Tommy /// Pierre-Yves Plat

Pierre-Yves Plat, pianiste virtuose français, adapte des œuvres « classiques » en jazz, avec humour, parfois même avec ses pieds et/ou son nez ! Son répertoire court de Chopin à Ray Charles, et s’appuie sur des structures classiques et des échappées rythmiques vers d’autres styles musicaux…
Il se produit pour plusieurs mercredi au Sunset-sunside à Paris.
Tommy a profité du concert de mercredi 10 octobre pour nous rapporter quelques variations sur le même thème… en croquis !

 

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Nicolas Barberon /// Collateral – Klink Clock

Alors que nous gouttions aux dernières chaleurs d’un été qui ne veut pas finir,
à la Clef, à Saint Germain en Laye, se préparait une soirée électrique et chaude.

Collatéral, trio des Yvelines créé en 2012, venait défendre leur tout nouvel EP,
« Accursia », à grands coups de riffs déchaînés, de refrains efficaces et, pour
la première fois pour ce groupe, d’une reprise… mais pas de n’importe qui :
de Monsieur Gainsbourg !
Le groupe venait en terrain conquis au vu des groupies aux premiers rangs qui reprenaient en choeur certains de leurs morceaux, comme « Alice ».

Klink Clock, duo rock indépendant présentait, lui aussi, devant un public fidèle, son nouvel album : « Accidents ». Un titre en réponse à l’époque actuelle et au coup de couteau dans le dos que le groupe a visiblement reçu, selon le petit discours d’introduction lu par Jennie. On n’en saura pas plus… Mais qu’importe, nous étions venus assister à un concert de sons saturés, électriques, minimalistes, avec pour seuls instruments, une guitare, une batterie, une énergie communicative, pour découvrir de nouveaux morceaux, comme « Hotel ».

Tous les ingrédients étaient au rendez-vous pour passer une bonne soirée…
sans accident !

– Texte et croquis : Nicolas Barberon

 

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Laurie Mouret /// Somali Yacht Club

Somali Yacht Club à Quantic.  Croquis rapides d’un dimanche soir très stoner rock pour notre nouvelle croqueuse de Roumanie, Laurie Mouret :

 

« Quantic est un bar/club/espace culturel bucarestois qui met en avant les groupes locaux, notamment de métal. En mai, au cours d’un festival réparti dans trois clubs de la ville, j’avais découvert Somali Yacht Club, un groupe ukrainien qui ouvrait pour la tête d’affiche des concerts ayant lieu à Quantic : Stoned Jesus (un autre groupe de stoner rock ukrainien).

Dimanche soir la tête d’affiche était cette fois Somali Yacht Club, les premières parties étant assurées par deux groupes que je ne connaissais pas :
Straytones : un autre trio ukrainien, avec une fille qui envoie à la batterie et qui chante mieux dans les chœurs que… le chanteur. Et vraiment, le fait que l’énergie du groupe provienne de la batteuse a vraiment conquis le public. Je suis arrivée vers la fin de leur set, j’ai donc croqué leurs deux derniers morceaux. En me demandant comment on pourrait reconnaître que c’était une fille à la batterie sur mon dessin, vu qu’ils ont tous les cheveux longs dans ce groupe !

Venait ensuite COD, un groupe roumain. Pas aussi stoner, nettement plus poseur : je n’ai pas accroché. Le temps de faire un croquis de leurs deux premiers morceaux et je suis allée les écouter depuis la terrasse du bar, où, au moins je ne voyais plus le chanteur prendre la pose à tout va.

Et donc, enfin, Somali Yacht Club, la bonne découverte de l’année en ce qui me concerne : ils revenaient à Bucarest dans le cadre de leur tournée To the Sea, pour promouvoir leur dernier album (qui s’appelle… The sea). Le groupe, sans prétention, dégage vraiment quelque chose sur scène, il se crée toujours une chouette atmosphère dans le public, et techniquement, ils assurent. Le fait qu’ils reviennent pour un deuxième bis, simplement parce que c’était leur dernière semaine sur cette partie de la tournée, a achevé de me les rendre vraiment sympatiques. (Ils ont d’ailleurs des dates à venir en France, avec Stoned Jesus de nouveau : Rennes, Vallet, Bordeaux et Toulouse, pour les amateurs de Stoner/Psychedelic rock en France). »

