YAMÉE /// LA MAISON TELLIER à La Maroquinerie (Paris)

Pas une, mais deux Maroq’ “sold out” pour La Maison Tellier ! Le gang des Rouennais a investi la salle de Ménilmontant par deux fois, les 22 et 23 septembre. Nous y étions pour la première fournée et bien nous en a pris ; on est tombé en pâmoison devant Yamée, invitée à ouvrir le bal.

YAMÉE, la voix sur la couture

Pas toujours aisé l’exercice de la première partie à la Maroq, les premiers rangs de la fosse sont parfois bien clairsemés… Ce n’est pas le cas ce soir. Les aficionados parisiens de La Maison Tellier semblent faire une totale confiance aux Rouennais pour choisir ceux qui leur chauffent la place, quand bien même ils ne sont que deux. Formule duo donc pour Yamée, jeune artiste qui n’a pour le moment qu’un EP à son actif et pour cause, elle mène également en parallèle une carrière d’actrice sous son nom, Yamée Couture. Couture, vous avez dit Couture ?

Ce phrasé délicatement éraillé (qui lui permet de chanter le blues sans rougir), une présence certaine, doublée d’une belle simplicité (“je m’appelle Yamée »). On aurait dû capter plus vite ! Mini-clavier en bandoulière, elle attaque de suite soutenu donc par un guitariste chenu à chapeau, qu’on a entre-aperçu backstage. “C’est Bertignac ?”, se demande amusé Maître Nicolas. Hé non, cher crobardeur, mais vous partagez avec lui un prénom ! Et un certain CharlÉlie dit de Nicolas Mingot “qu’il a du style, celui d’une icône en acier inoxydable” ! Assise derrière un clavier plus conséquent, Yamée demeure très groovy et prouve qu’elle a elle aussi déjà son style, tout aussi à l’aise en anglais qu’en français. Normal direz-vous pour celle qui à l’instar de son paternel a des solides accointances avec l’Amérique. “Un jour, confie-t-elle, un mec me rendait folle et je lui ai écrit cette chanson”. In French only et “Choisir de se taire” est une belle déclaration, à laquelle fait écho une superbe interprétation de “Parlez-moi d’amour”. Revenue sur le devant de la scène, sifflotant doucement en intro son “Monsters”, Yamée nous quitte en beauté. 

LA MAISON TELLIER, faux-frangins, vrais rock-and-folkeux

Helmut, le plus fort-en-gueule de la discrète fratrie Tellier – logique puisqu’il tient le crachoir – dira ce soir-là qu’il y avait bien longtemps que leur Maison n’avait pas établi ses quartiers à Ménilmontant. Et manifestement ils avaient un bon souvenir de leur dernière Maroq pour remettre deux fois le couvert !

Après un longue intro mise-en-bouche, ils démarrent avec Copie carbone. Un titre âpre, presque nonchalant qui arrive en huitième position de la tracklist d’Atlas, leur huitième album. Après B.A.U, également tiré de leur petit dernier mais plus nerveux lui, Helmut nous rassure ; “ne vous inquiétez pas, on va s’autoriser à jouer quelques anciennes… comme celle ci !”. S’ils respectent bien le deal avec Amazone et son beau final au bugle de Léopold, c’est pour mieux nous la faire à l’envers avec Atlas, titre phare qui a selon eux donné le cap à l’album. “Je ne sais pas si le monde a changé depuis qu’on a écrit cette chanson”. Comme souvent chez la Maison Tellier, les paroles fleurent bon l’allégorie et il nous est difficile de répondre avec certitude…

Tous les cinq se rapprochent du centre de la scène pour un moment plus acoustique, enchainent dans ce format Prison d’Eden et Beau Salaud assumant avec amusement l’étiquette “dépressivo-cool” collée jadis par un critique. Après un Babouin plus énervé, Armand Méliès – un vieil ami de la famille – fait son entrée sur L’Amour et la violence (une reprise de Sébastien Tellier doublée d’un savoureux clin d’œil).

On aurait pu croire que le climax de la soirée était atteint, mais de notre point de vue, c’est le tubesque Sur un volcan, qui arrive bien cinq titres plus tard, qui décroche la palme. Le public ne s’est pas fait prier pour danser, preuve que “tout n’est pas perdu” !

Il a également de la répartie le dit public ; à la question je-meuble-pendant-que-je-m’accorde de Helmut – Vous avez des questions, donc – un p’tit rigolo rétorque ; “est-ce que vous avez des sœurs ?”. Hilare, celui qui chantera un peu plus tard Les douze travaux d’Helmut, n’en revient pas : “c’est la première fois qu’on nous la sert celle-ci !”. Pour le rappel, ce ne sont pas moins de cinq morceaux – et parmi eux le magnifique Exposition universelle et Blinding lights une reprise de The Weeknd – que nous recevons en cadeau de la Maison. Généreux jusqu’au bout les Rouennais !

