Baptiste Ventadour /// Eiffel à la Cigale

Jeudi 14 Novembre 2019

La team Croque and Roll Live ! avait déjà croisée la route d’Eiffel en novembre 2012 et juillet 2013 avec des concerts mémorables à la Flèche d’Or (Paris XXe) et sur la place de la République (Paris), lors du festival Oüi FM. Après une pause de sept ans pour le groupe et trois albums au compteur pour leur leader, on avait donc hâte d’aller à la Cigale, comme tout bon « ahuri » qui se respecte, pour découvrir les nouveaux morceaux en live de l’album « Stupor Machine ».

BAPTISTE VENTADOUR : petit prince de la rue
Voilà que déboule pour la première partie un jeune garçon de vingt ans, en salopette, tee shirt rayé et belle tignasse bouclée. Seul, face à une salle qui se remplit petit à petit, Baptiste Ventadour nous fait découvrir avec sa folk habitée des titres en français et en anglais, abordant des thèmes qui lui tiennent à cœur, comme l’écologie.

Il semble très heureux de se produire sur scène, lui qui se présente comme un artiste de rue. Entre deux chansons, Baptiste communique avec un public bienveillant, s’amuse de trop parler de lui, nous informe qu’un E.P. va sortir prochainement, et finit son set avec « le morceau le plus long de son répertoire »… s’en excusant d’ailleurs par avance…

 

La salle se rallume, les roadies s’agitent… et dans le public on peut entendre certains spectateurs se remémorer des concerts d’un autre temps, dans de petites salles, comme ceux de Noir Désir, ou Manu Tchao… On est clairement entouré de fans de rock français des années 90/2000.

EIFFEL, le rock sombre de la ville lumière
Nous n’avons pas à attendre très longtemps avant que surgissent Romain et Estelle Humeau, Nicolas Courret, Nicolas Bonnière et le petit dernier, Damien Pouvreau.
Place de mon cœur ouvre le bal dans une version moins électrique qu’à l’accoutumée. Il faut attendre le troisième morceau pour avoir droit à une cuvée 2019, le déjà classique, Cascade.

Les musiciens enchaînent, parcourant l’ensemble de leur vingt ans de carrière, avec des titres que tout le monde attend : Il pleut des cordes, À tout moment, la rue, Tu vois loin… Peu de respiration entre les titres, à part un : « J’ai demandé à la lune… on n’est pas Indochine, alors ne nous fait pas chier …» pour répondre à un fan un peu trop bruyant.

Les rythmes s’accélèrent, l’ambiance devient électrique et chaude avec Sombre, Le même train, Je m’obstine, Big data… Le public semble connaître chaque chanson, qu’il n’hésite pas à reprendre en chœur.

On finit ce concert en sueur… Le contraste avec la température extérieure est saisissant… on s’engouffre dans le métro avec dans la tête « Prends ma main, si tu les aimes un peu froides… »

Merci Eiffel et Jérémy Trellu pour les dédicaces dans le carnet de croquis.

– Texte et croquis : Nicolas Barberon

 

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Royal Republic /// Blackout Problems au Forum de Vauréal

Forum de Vauréal, le 4 novembre 2019

Après un long week-end pluvieux de Toussaint passé à écouter des vinyles sous le plaid en relisant de vieux Rock & Folk, il était temps pour les membres de Croque And Roll Live ! de reprendre du service.

Putain oui, il était temps, d’enfiler à nouveau son blouson noir, de souffler la poussière des carnets de croquis et de partir à dos d’une Harley pétaradante, les stylos en bandoulière, pour défendre, une nouvelle fois, la bonne vieille cause du rock’n’roll [insérer le thème du Rebelle ici]

Bon, en vrai, on est surtout partis en train de banlieue se déhancher sur le disco-rock chatoyant de Royal Republic dans la super salle (dont on vous a déjà chanté les louanges ici-même) du Forum de Vauréal… Mais c’était quand même une chouette aventure !

Avant Royal Republic, des petits princes du punk

Tous droits originaires de Munich, les teutons de Blackout Problems accompagnent Royal Republic pour toute leur tournée en France. Et ce soir, ils avaient la tâche ardue de réveiller une salle plombée par la morosité d’un froid lundi de novembre.

On salue donc les efforts du chanteur qui n’hésite pas à se promener dans le public et à nous parler dans la langue de Molière. Côté musique, ça fait le taf : c’est du punk mignon avec quelques touches d’électro et pas mal d’énergie à revendre.

