, on confirme, Mississippi), Luther, voix et guitare, et Cody, aux percussions, nous font découvrir pendant cette performance quelques morceaux de leur dernier album, Up and Rolling, paru le 4 octobre dernier. Plusieurs artistes ont participé à l’enregistrement de cet album, comme Jason Isbell ou la légendaire Mavis Staples, malheureusement pas présente ce soir-là. Toutefois, pour compléter et enrichir leur son blues aux racines sudistes, ils ont fait appel à la basse de Jesse Williams pour donner un côté plus country, avec son rythme trainant et son épaisse barbe.

C’est du propre !

La cohésion et l’entente « du foyer » se font ressentir sur scène, mais c’est le plus jeune des frères, Cody, qui se démarque et qui ravit le public avec ses autres talents de chanteur et, surtout, d’habile joueur de cette planche à laver métallique nommée washboard. Le changement de percussion au milieu du spectacle produit une jolie transition et dérouille les articulations d’un public majoritairement grisonnant. L’exhumation de cet instrument insolite et sa vibration nous emportent vers d’autres contrées.

Trop contents d’être sur scène, à Paris, les hommes du Mississippi ont fait durer le plaisir jusqu’à épuisement de leur répertoire… et du carnet de croquis.

– Texte : Federica Giuliano /// Croquis : Nicolas Barberon

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