Texte : Mad /// Croquis : Nicolas Barberon

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MESS ESQUE /// KURT VILE & THE VIOLATORS au Trianon (Paris)

 » Ça te dit un concert de Kurt Vile au Trianon ? « 
Croyez-le ou non, je ne connaissais ni l’un ni l’autre, alors j’ai dit oui !

MESS ESQUE

En arrivant, c’est Mess Esque que je découvre sur scène. Le groupe australien composé de Mick Turner et Helen Franzmann nous livre un set onirique, aussi pailleté que la robe de la chanteuse. Je profite de cette atmosphère intimiste pour découvrir la salle, chaleureuse et singulière avec ses deux rangées de balcons. Quel plaisir de découvrir un lieu si charmant !

KURT VILE AND THE VIOLATORS

Après une courte pause, c’est un grand gaillard en chemise de bucheron, caché sous une longue tignasse brune, qui marche nonchalamment jusqu’au micro. Serait-ce Kurt ? J’ai l’impression qu’on a réveillé un ours dans sa sieste.

Le concert commence doucement, il doit se dérouiller un peu j’imagine. Enchaînant les airs tranquilles, l’auteur-compositeur-interprète américain nous emmène en balade, bercés par son flegme naturel. Les lumières tamisées de la salle et le rythme régulier de ses chansons évoquent un départ en vacances, à l’automne, alors que le soleil prend sa couleur de fin d’été et que les feuilles commencent à tomber. Notre petit Kurt réchauffe nos petits cœurs.

Mais soudain, on sent venir une rengaine plus franche, une intention différente qui nous sort de cette douillette léthargie. Les mélodies indolentes laissent place à des riffs plus vifs. La foule se resserre imperceptiblement, on entend ses premiers « ouhhh ouhh » répondant au jeu enflammé de Kurt. Les titres s’enchaînent, notre grand dadais aux cheveux bouclés change de guitare à chaque morceau (ce qui contrarie fortement mes objectifs de vidéaste, car le temps que je filme le dessin de Nicolas puis la scène, la guitare ne correspond déjà plus au croquis).

Arrive le climax du concert, Wakin on a Pretty Day, puuuuui comme c’est beau ! Jouée avec une acoustique branchée sur une pédale wah-wah, on sent que le grizzly s’est définitivement réveillé (voilà, j’ai tout donné, il y avait surement plein d’autres effets, mais je laisserai le soin aux guitaristes de les citer). Qu’il est bon de se laisser entraîner, de ne suivre que la musique et le mouvement désuni de la foule. Alternant vidéos de la scène et de Nico en train de dessiner, je suis fascinée par ces deux artistes, chacun dans leur sphère et tous les deux en train de créer quelque chose de très beau.

Après un rappel, Kurt et ses copains reviennent sur scène pour nous jouer Like Exploding Stones, extrait de son nouvel album, un morceau un peu psyché, un voyage en rêve, planant à souhait. De sa démarche de flâneur, Kurt est reparti, nous laissant sourire aux lèvres et mélodies en tête.

Concernant son visage, le mystère reste entier, et je n’ai pas réussi à compter le nombre de guitares utilisées, deux énigmes que je me ferai un plaisir d’élucider s’il repasse un jour par ici.

D’ici-là, un conseil, écoutez Girl called Alex (non joué ce soir-là !), meilleur morceau d’après Nico !

Texte et photos : LUCIE VOGEL /// Croquis : NICOLAS BARBERON

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5 ANS DE LA TÊTE DE L’ARTISTE à L’International

Il y avait comme un air de rentrée le 7 septembre dernier dans ce haut-lieu de la musique indé parisienne qu’est L’International. La Tête de l’Artiste y fêtait non pas en fanfare, mais en riffs bien saignants ses cinq ans d’existence. Yann Landry – la tête pensante et bien faite de “l’agence de com’ complètement rock” – avait donc invité trois formations dont il assure la promo : L’Ambulancier – a.k.a Palem Candillier – Daniel Jea et le groupe Montpelliérain Pipi Tornado.

L’AMBULANCIER

C’est L’ambulancier – annoncé comme The vedette américaine – que Mister Yann avait missionné pour nous chauffer les esgourdes. Palem Candillier avait revêtu son uniforme fétiche et s’était assuré de la présence à ses côtés de deux brancardiers-musicos, Baptiste Rigaud à la guitare et Reddy Red à la basse. Pour l’empêcher de déraper sévère et le ramener si nécessaire dans un établissement dit spécialisé ? Que nenni ! Pour le soutenir en direct plutôt, beats et sons de clavier étant déclenchés par l’ambulancier himself via son ordi. Force est de constater que l’union du son enregistré et live passe crème ; cette audace lui permet de se livrer à une belle performance scénique, tout en tension maitrisée (qu’il est agréable d’écouter du rock en français et de comprendre les paroles !). Il sera à nouveau sur Paname le vendredi 16 à la péniche Antipode, on vous le recommande chaudement !

