MIRA CÉTII ET ANGE AU FORUM DE VAURÉAL

Vendredi 5 novembre 2021 passait au Forum de Vauréal, le groupe de rock progressif Ange, venu fêter ses 50 ans de carrière sur scène. Fan de la première heure des Genesis, Yes, King Crimson…, j’étais complètement passé à côté de cette formation originaire de Bourgogne Franche-Comté dont je connaissais pourtant l’existence depuis longtemps – notamment via certaines pochettes d’albums historiques… 

Armé de mon carnet de croquis, de ma petite lampe, de feutres et de quelques a priori stupides, je me rendais donc dans la plus petite des grandes salles pour effectuer un voyage temporel d’un demi-siècle et explorer un univers peuplé de fées, de capitaine cœur de miel, de diable et autres créatures tout droit sorties de ce petit théâtre du rock psychédélique…

MIRA CÉTII, LA CO-METZ FILANTE



Jamais facile d’ouvrir une soirée… surtout quand la tête d’affiche est attendue comme le Messie. Nous découvrons donc une jeune femme seule sur scène. Une guitare, un ordi, des textes en français, un joli sourire… et nous voilà emportés dans son univers électro-pop rock de titres issus pour la plupart de son quatrième album « Cailloux et météores »… Cette artiste originaire de Metz, et qui porte le nom d’une étoile, nous fait voyager vers un ailleurs, avec des moments calmes, presque susurrés à nos oreilles, en contraste avec, parfois, des envolées et déflagrations sonores… avant d’atterrir dans une boîte de nuit avec le titre « Seule la nuit » :  « …rendez-vous au « Cosmic », tous mes amis dansaient ».


ANGE APPARITION DIVINE


Quatre musiciens rentrent sur scène et entament « le chien, la poubelle et la rose » installant rapidement une ambiance agréable à mes oreilles candides. J’esquisse le guitariste, Hassan Hajdi, et en arrière-plan le batteur, Benoit Cazzulini, avant que débarque Christian Décamps, le leader historique. Tout à fait le genre de modèle qui va me plaire à dessiner : barbe blanche, expressivité, rondeur, chapeau haut de forme, et objets en tout genre qui nous retracent 50 ans d’existence et plus d’une vingtaine d’albums studio, en une soirée généreuse et chaleureuse.


Je bloque sur le bassiste, Thierry Sidhoum, sosie d’un collègue de bureau, dessine Tristan Décamps au clavier et parfois au chant, m’arrête entre deux pages du carnet pour me laisser transporter par des solos de guitares, reprend mes esprits, croque à nouveau, et observe le public qui m’entoure… J’ai le même ressenti que lors d’un concert de Magma : le public très fidèle, nommés « les imbibés », semblant appartenir à la tribu Ange, est en communion.


Les morceaux s’enchaînent, les dessins aussi. Quelques anciennes vidéos du groupe sont projetées sur un écran ainsi que des photos des anciens membres… ça en fait du monde ! Je me dis que pour un premier concert de Ange, j’ai droit à un cours accéléré…


Deux rappels… et nos messagers du rock disparaissent dans cette nuit de novembre… pour mieux réapparaître quelque part ailleurs sur cette terre…

Texte et croquis : Nicolas Barberon




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