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Laurie Mouret /// Balkanik Festival

Laurie Mouret travaille dans le domaine de la localisation/traduction à Bucarest. Elle dessine depuis un an les événements de l’Institut Français et de la librairie Française de sa ville, et croque aussi les concerts d’un petit pub underground en centre-ville, Londophone. Pour sa première participation au site elle nous livre une belle production de dessins réalisés lors du Balkanik Festival :

 » Bucarest est une ville qui bouge énormément, et dont les nombreux parcs sont de vrais centres de vie. C’est donc en toute logique que l’été, surtout en août, sont organisés tout un tas de festivals (souvent gratuits) en plein air.

Balkanik est un peu différent des autres dans le sens où il est vraiment centré sur la musique et l’artisanat local – là où la plupart des autres festivals sont vendus comme des «street food» festival – comprendre par-là de la nourriture tout à fait banale vendue bien trop cher.
Et surtout, parce que si les roumains peuvent être tout à fait mous en concert, ils vont tous s’amuser comme des fous et danser ensemble dès qu’il s’agit de musique roumaine/des Balkans. Et ça fait vraiment passer un super moment.

J’avais fait le festival en tant que simple festivalière l’an dernier,  j’avais croqué l’endroit et quelques personnes, mais j’étais souvent trop loin pour pouvoir dessiner les groupes. Alors cette année, j’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai proposé au festival de leur faire des croquis.

Très enthousiaste, ils m’ont donné un badge staff qui me donnait donc accès à tout. Je n’en demandais pas tant ! J’ai vite compris que le plus intéressant était en backstage, surtout le premier soir, quand une fanfare roumaine avait posé tous les cuivres sur les tables en bois. J’avais un peu honte de mutiler autant ces magnifiques instruments en oubliant par-ci un bouton, en faisant une tige trop grande par-là. Mais ils étaient tout ébahis que quelqu’un dessine leurs instruments. Ou quand, un peu plus tard, les musiciens de Fanfara Tirana luttaient pour bien enfiler leur jupe traditionnelle.

Les concerts n’étaient pas tous évidents à dessiner en raison des effets sur scène – le premier de chaque journée se déroulait en fin d’après-midi, quand il faisait donc encore jour, mais pour les autres, pour peu qu’il y ait des effets de lumière et de la fumée, je n’y voyais pas grand-chose. Sans parler des groupes hyperactifs comme Transglobal Underground, où le chanteur bougeait sans cesse ! Leur collaboration avec une fanfare Albanaise était aussi inattendue qu’exaltante.

Beaucoup n’attendait que le troisième (et dernier) jour du festival, pour Asaf Avidan. Comme ce dernier avait demandé à avoir une loge à l’intérieur de la gare à côté de laquelle se déroule le festival (tous les autres partageaient un bout de terrain avec tables et bar juste derrière la scène), je savais que je n’aurai pas grand-chose à dessiner en coulisses ce jour-là.

Je me suis donc tournée vers les balances, avec Kroke, un groupe de jazz/klezmer polonais, puis, plus tard, vers les balances d’Asaf Avidan et des quelques festivalières venues se pâmer devant lui.
Personnellement, je ne connaissais que de nom, mais je ne connaissais rien de sa musique. C’est donc un peu gênée qu’après le concert, à la demande du photographe officiel du groupe, j’ai dû doubler une quinzaine de fans silencieusement outrés pour qu’Asaf Avidan voit le croquis de son concert, alors que je venais de découvrir son travail 1h30 plus tôt…. Je n’aime pas franchement aller montrer mes croquis aux personnes concernées si ces dernières n’en manifestent pas l’envie, mais je me voyais très mal dire non pour le coup.

Les croquis que je préfère, autant dans le processus lui-même que dans le rendu sont les deux que j’ai fait de Kroke, sans doute car j’ai pu discuter avec les membres du groupe (qui m’avaient vue dessiner en backstage et étaient tout curieux de voir ce que je faisais), et ceux des fanfares. Parce que les fanfares, c’est toujours quelque chose. »

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Nicolas Barberon – Robin Jolly /// La Fête de l’Humanité 2018

Retrouvez notre reportage dessiné de la Fête de L’Humanité 2018 sur le site du journal Le Monde

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Wandrille /// Rock en Seine 2018

Petit Report de Wandrille à Rock en Seine :

 » Cette année, par la grâce de mon ami Rolland, j’ai eu la chance de passer un jour à Rock en Seine, moi qui ai, pour la musique, la curiosité d’une hyène pour les légumes (alors que j’ai plutôt une bonne oreille et une mémoire quasi autistique pour les mélodies, vlà le gâchis).