DANIEL JEA

Daniel Jea est lui un guitariste chevronné – la liste des artistes qu’il a accompagnés est bien trop longue pour être citée – et à ce titre, il a choisi deux musiciennes aussi émérites que lui pour le seconder. L’irrésistible France Cartigny fait l’article pour lui derrière son clavier et l’épaule à la basse tandis qu’Emilie Rambaud (The Buns) percute joliment sa batterie en fond de scène. S’il démarre avec son “À l’instinct à l’instant”, c’est pour mieux revendiquer ensuite sa volonté de réhabiliter le slow avec son “J’avoue”. Qu’on ne se méprenne pas, Daniel Jea est tout aussi implacable dans son jeu de guitare que dans ses textes ; l’homme est très en colère du comportement général de nos gouvernants depuis la période du Covid et “Au milieu” arrive à point nommé pour enfoncer le clou. Énervé le DJ, mais en mode “fort et clair”, de manière à être bien entendu et compris ! Il nous fera cadeau pour le final d’un inédit, le pétaradant “Bitume”, lequel sera inclus dans son prochain opus qui sort en novembre prochain. 

PIPI TORNADO

Rien ne nous préparait véritablement à l’ouragan Pipi Tornado qui a déferlé dans cette minuscule salle qu’est L’International… Les trois défourailleurs à l’artillerie plus que lourde, pas de problèmes, on était en pays de connaissance. Mais nous n’étions pas préparés à l’ouragan vocal Mélo, comprenez l’époustouflante chanteuse Mélodie Pastor. Quel rentre-dedans, quelle voix – à la fois puissance brute et limpidité d’un thérémine – et quel physique ! Juchée sur des plateformes jaunes fluo, elle alpague tous les regards, ondulant parfois dos au public, nous dévoilant ses courbes voluptueuses et un tatouage Gigerien. Son comparse bassiste Lionel Puyal s’entend comme larrons en foire avec Christophe Sanchez échappé de Bagdad Rodéo et qui tient la guitare pour l’occasion ; deux vrais Tic et Tac en mode punk-rock ! Difficile de voir Samuel Deuvochelle au fond de sa cage, mais au barouf millimétré que l’on perçoit, l’animal est du même acabit. Les Pipi Tornado nous auront balancé des morceaux aux titres qui leurs ressemblent ; Roddy Pee Buddy, Pipi of the Apes, Hocus Pocus ou Back of beyond… Autant dire qu’on comprend que le propos est tout aussi jouissif que la musique. Ils nous ont quittés sur l’air de Ghostbusters ; à notre humble avis, il faudrait plus que des rigolos en uniforme à la con pour mater des monstres de scène comme les Pipi Tornado !  

Texte : Mad /// Croquis : Nicolas Barberon

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COCCOLITE & SEED. au Parc Floral

Dimanche dernier, au Parc Floral de Paris avaient lieu deux concerts dans le cadre du Paris Jazz Festival 2022.

Deux groupes en devenir et prometteurs, nouvelles pousses d’un style sans cesse en demande de nouveaux sons, feelings, expérimentations.

Le premier groupe, Coccolite est un trio composé de Timothée Robert (basse et machine), Nicolas Derand (piano, synthé) et Julien Sérié à la batterie.

Attention gros groove sur du jazz expérimental, combinant musique électro, musique de film et lorgnant même vers le gros son métal par moments. Un groupe solide proposant un projet novateur et sérieusement décontracté : l’humour ayant aussi sa place sur scène.

La deuxième groupe, Seed. est un ensemble de dix musiciens londoniens nominé au Mercury Award et dirigé par la saxophoniste alto et compositrice Cassie Kinoshi. Nous sommes ici dans un jazz plus classique au groove chaloupé agréable à écouter. Néanmoins un petit brin de folie et plus de communication avec le public auraient rendu la prestation plus chaleureuse.

Texte et croquis : Olivier Martin

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CHELSEA CARMICHAEL au Parc Floral

Samedi 23 juillet, en plein après-midi, dans le cadre du Paris jazz festival, avait lieu au Parc Floral de Vincennes un concert d’une artiste de la nouvelle scène jazz de Londres : Chelsea Carmichael.

La musicienne était venue promouvoir son premier album sorti en 2021 chez Native rebel recordings :  » The river doesn’t like strangers. »

Saxophoniste virtuose, elle explore un univers qui lui est propre fait de morceaux tout en ambiances que des rythmes chaloupés issus de diverses influences (calypso, dub, reggae) portent doucement à nos oreilles pour mieux nous faire voyager.

Les interventions parcimonieuses de son guitariste/bruitiste (Nikos Ziarkas) viennent relever par moment de pointes électriques acérées certains morceaux apportant une touche rock bien sentie, alors que la session rythmique (Olly Sarkar à la batterie et du contrebassiste) fait avancer la machine tout en douceur. Un savant mélange, donc, que nous offre Chelsea

Carmichael avec son groupe dont deux titres restent à l’oreille sonnant comme des tubes : Bone and soil et The river doesn’t like strangers.

À découvrir absolument !

