Royal Republic /// Blackout Problems au Forum de Vauréal

Forum de Vauréal, le 4 novembre 2019

Après un long week-end pluvieux de Toussaint passé à écouter des vinyles sous le plaid en relisant de vieux Rock & Folk, il était temps pour les membres de Croque And Roll Live ! de reprendre du service.

Putain oui, il était temps, d’enfiler à nouveau son blouson noir, de souffler la poussière des carnets de croquis et de partir à dos d’une Harley pétaradante, les stylos en bandoulière, pour défendre, une nouvelle fois, la bonne vieille cause du rock’n’roll [insérer le thème du Rebelle ici]

Bon, en vrai, on est surtout partis en train de banlieue se déhancher sur le disco-rock chatoyant de Royal Republic dans la super salle (dont on vous a déjà chanté les louanges ici-même) du Forum de Vauréal… Mais c’était quand même une chouette aventure !

Avant Royal Republic, des petits princes du punk

Tous droits originaires de Munich, les teutons de Blackout Problems accompagnent Royal Republic pour toute leur tournée en France. Et ce soir, ils avaient la tâche ardue de réveiller une salle plombée par la morosité d’un froid lundi de novembre.

On salue donc les efforts du chanteur qui n’hésite pas à se promener dans le public et à nous parler dans la langue de Molière. Côté musique, ça fait le taf : c’est du punk mignon avec quelques touches d’électro et pas mal d’énergie à revendre.

Blue Suede Groove

Après un court entracte, la lumière s’éteint. Le quatuor suédois de Royal Republic entre, vestes bleues à paillettes sur le dos, sur le très disco Sexy Thing de Hot Chocolate. Le ton est donné : l’ambiance sera groovy et chaloupée… mais pas que.

Car Royal Republic, c’est du rock avant tout. Rien que deux guitares, une basse, une batterie et des compos d’une efficacité imparable. Un genre de Franz Ferdinand sous boule à facettes mêlant l’énergie brute du punk à un groove hérité du disco et un sens du fun résolument pop.

« Fun », c’était d’ailleurs peut-être le maître-mot de cette soirée tant les musiciens, solides, savent cultiver l’art de faire plaisir à leur public. Jeux de lumières, breaks, clins d’œil humoristiques, reprises de tubes planétaires à la keytar… rien ne nous sera épargné le long des presque 2 heures d’un show mémorable.

 

Happy birthday to you, Adam !

Il faut dire que Royal Republic doit beaucoup au charisme d’un homme : Adam Grahn, le chanteur et meneur du groupe.

Véritable bête de scène, le bonhomme en impose par sa présence tant physique (il avoisine facilement les 2 mètres) que scénique. On est séduits par sa voix puissante, son jeu de guitare au cordeau, son bagout, ses petites mimiques et sa manière de sublimer ses acolytes – qui ne sont pas en reste question énergie, soyons magnanimes.

Incontestablement, le roi de la soirée, c’était lui, d’autant qu’il fêtait justement, ce 4 novembre, ses 35 printemps (ou automnes ?). Et après un « joyeux anniversaire » scandé en chœur, le gaillard finit donc entouré de ballons de baudruche, couronné d’un superbe chapeau-gâteau d’anniversaire.

L’apothéose que ce spectacle méritait.

Alors que Baby, le dernier morceau du rappel se termine, les lumières s’éteignent à nouveau sur une bande-son de qualité : The Man In Me de Dylan, suivi des Black Keys, comme pour former la synthèse idéale des influences de ce groupe dont on ne peut, ici, qu’être client.

Encore merci Vauréal, c’était royal !

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

 

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