Maria Violenza /// Abschaum /// Vox Low /// Beak> à La Machine du Moulin Rouge

Dimanche 26 janvier, pour le concert de clôture de son dixième anniversaire, la Machine du Moulin Rouge (émanation underground du célèbre cabaret) conviait à la fête une programmation électrique et éclectique.
4 groupes, 4 concerts et presque 4 nationalités pour une vision syncrétique de cet esprit rock sombre cher aux nuits parisiennes.

LE MAGMA PUNK SICILIEN DE MARIA VIOLENZA

C’est bien connu : arriver à la bourre en concert, c’est rock. Sauf que du coup, l’équipe Croque And Roll Live n’a pas vraiment pu apprécier la première artiste à ouvrir le bal.

Nicolas n’aura eu le temps que de torcher un croquis tandis que, fainéant comme tout bon rédacteur musique amateur, votre serviteur se contentera de paraphraser ce qu’il a pu lire à propos de cette « future reine du punk ». Née à Palerme, biberonnée aux histoires de mafia et de fêtes des morts, la jeune Cristina (de son vrai prénom) s’est forgée une identité musicale en bricolant dans des caves sombres un son unique, mixant le punk, la chanson sicilienne ou la musique juive traditionnelle, servi par des paroles fusionnant l’italien, le français et l’anglais. Une artiste singulière, donc, et que l’on pourrait résumer comme un magma strombolien de jeunesse guerrière et d’énergie brute.

C’est con, dit comme ça, ça avait l’air bien.

ABSCHAUM, À TES SOUHAITS !

Créée au début des années 2010, Abschaum est une formation issue (comme son nom ne l’indique pas) de Lyon.

Mêlant la synthétique froideur et le sens du nom difficile à prononcer des grands du krautrock psyché (Kraftwerk, Neu ! et consorts), Chris Poincelot et ses hommes nous hypnotisent au gré de longs morceaux habilement concoctés, boucles rythmiques et riffs saturés au menu.

Bercé par la musique, la noirceur des lieux et un jeu de lumière minimaliste, on voyage alors rapidement dans un univers parallèle où l’on danse avec les loups les nuits de pleine lune.

Ça tombe bien, leur album s’appelle Moon Tango.

VOX LOW : L’ÉCUME DES NUITS

Croqués il y a un peu plus d’un an, nos petits chouchous parisiens de Vox Low ont depuis écumé les salles de France et de Navarre pour propager la bonne parole de leur rock noir, électrique et désabusé.

Et comme je n’ai pas grand chose à en dire de plus, si ce n’est que c’était toujours aussi cool (et « MAIS QU’EST-CE QUE VOUS FOUTEZ BORDEL ? » si vous ne connaissez pas encore), je vous renvoie donc à mes écrits de l’époque ici.

Je vous ai déjà dit que j’étais fainéant.

BEAK> : SUPÉRIEURS ET ÉGAUX

Force est de constater que les trop rares britanniques de BEAK> ont rempli avec brio la difficile tâche de conclure une soirée aussi dense.

Co-fondé par Geoff Barrow (à ne pas confondre avec le tout aussi génial Geof Darrow), batteur de Portishead, et Billy Fuller, bassiste occasionnel de Massive Attack et Robert Plant, le groupe de Bristol a en effet rapidement imposé sa patte, krautrock toujours, mais britannique surtout, ajoutant à la maîtrise de leur sujet un sens de l’humour et un flegme ataviques – mention spéciale au moment où ils citent les commentaires trollesques de leur passage sur KEXP.

En terme de setlist : 12 morceaux passés comme une lettre à la poste malgré leur singularité, tous acclamés, inscrivant définitivement leurs auteurs au Panthéon des groupes cultes de connaisseurs (dont nous ne faisions, jusqu’ici, pas encore partie, soyons honnêtes).

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

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