Texte : Olivier Martin /// Croquis : Olivier Martin & Nicolas Barberon

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HELLFEST 2022 /// Deuxième week-end (23 au 26 juin)

Première participation de Julien Mariolle sur le site de Croque and Roll Live ! et son premier Hellfest, qu’il nous fait vivre en texte et en croquis. Et une occasion pour nous de vous faire vivre ce deuxième week end clissonnais auquel nous n’avons pas pu participer. C’est parti !

JEUDI 23 JUIN

DRAGGED UNDER
(scène WARZONE)

Premier concert. Ça se passe à la Warzone avec DRAGGED UNDER. En attendant que le groupe monte sur scène, avec ma “collègue”, on s’échauffe en croquant quelques personnes du public. Un punk en kilt s’approche de moi, regarde ce que je suis en train de faire puis me postillonne dans la tronche : “moi aussi j’dessine” ! Un  gars près de moi l’interpelle. J’entend pas, mais il a dû lui demander s’il portait un slip. Réponse en image. Le punk, avec un fier sourire édenté, soulève son kilt et lui montre sa bite ! Bienvenue au HELLFEST !

 

SLOMOSA (scène VALLEY)

Du stoner. Il y a en a pas mal de programmé. Notamment sur la scène VALLEY. Je ne suis pas un grand connaisseur du genre mais je remarque que sur scène ça me plait pas mal. Son rond et chaleureux, rythmes posés, voix claire. P’têt’ je vieillis un peu. Je dessine avec plaisir. Détendu.

HANGMAN’S CHAIR (scène VALLEY)

La claque inattendue ! J’avais lu une interview des gars dans New Noise puis jeté une oreille distraite à leur dernier album dans la foulée. Ça me donnait l’impression étrange d’une rencontre entre The Cure et Neurosis. Sur scène, j’ai trouvé ça dément. Leur musique m’a complètement embarqué. J’ai eu l’impression de dessiner en lévitation. Super voyage !


VENDREDI 24 JUIN

TEETHGRINDER
(scène ALTAR)

On attaque la deuxième journée avec TEETHGRINDER. Pas mon genre de prédilection mais vraiment cool à dessiner. Looks et attitudes très graphiques sur scène.

 

POGO CAR CRASH CONTROL (scène WARZONE)

Retour à la Warzone pour la deuxième claque du week-end avec POGO CAR CRASH CONTROL. De l’énergie pure. La fougue de la jeunesse combinée à une maîtrise technique impressionnante. Je n’arrive à faire qu’un dessin d’ambiance. Je range mon carnet pour profiter du show. Slams à gogo, lancer de godasses et de pichets en plastique. La Warzone est en feu.

 

HUMAN IMPACT (scène VALLEY)

En passant devant la scène Valley, je reconnais la tête de Chris Spencer, le chanteur/guitariste d’Unsane, sur l’écran de retransmission installé à l’extérieur. On check le programme pour vérifier que je n’ai pas la berlue. C’est bien lui, avec son all star band Human Impact qu’il forme avec des gars de Cop Shoot Cop et Swans. Ils commencent juste à jouer. Allez go ! On s’engouffre dans le public pour se caler devant la scène. Ça sonne très Cop Shoot Cop. Quel régal de revoir Mister Spencer torturer sa Telecaster. Terrible !

MILLENCOLIN (scène WARZONE)

J’étais un grand fan de PUNK à roulettes. J’en ai écouté jusqu’à plus soif. Nofx, No Use For A Name, Rancid, Strung Out, Good Riddance… et Millencolin. Je  n’avais jamais eu l’occasion de les voir. J’étais excité comme une puce. Mais j’en attendais peut-être trop parce que… ça m’a pas fait grand-chose au final. Je sors quand même mon carnet. Je trace 3 traits peu convaincants puis la pluie s’invite. Mon dessin bave. Tant pis. Je le range. On regarde jusqu’au bout histoire de dire, puis on se rentre, trempés, renonçant à voir Bad Religion qui jouent à minuit.

SAMEDI 25 JUIN

15H pétante. La pluie s’arrête. Net. La météo agricole n’a pas menti.
Grosse nuit de sommeil + retour du soleil = gros appétit pour voir un maximum de groupes.

On enchaîne SORCERER (scène ALTAR), ARCTURUS (scène TEMPLE), VILLAGERS OF THE IOANNINA CITY (scène VALLEY) et TOUCHÉ AMORÉ (scène WARZONE) sans pause. Que des groupes que je découvre sur scène. Tout est chouette à voir, entendre et dessiner.

On se met un peu au calme en attendant CONVERGE/BLOODMOON (VALLEY) qu’il me tarde de voir. Converge, je les avais vu il y a pas mal d’années. C’est extrême. Trop pour moi ! Il y a des morceaux que je trouve super mais je suis infoutu d’en écouter plus de trois d’affilés. Mais là, si j’ai bien compris, c’est plus posé. Curieux d’entendre. Une collab’ avec Chelsea Wolfe que je ne connais pas.

Dernier jour. C’est noir de monde. Public très familial. Je pense que tout le monde vient voir Metallica.