Blue Suede Groove

Après un court entracte, la lumière s’éteint. Le quatuor suédois de Royal Republic entre, vestes bleues à paillettes sur le dos, sur le très disco Sexy Thing de Hot Chocolate. Le ton est donné : l’ambiance sera groovy et chaloupée… mais pas que.

Car Royal Republic, c’est du rock avant tout. Rien que deux guitares, une basse, une batterie et des compos d’une efficacité imparable. Un genre de Franz Ferdinand sous boule à facettes mêlant l’énergie brute du punk à un groove hérité du disco et un sens du fun résolument pop.

« Fun », c’était d’ailleurs peut-être le maître-mot de cette soirée tant les musiciens, solides, savent cultiver l’art de faire plaisir à leur public. Jeux de lumières, breaks, clins d’œil humoristiques, reprises de tubes planétaires à la keytar… rien ne nous sera épargné le long des presque 2 heures d’un show mémorable.

 

Happy birthday to you, Adam !

Il faut dire que Royal Republic doit beaucoup au charisme d’un homme : Adam Grahn, le chanteur et meneur du groupe.

Véritable bête de scène, le bonhomme en impose par sa présence tant physique (il avoisine facilement les 2 mètres) que scénique. On est séduits par sa voix puissante, son jeu de guitare au cordeau, son bagout, ses petites mimiques et sa manière de sublimer ses acolytes – qui ne sont pas en reste question énergie, soyons magnanimes.

Incontestablement, le roi de la soirée, c’était lui, d’autant qu’il fêtait justement, ce 4 novembre, ses 35 printemps (ou automnes ?). Et après un « joyeux anniversaire » scandé en chœur, le gaillard finit donc entouré de ballons de baudruche, couronné d’un superbe chapeau-gâteau d’anniversaire.

L’apothéose que ce spectacle méritait.

Alors que Baby, le dernier morceau du rappel se termine, les lumières s’éteignent à nouveau sur une bande-son de qualité : The Man In Me de Dylan, suivi des Black Keys, comme pour former la synthèse idéale des influences de ce groupe dont on ne peut, ici, qu’être client.

Encore merci Vauréal, c’était royal !

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

 

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North Mississippi Allstars à la Maroquinerie

North Mississippi Allstars. La Maroquinerie – 21/10/2019

 Ça vient peut-être de la scène de La Maroquinerie, de l’atmosphère dégagée par un public expérimenté, du choix des tonalités chaudes de l’éclairage, mais cette ambiance nous fait remonter le temps jusqu’au concert de Cedric Burnside, lors Des Nuits de l’Alligator (reportage ici). Normal, le groupe a une remarquable affinité avec la famille de cet artiste ! Duwayne Burnside fut la deuxième guitare, lors de la création du groupe en 1996, et notre cher Cedric participe à l’enregistrement du dernier album des « All Stars » de ce soir.

Une histoire de famille

Le noyau du groupe est constitué des deux frères Dickinson dont les racines sud-américaines sont plutôt évidentes, sauf pour le t-shirt du batteur qui semble avoir une préférence pour l’état de Caroline du nord ! Les deux frangins de Hernando (donc, on confirme, Mississippi), Luther, voix et guitare, et Cody, aux percussions, nous font découvrir pendant cette performance quelques morceaux de leur dernier album, Up and Rolling, paru le 4 octobre dernier. Plusieurs artistes ont participé à l’enregistrement de cet album, comme Jason Isbell ou la légendaire Mavis Staples, malheureusement pas présente ce soir-là. Toutefois, pour compléter et enrichir leur son blues aux racines sudistes, ils ont fait appel à la basse de Jesse Williams pour donner un côté plus country, avec son rythme trainant et son épaisse barbe.

C’est du propre !

La cohésion et l’entente « du foyer » se font ressentir sur scène, mais c’est le plus jeune des frères, Cody, qui se démarque et qui ravit le public avec ses autres talents de chanteur et, surtout, d’habile joueur de cette planche à laver métallique nommée washboard. Le changement de percussion au milieu du spectacle produit une jolie transition et dérouille les articulations d’un public majoritairement grisonnant. L’exhumation de cet instrument insolite et sa vibration nous emportent vers d’autres contrées.