Au dernier moment, mon comparse m’a averti qu’il ne pourrait être présent parce qu’il était dans les Rocheuses. Bon. On a tous des problèmes, faut pas juger. Du coup, je l’ai remplacé par mon cousin, amateur de gros sons hip hop. Le garçon vient de Versailles, c’est la banlieue, c’est pour ça.

Comme dans ces cas là, il vaut mieux préparer en amont, on a demandé conseil à ceux de nos amis les plus pointus qui, eux, s’y connaissent et s’y intéressent. Une liste de choses à écouter en priorité avant d’aller y mouiller son cornet acoustique.

J’avais pas trop envie de voir Charlotte Gainsbourg, ni Liam Gallager, donc ça, c’était out d’office.

Mes consiglioris musicaux ont fait une grande unanimité autour de Fat White Family. Il fallait aller voir ça.

J’ai aussi laissé trainé mes oreilles du côté de King Gizzard and the Lizard Wizard, Malik Djoudi, et Cigarettes After Sex.

Pour le dernier, ça s’écoute bien, je ferais bien plusieurs trajets d’ascenseur avec ça en musique de fond. Malheureusement, ça passait au milieu de l’après midi sur la grande scène. C’était plutôt le moment de boire des bières avec l’ami Pochep qui sortait d’une performance de Quizz dessiné.

 

Le premier concert qu’on a vraiment entendu fut donc King Gizzard and the Lizard Wizard dont j’avais écouté un album un peu rock seventies baba coulant, avec des voix à la MGMT, bon… J’étais moyen convaincu.
On a quand même décidé de donner sa chance au produit, et bien nous a pris, parce que, sur scène, ça envoyait du bois, avec notamment un guitariste moustachu charismatique qui équilibrait le lead singer chevelu, énième incarnation du guitar hero bonjoviste à midinette. Le premier, avec sa tête de mec inquiet de pas faire de fausse note, arrivait à porter des chaussettes blanches très apparentes et à avoir la classe. On avait pas vu ça depuis Mickael Jackson.

Le public est assez rigolo à regarder et à dessiner.

 

 

 

 

 

 

 

Il y a un photographe ultra looké avec un mini tabouret pour prendre ses photos de la façon la plus ostensible possible avec son très gros objectif.

On sent le besoin de compenser.

Comme toujours dessiner, c’est la garantie d’attirer une sympathie venue de nulle part et de voir quelques curieuses se rapprocher pour jeter un œil vorace sur des dessins biens mais pas top, mais suffisant pour impressionner.

A la fin du set, on émigre vers la scène où joue Black Star, du hip hop avec des cuivres. Tout le monde est habillé en noir et blanc, ça fait très Boys to Men. C’est pas mal. Surtout les cuivres en fait.

Mon cousin aime bien le rap mais là, c’était pas assez bien apparemment.

Donc on est allé manger des pizzas hors de prix. Elles furent mémorables dans le sens où je me suis brûlé le palais et que je la sens encore cette trois fromages (d’ailleurs quel est le fromage qui a été sacrifié dans le passage de la quatre fromage à la trois fromages ? Je pose une question de fond…)

Liam Gallagher commence à beugler sur la grande scène, tout le monde se rapproche, on s’éloigne. On migre devant la scène Île de France où chante PLK, jeune rappeur de 20 ans, d’origine polak comme l’indique son blaze.
Eh bah, c’est pas mal. Non mais en fait, c’est même assez très bien. Grosse ambiance. Bon il fait vraiment trop sombre pour dessiner un truc intéressant, mais bon, vu qu’on danse, c’est pas fondamental.

 

 

 

 

 

 

Puis il y a LE truc que tout le monde m’a recommandé. Fat White Family.

Bon… Ben…

J’ai tenu trois chansons, et puis, là j’ai eu vraiment trop mal aux oreilles, les gars étaient complètement défoncé sur scène, selon mon accompagnateur et c’est vrai qu’entre chaque chanson les mecs s’asseyaient tous avec le chanteur qui boit tout le long.