Pour la première fois, on va voir les concerts des Mainstages. C’est plus compliqué de dessiner quand on n’a pas de proximité avec le groupe.

UGLY KID JOE (scène MAINSTAGE 1)

C’était mes idoles quand j’étais minot. Concert sympa. Très cool et chaleureux. Mais je crois que je les vois presque 30 ans trop tard, sinon je me serais époumoné sur “Everything about you”.

 

Dans la foulée, en attendant le concert d’ Eyehategod, on regarde sur écran Bullet For My Valentine sur la Mainstage. Ça me dit vaguement un truc mais j’avais jamais écouté. J’ai l’impression d’entendre un générique d’animé japonais avec des monstres et des robots géants qui se bastonnent. Des refrains un peu dégoulinants sur des murs de guitares et une batterie qui combine le bruit d’un marteau piqueur et celui d’une mitraillette ! Un p’tit côté Linkin Park pour faire un rapprochement. Y’a rien qui dégueule. Au final ça me procure autant d’émotions que de regarder passer un TGV.

EYEHATEGOD (scène VALLEY)

Je ne connais peu ce groupe de piliers de la scène sludge de la Nouvelle-Orléans. Mais je sais que le guitariste a joué dans Down dont l’album Nola est un de mes disques de chevet. C’est ce qui me donne envie de les voir. Et c’est vraiment bonnard. Sans chichi. Droit devant. Zéro posture. On sent qu’on à affaire à de vieux baroudeurs pas vraiment là pour prendre la pose. Top !

NAPALM DEATH (scène ALTAR)

Excellent  ! Une énergie hyper positive. Le chanteur, entre les morceaux, scande des propos anti-arme et pour le droit à l’IVG, avec son accent so british. Le bassiste ressemble à Hagrid dans Harry Potter. Le gratteux a les dreadlocks les plus longues du monde. J’ai l’impression qu’il s’en sert de bottleneck par moments. Quelques interludes bien marrantes avec des morceaux ultra-grind de 2 secondes chrono. Une côte sympathie énorme et beaucoup d’humour malgré leur logo à base de squelette et de fils-barbelés. Hyper content d’avoir pu voir et dessiner ce groupe culte et (maintenant je sais pourquoi) si respecté.

ORANGE GOBLIN (scène VALLEY)

Dernier concert du séjour. Et pas des moindre. Orange Goblin jouent en même temps que Metallica. Autant dire que le public présent, tout dévoué, est ultra motivé. Ça chambre un peu dans la fosse : “hey, Lars Ulrich, viens par ici si tu veux entendre de la bonne musique”. Et en effet, curieusement c’est ici, à la Valley, qu’on a l’impression d’être privilégié. Plus que devant la Mainstage.

 

Un p’tit bout de Metallica, de loin via les écrans géants. ZE feu d’artifice des 15 ans. Quelques photos. Un dernier banana bread à la Hell’s food court. Puis on se dirige vers la sortie au milieu d’une interminable procession de blousons en jean sans manche patchés et de cuirs cloutés. Ça se lit sur leurs visages : il tarde déjà à tous ces fidèles, le pèlerinage de l’an prochain.

Textes et croquis : Julien Mariolle

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HELLFEST 2022 /// Dimanche 19 juin

C’est parti pour une troisième journée en enfer ! Et on commence de bon matin (12h), réveillés par la douce voix de Pénitence Onirique, du black masqué bien de chez nous.

On quitte ensuite la scène Temple pour se diriger vers la Warzone et (enfin !) croquer Lemmy, la star locale et sa toute nouvelle sculpture qui en impose. Une œuvre métallique puissante et incisive comme l’as de pique, signée Caroline Brisset.

On en profite pour voir dans la foulée les cagoulés énervés de Moscow Death Brigade. Russes mais pas vraiment raccords avec tonton Poutine (d’où les cagoules ?), les MCs laissent exploser leur rage carnivore dans un maelström d’electro hip hop placé sous le signe du crocodile. Un bon shot d’énergie avant d’attaquer le reste de la journée !

Pour se remettre de nos émotions, on enchaîne par une petite balade dans les contrées non explorées du Metal Corner et on finit par tomber sur un mini concert surprise bien sympatoche derrière les grilles de la Hell City.

Mais trêve de plaisanteries, c’est maintenant le moment Red Fang, scène Valley. Du bon gros stoner comme on aime, à base de basse qui tabasse et de riffs qui déménagent aussi bien la scène que le public tellement ça slame dans tous les sens. On a l’impression de devoir passer une bonne partie du concert à regarder derrière nous pour ne pas se prendre un gros bébé de 100kg à travers la nuque… Réjouissant mais épuisant !

Pas de repos pour les braves, on reste sur place pour permettre à Nico de retrouver ses chouchous du metal alternatif : Life of Agony. Le show est un concentré de maîtrise et d’émotion, incarné par la voix puissante et la présence habitée de Mina Caputo. Le groupe, passé par un certain nombre d’épreuves (transition de la chanteuse, scissions à répétition, etc.), semble avoir puisé de son parcours chaotique une énergie rédemptrice qui inonde une nouvelle fois la scène Valley. Un incontournable du week end.