Trop contents d’être sur scène, à Paris, les hommes du Mississippi ont fait durer le plaisir jusqu’à épuisement de leur répertoire… et du carnet de croquis.

– Texte : Federica Giuliano /// Croquis : Nicolas Barberon

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Arno Futur /// The Hyènes /// La Rue qui t’emmerde

Ce vendredi (11 octobre) je suis de concert.

C’est pas tous les jours… En fait, j’ai une sorte d’atrophie de la culture musicale, liée à une oreille très sensible qui fait que je m’intéresse peu à la musique alors que, chaque fois que j’y suis confrontée, notamment en concert, je trouve ça assez chouette, voire très cool, quand ce n’est pas carrément mortel.
Alors, souvent, je demande à ceux de mes potes qui sont branchés musique de me traîner avec eux, tel un boulet à moitié sourd, et, je me fais parfois violence et je m’impose d’aller à un évènement musical.

Mais c’est quand même plus sympa quand on a un guide éclairé. Et justement, grâce à Nicolas et à ses sorties de croqueur de concerts, Croque and Roll Live !, j’ai l’occasion d’aller voir un live à thématique punk (ou Ponk, ou Keupon), un genre qu’il m’est arrivé de côtoyer de près et qui ne me laisse donc pas indifférent.

Alors au programme, trois groupes, dont celui de l’ancien batteur de Noir Désir, rien que ça, t’as vu mon neveu. « NoirDez » le mythe, quoi.
Ça se passe AU FGO-Barbara, un acronyme qui doit sûrement avoir une signification, mais je suis trop paresseux pour chercher. Qu’il suffise de savoir que c’est une salle petite moyenne située à Barbès-Rochechouart et qui est plus Barbès que Rochechouart.

Nicolas m’a relancé trois fois dans les trois jours pour être sûr que je n’oublie pas. Je n’ai pas oublié. Sauf tout mon matériel, comme le gros couillon que je suis, et je vais donc lui piquer ses feutres pinceaux toute la soirée, sans vergogne. Le gars est sympa, il veut bien. Je suis vraiment un salaud sans scrupule.

Le concert commence avec ARNO FUTUR, groupe dont je n’ai pas saisi le jeu de mot jusqu’à le prononcer à voix haute. Eh oui, je suis une sorte de mec rapide de la tête. Hé bien Arno Futur, “ça crache” comme disaient Les Inconnus. Mais si, Les Inconnus, un trio d’humoristes du temps passé, d’avant les youtubairs. Ils étaient number ouane !

Pour revenir à Arno Futur, tu sens les ouvriers du punk à l’ancienne. C’est un peu les vieux de la vieille, chacun a son petit look qui va bien, on a un tout jeune batteur straight Edge derrière les fûts. Comme je me sens moi aussi l’âme d’un rebelle et pas du tout celle d’un mouton, je chante comme tout le monde “Révolution Camarade” et mon grand-père doit faire huit tours sur lui-même dans son cercueil. Ne lui dites pas que j’ai voté communiste aux européennes.

Au niveau des textes, le capitalisme a du souci à se faire. Au niveau de la musique, je manque de compétences pour parler des harmoniques et vous dire si on était en mineur ou en majeur. Je sais juste que j’aurais dû prendre des boules quies, mais bon, j’allais pas piquer celles de Nicolas, il aurait été capable de me les filer en plus.
Au niveau du public, les gens sont chouettes. Mais ça pogotte peu, on a plus 20 ans sur scène, alors dans la salle aussi.
Je cause d’ailleurs avec un papa sympa qui est venu là avec son fils. Pendant la pause, on parle bd dans la salle devant la scène qui s’est vidée, ce qui fait que je rate la performance de LA RUE QUI T’EMMERDE qui a lieu derrière, dans le bar.

Au moment, où je décide de m’abreuver, ils ont fini et je croise juste la bassiste qui a visiblement fabriqué sa basse avec le corps d’une poubelle en plastique. Elle porte la dread haute et le sarouel bas… Je sais pas si j’ai raté un truc musicalement, mais, au niveau du look, ça me fait penser qu’il faut que je retourne faire un tour à Notre Dame des Landes.
Comme j’ai pris du retard sur les bières, je loupe aussi le début du set de THE HYÈNES, le fameux groupe avec le batteur de l’autre groupe « tsébien ».