Bel exemple pour la jeunesse.

Et après ? Ben après, c’est le moment où on est vieux et, alors que Yota joue vers 23H30, on choisit de se rentrer.

Quoi c’est nul ? Oui ben, on a des familles nous.

Enfin pas moi.

Ouais, c’est naze.

Il faudrait vraiment que je me mette à prendre des drogues un jour.
Sur cette belle résolution, on va finir plutôt sur le dessin d’un couple qui s’embrassait, durant le trajet aller.

Bande de salauds. »

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Sandra Vérine /// Festival Sous les rochers la plage

Sandra Vérine nous livre un témoignage, en texte et croquis, de sa participation au festival « Sous les rochers, la plage » en tant que dessinatrice invitée :

 » Après des festivals d’été de jazz, chanson française et musiques du monde, enfin un festival rock a Sète !
Je suis invitée pour dessiner LIVE à la première édition de Sous les rochers, la plage coproduit par Hérissons productions et L.A. Productions by Caramba. La programmation est sans faute, et se déroule dans le cadre exceptionnel du Théâtre de la mer. En prime la pleine lune qui se reflète sur la mer et une super équipe !

JOUR 1 – SUGAR & TIGER / RVG / PETE DOHERTY

Le ciel est encore bleu pour une belle entrée en matière avec Sugar & Tiger, rock français punk et pop festoyant au doux chant féminin qui nous communique sa joyeuse énergie (side project familial des Wampas avec Didier Wampas, sa compagne et ses fils).
L’inoubliable voix, si écorchée et généreuse, de la chanteuse Romy Vager du groupe australien RVG (Romy Vager Group) évoque parfois celle de Patti Smith.
La pleine lune se reflète sur la mer derrière l’émouvant et intimiste set de Pete Doherty, seul avec sa guitare pour une heure et demi de ses chansons et de reprises des Libertines.
Cerise sur le gâteau, je réussis à montrer mon dessin à Pete Doherty, très gentil et respectueux, et – ô, surprise ! – il me l’achète et repart avec !

Et pour couronner le tout, il est minuit passé : c’est mon anniversaire !


JOUR 2 – KLINCK CLOCK / TRUST / WAMPAS

Amoureuse des duos « un gars, une fille », j’avais hâte de voir Klink Clock.
Vêtus de costumes de scène noirs et blancs très graphiques avec la batteuse chanteuse jouant debout, c’est un plaisir de les dessiner.
N’ayant pas grandi avec et ne comprenant pas trop le phénomène Trust, j’appréhendais un peu. Alors c’est une bonne surprise que leur set. Le public est fidèle et Trust nous étonnent avec des nouvelles chansons et trois belles choristes dansantes.
Je ne résiste pas à la tentation de danser sur les Wampas et ne regrette pas mon choix ! Didier Wampas est une vrai pile électrique qui saute danse, grimpe partout et passe autant de temps sur scène que porté par la foule, dont une fois sur une chaise ! À ses cotés, le guitariste Tony Truant et sa dégaine est terrible ! Didier Wampas, c’est vraiment le roi !


JOUR 3 – MYSTERY LIGHTS / THE LIMINANAS / GIRLS IN HAWAI

Je suis contente de revoir les Mystery Lights, groupe garage psyché basé a New York et découvert il y a deux ans au festival This is not a love song (Nîmes). Je trouve leur set trop court, j’ai juste assez de temps pour dessiner les 5 musiciens (bien lookés) et être frustrée de ne pas pouvoir danser : l’activité de dessinatrice de concerts est parfois ingrate !!!!
Pour les Limiñanas je m’éloigne un peu pour pouvoir dessiner les 7 musiciens tous de noir vêtus. La lumière contrastée m’inspire pour les dessiner tous devant la foule fidèle. Leur set est parfait, et j’ai même le temps de filmer leur belle montée finale.
Le final se joue avec le band de six boys belge Girls in Hawaii. Au début, la transition est étrange, mais je finis par rentrer dans leur musique. Je m’assois plus en hauteur pour profiter de la vue sur tout le théâtre pour dessiner la scène.

 

Bilan : 8 groupes dessinés sur 9 et un dessin reparti avec Pete Doherty !

J’ai hâte de voir ce que la deuxième édition nous réserve ! « 

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