On se lance ensuite dans une session scan des dessins du dimanche (notamment pour envoyer ceux de Moscow Death Brigade réclamé par le groupe en personne !), puis Nico et moi nous séparons : lui pour reprendre un coup de nostalgie avec Judas Priest ; moi pour ingérer ma dose de synthwave dans la face avec Perturbator.

Enfin, on termine la soirée en beauté avec la tête d’affiche du jour : Gojira ! Les frangins Duplantier et leurs acolytes impressionnent par leur maîtrise, leur puissance et leur sincérité, prouvant une nouvelle fois qu’ils ne sont pas devenus des stars internationales par hasard. A l’unisson, la scénographie en impose mais sans fioritures, se mettant toujours et avant tout au service de la musique. Une véritable masterclass suivie du feu d’artifice des 15 ans. On ne pouvait rêver mieux pour terminer cette journée et le week end, littéralement des étoiles dans les yeux.

Heureux et sur les rotules, on gardera de beaux souvenirs de cette édition un peu spéciale, dont cette création du génial Carlos Olmo (checkez son boulot !) qui nous a repeints façon Baron Samedi : le Hellfest ça vous rentre dans les oreilles, dans le cœur et dans les os !

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HELLFEST 2022 /// Samedi 18 juin

 

Après un petit dej’ bien copieux, on part affronter la journée la plus chaude du week end !
Avant de se jeter dans le vif du sujet, on fait un arrêt à l’espace VIP pour des dessins d’ambiance à l’aquarelle (séchage instantané !), et notamment de l’incontournable fontaine. On en profite ensuite pour se faire quelques parties de flippers assez cool sur des modèles chatoyants brandés Led Zeppelin et Kiss – dont votre serviteur a même failli rentrer dans le top 5 !

Ensuite, c’est parti pour une petite exploration de la tente Altar qui nous garantit une précieuse ombre… à condition d’aimer la musique extrême. Notre curiosité naturelle nous pousse à y découvrir des formations death metal aux noms savoureux comme Brutal Sphincter ou Rectal Smegma. On reste d’ailleurs un moment à croquer ces derniers, assez fascinés par la présence physique impressionnante du chanteur : une espèce de golgoth en short jaune fluo et tatoué des pieds à la tête.

Le concert suivant s’enchaîne sur la scène Temple d’à côté avec Helheim, du black metal norvégien (ce ne sont pas les paroles qui nous l’auraient fait deviner). Les musiciens, jambes solidement appuyées sur le wedge, livrent un show puissant et propagent la contagion du headbanging.

On s’enfile ensuite un ‘dwich vite fait avant de passer sous le mur d’eau salvateur et se placer idéalement pour Frustration à la Warzone. Assis à l’ombre, Nico profite de l’attente pour croquer la foule qui s’amasse sous le brumisateur… puis vient le moment du concert ! Charismatiques comme à leur habitude, les doyens du label Born Bad Records imposent leur savoir-faire et leur punk attitude aux accents Cold Wave pour calmer les ardeurs des coreux, plus habitués à se rentrer dans le lard qu’à prendre le temps d’apprécier de la « vraie » musique. Ca change et ça fait du bien !

Après une petite pause pour aller scanner les premiers dessins du jour et les envoyer aux copains de GEEK, on retourne au front pour Rival Sons (chouchous de votre serviteur) et on tombe en attendant sur Alestorm, du heavy décalé bien marrant, à base de mélodies bien kitsch au Keytar et de canard jaune gonflable géant sur scène.

On enchaîne donc avec Rival Sons dans une toute autre ambiance. C’est carré, les gars sont classes comme des californiens. Convoquant un héritage prestigieux allant de Led Zep’ à Neil Young, Jay Buchanan laisse exploser ses variations de voix tel un patron pendant que Scott Holiday enchaîne les gros riffs et solos sans fausse note. C’est toujours aussi agréable à apprécier, mais le tout est néanmoins gâché par de gros problèmes de sons…

Puis vient le moment du show Steel Panther ! C’est toujours aussi con, et donc toujours aussi incontournable. Leur glam rock parodique et délicieusement salace invite une nouvelle fois la gent féminine à venir exhiber leurs plus beaux attributs sur scène – dont Satchell « nichonne » a depuis appris la traduction en français. On appréciera les t-shirts clins d’œil aux copains de Alestorm et Gojira, ainsi que la vilaine imitation de Ozzy par un Michael Starr décidément bien coquin…

Pour me remettre de mes émotions, je cours ensuite voir The Toy Dolls (pendant que Nico se la coule douce au VIP) retrouver mes souvenirs une nouvelle fois. Ils étaient déjà vieux quand je les avais vus, ado, à l’Elysée Montmartre donc je vous laisse deviner aujourd’hui… Peu importe, ils ont toujours autant la patate et retournent la foule de la Warzone (qui a ici bien repris ses habitudes) de leur punk dynamité et décalé so british !

En fin de soirée, on se retrouve donc avec Nicolas pour aller voir Ghost, tête d’affiche de la journée. Mais malheureusement, la distance ne nous permet pas d’apprécier le spectacle à sa juste mesure. Le son est très moyen, la voix du chanteur quasi absente, et on a le sentiment que ça ne communique pas super bien avec le public. Le show s’enchaîne de manière très pro mais sans magie, malgré des trouvailles scénographiques et un très joli maquillage. Bref, on aurait peut-être mieux fait d’aller voir Envy

Textes et photos : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

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HELLFEST 2022 /// Vendredi 17 juin

Ah, les amis, quel plaisir ! Oui, quel plaisir de revenir, après deux ans d’interruption, sous le soleil métallique de Clisson pour une nouvelle édition du motherfucking HELLFEST !

Petites nouveautés cette année (outre la canicule), nous avons le plaisir de collaborer cette fois avec le magazine GEEK et le festival aura lieu sur deux week-end d’affilée. Mais n’ayant pu participer qu’au premier, nous ne vous ferons un compte-rendu que de celui-ci qui comptait déjà pas mal de têtes d’affiche au compteur. Alors c’est parti pour la première journée !

Bien arrivés à Clisson !

 

Retrouvailles avec un sticker Croque and Roll Live ! collé en 2018.
La team Croque and Roll Live ! photographiée par Fef
séance de croquis après être passé sous la douche, histoire de se rafraîchir…

Certaines choses ne changent pas. Partis en caisse à 4h30 de région parisienne, bracelets en main et opérationnels à 11h30, nous croisons déjà les premiers hommes tombés au combat… L’occasion pour Nicolas de se dérouiller sur ces quelques corps cuvant leur Kro sur l’herbe (avec Burning Heads en fond sonore sur la Main Stage) et d’optimiser sa technique aux crayons de couleur qui l’accompagnera tout le week-end.

Puis vient l’heure du premier concert ! On avait entendu parler des qualités de Leprous, groupe de metal progressif norvégien, et on souhaitait donc juger avec nos oreilles. Musicalement, rien à dire, c’est bien produit, le chanteur envoie, les musiciens sont bien en place, carrés comme des scandinaves. Et le public apprécie visiblement le set malgré le cagnard, arrosé par les lances à eau qui deviendront les meilleures amies du public et les pires ennemies du croqueur. Bref, c’est bien cool mais il manque peut-être à tout ça ce petit soupçon de folie pour bien nous mettre dans le bain…

 

Et ça tombe bien puisqu’on enchaîne sur la Main Stage d’à côté avec The Inspector Cluzo ! On retrouve avec plaisir le duo de blues-rock du sud-ouest qui n’a pas besoin de plus qu’une guitare et une batterie (et surtout pas de « putain d’ordinateur !« ) pour mettre le feu à un public qui n’en demandait pas tant. Entre un gros boogie qui suinte comme du foie gras et un blues de 7 minutes parce que « rien à branler« , Nico s’amuse à croquer le rock terreux de ces deux silhouettes et ce qui, autour d’eux, s’apparente à des… cuissots de jambon ? Et là, c’est le drame : le premier jet d’eau vient percuter le croqueur et son carnet ! Avertissement pour le reste du festival : croquer dans la fosse ne sera pas sans risque. 

Après ça, nous partons puiser l’inspiration pour quelques dessins d’ambiance, la température étant vraiment trop lourde pour surmonter un nouveau concert dans l’immédiat. On décide de se retrouver avant d’aller voir The Offspring et de prendre ma petite dose de nostalgie adolescente. Et je ne dois pas être le seul vu le nombre de trentenaires (mais pas que) qui reprennent à tue-tête les tubes du groupe de punk rock californien qui, quoi qu’on pense de sa musique, aura tout de même été l’éveil musical de toute une génération. Et même si les mecs ont vieilli, que la voix du chanteur s’est quelque peu étiolée (bon, ça n’a jamais été un ténor non plus hein !), l’énergie communique bien entre le groupe et le public et c’est… PUTAIN DE COOL ! Finalement c’est tout ce qu’on demande à un bon concert, non ?

On repart en mission pour récupérer les clés du logement (une sombre histoire de contournement de barrières dont on vous épargnera les détails) avant de revenir au Fest pour manger un bout puis voir Deftones. Entre temps, on tombe sur un concert improvisé des Burning Heads à l’espace VIP dans une mini configuration (eux qui avaient squatté la Main Stage quelques heures plus tôt si vous suivez bien)… Une petite surprise plutôt sympa !

Le soir tombé, c’est l’heure de Deftones. Là encore, c’est l’occasion de retrouver quelques souvenirs d’adolescence… Sauf qu’ici, de loin, le son est bof mais le concert reste OK, le chanteur se donne mais le mood est sans doute trop « mou » pour nous tenir éveillé après 20h non stop. Bref, on se retire avant la fin pour passer devant la tente Valley (décidément toujours une valeur sûre) et découvrir Electric Wizard qui nous redonne un coup de pep’s… juste avant d’aller dormir, c’est malin !

Textes et croquis : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

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GRANDMA’S ASHES /// TOYBLOÏD /// CHOCOLAT BILLY /// FRANKIE AND THE WITCH FINGERS /// CANNIBALE /// BRYAN’S MAGIC TEARS /// VOX LOW /// FRUSTRATION

Joli mois de mai, fais ce qu’il te plaît… Certains partent en vacances – les rédacteurs – pendant que d’autres profitent de la liberté retrouvée post covid, pour aller en concert – les dessinateurs.

À défaut de textes joliment écrits et sévèrement burnés, nous allons donc, pour une fois, aller à l’essentiel… les croquis !

Les concerts se sont enchaînés, c’est pourquoi nous vous présentons dans ce post, trois soirées…

GRANDMA’S ASHES /// TOYBLOÏD
La Maroquinerie – Vendredi 20 mai 2022

Encore un concert plusieurs fois reporté… La soirée 98,7% féminine fut à la hauteur de notre attente : un grand moment de rock’n roll, avec Grandma’s Ashes en première partie, un power trio navigant entre rock progressif et stoner.

Et enfin un des groupes chouchous de Croque And Roll Live ! que l’on suit depuis un moment : Toybloïd. Lou Sirkis au chant et guitare, Madeleine Loiseau à la basse et Grégoire Mugnier à la batterie, nous ont fait transpirer du stylo avec leur rock garage entêtant et leur prestation électrique.
Quelle soirée !

SOIRÉE « VERTE EST LA NUIT » avec CHOCOLAT BILLY /// FRANKIE AND THE WITCH FINGERS /// CANNIBALE
La Maroquinerie – Lundi 23 mai 2022

La Chartreuse n’a pas forcément coulé à flot durant cette soirée, mais on a eu de bonnes vibrations en intraveineuse… et c’est là l’essentiel.
Pour commencer, un mélange sonore entre expérimentation free rock, pop foutraque, zouk bruitiste… pour cette formation venue de Bordeaux : Chocolat Billy ! Une très belle découverte.

On manquait de décibels et de rock qui bourrine ? Pas de problème. Les Californiens de Frankie and the Witch Fingers sont entrés dans l’arène de la Maroq’ avec une furieuse envie d’en découdre… Une pluie de notes, une tornade de guitare électrique se sont abattues sur le public…

Et pour finir en beauté, les méga chouchous de Croque and Roll Live ! : Cannibale.
Le tempo se ralentit, pour cette troisième partie, et ces petits gars venus tout droit de l’Orne, nous livrent leurs compositions très personnelles à base de rythmes chaloupés, de garage réunionnais, de moiteur exotique… qui vont faire vibrer plus d’un jeune chevelu du public, visiblement en train de découvrir ce groupe. Ils ne suivent pas les posts de Croque and Roll Live ou quoi ces p’tits cons !
Qu’en est-il de l’intervention de Fabrice, chanteur de Frustration, pour le duo avec Nicolas, sur le titre « King of the Attic » ce soir à La Maroquinerie ? On me souffle dans l’oreillette qu’il serait resté coincé dans le métro… King of Frustration !

SOIRÉE 15 ANS DU LABEL BORN BAD RECORDS avec BRYAN’S MAGIC TEARS /// VOX LOW /// FRUSTRATION
La Clef à Saint Germain en Laye (78) – Mercredi 25 mai

Le Marathon des croquis/concerts continue… et pour fêter dignement les 15 ans de ce super label exigeant, créé par Jean-Baptiste Guillot, il faut au moins deux croqueurs ! (vous reconnaitrez les croquis de Sylvain Cnudde, ils sont signés.)

Le concert débute par le collectif parisien, Bryan’s Magic Tears que l’on découvre ce soir avec leur rock garage à tendance shoegaze… Étant proche du chanteur à droite de la scène (pour le public) je lui trouve des faux airs d’un Brian Wilson jeune…

Quoi !? Encore des chouchous de Croque and Roll Live ! mais c’est donc la semaine : Vox Low et leur musique noire et glaçante autant que les membres du groupe sont lumineux et chaleureux. Quel plaisir de les retrouver sur scène et de ré-entendre en live des morceaux comme « Something is wrong« , « It’s rejuvenation« … vivement leur prochain album… pour 2023 ! Au bon vouloir du prix des matières premières…

Et maintenant place aux darons du label Born Bad ! Pour clore cette soirée, bien évidemment qu’il nous faut une bonne dose de Frustration et leur rock électro punk efficace et engagé. Le rythme cardio s’est accéléré, la concentration pour suivre ces électrons libres s’agiter sur scène (surtout le grand bassiste très expressif !) est à son max… C’est intense, brut.

Trois belles soirées vivantes et intenses avec à chaque fois de belles rencontres dans le public !

Allez, rendez-vous au prochain concert, parce que bordel, c’est trop bon !

Texte : Nicolas Barberon /// Croquis : Nicolas Barberon & Sylvain Cnudde.

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