Je rentre une fois mon retard d’alcoolémie rattrapé, c’est con, j’aime bien voir les accroches d’ouverture des gens sur scène (même si rien ne détrônera dans mon cœur Château Brutal au niveau des interactions avec le public). Musicalement, c’est vachement moins rêche que Arno Futur. Y a de la mélodie qui coule dans l’oreille… Au niveau de la moyenne d’âge des zicos, c’est aussi du bon vétéran, et ça fait plaisir. Je suis venu avec mon pull dinosaure, j’ai l’impression d’être dans le thème.
J’aime bien dessiner des musiciens qui ont la ride au front. Selon les cas, ça s’assèche et on a des corps hyper nerveux, avec des cordes vocales qui ressortent et des visages émaciés, ou alors ça s’épanouit et on a du bon costaud, avec des rondeurs autour du muscle, des positions un peu différentes de ce qu’on voit avec tous les groupes de neuj tout keus.

Là y a de tout, visuellement, c’est riche à dessiner.
Les chansons sont cools, le chanteur entame “ J’aime les filles, et j’aime les bars et j’aime les filles dans les bars…” Je ne peux qu’aller dans le sens de cette vision profonde et riche de la vie puisque moi même, je ne déteste pas les bars, et, à choisir, j’aime y croiser des filles. Mais du coup, cette chanson émouvante me rappelle que j’ai une fille à retrouver, ce qui va mettre un terme à cette soirée de punks pas encore morts avec pas de futur même si Dieu sauve la reine.

Résultat des courses ? Hé ben je vais AUSSI rater le second set de La Rue qui t’emmerde.

Je dois avoir un truc contre les punks à chien. Moi qui adore les chiens pourtant… Nico m’a dit que le groupe, deux gars une fille, buvait du whisky sur scène entre deux chants révolutionnaires accompagnés à la guitare, à l’accordéon et à la contrebassine. J’aime bien le whisky, mais bon, je sais pas si j’ai trop raté un truc, du coup.

Bilan de l’opération : j’ai rencontré quelques personnes bien cool, dont les gars d’Arno Futur qui étaient bien sympas, j’ai sacrifié ce qu’il fallait à la bière et j’ai bien dit « merde » à la société. Je sais pas si elle va s’en remettre, mais moi, le lendemain, j’avais quand même un peu mal au crâne.

Rage against la gueule de bois.

– Texte : Wandrille Leroy /// Croquis : Nicolas Barberon & Wandrille Leroy

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Will Barber /// Steve ‘n’ Seagulls

Quoi de mieux qu’un concert le dimanche soir à Vauréal pour nous faire oublier une fin de week-end sous une pluie d’automne ?
C’est ce que nous proposait le Forum en invitant, pour leur seule date en France, le groupe finlandais Steve ‘n’ Saugulls, et leurs célèbres reprises de classiques rock connues à travers le monde grâce à leurs vidéos virales sur la toile.

WILL BARBER
Avant que débarque notre bande de joyeux lurons d’Helsinki, la première partie est assurée par un artiste originaire de Narbonne. Les fervents accrocs à la chaîne télé de Bouygues se rappellent peut-être de Will Barber pour être passé par l’émission populaire, The Voice. Avec son style « atypique » et sa guitare Weissenborn, il allait se faire connaître d’un large public. Depuis il enchaîne les grandes salles de 15000 personnes mais ne boude pas son plaisir en venant défendre son album Alone, sur des plus petites scènes.
Seul à la barre, ce jeune homme à la longue barbe et à la voix chaude nous livre un set entre blues et country, dans une ambiance feutrée avec, entre autre, deux reprises : Pink Floyd, Another brick in the Wall et Depeche Mode, Personal Jesus. On se laisse bercer, on voyage, et on oublie complètement la semaine de travail qui nous attend.

STEVE ‘N’ SEAGULLS
Changement de groupe, changement de tempo, même si on reste dans un style country. Le groupe s’installe et le public découvre cinq musiciens, dont trois beaux bébés. L’un, multi-instrumentiste, a d’ailleurs quelque chose d’un François Hadji Lazaro jeune.
Ces Finlandais ont acquis leur notoriété en 2014 avec la publication de vidéos sur Youtube, dans un style bluegrass, notamment une reprise de Thunderstruck d’AC/DC qui a dépassé les 50 millions de vues.
La formule fonctionne à merveille. Ils enchaînent, dans une ambiance bon enfant, 18 morceaux, piochant allègrement dans un répertoire hard-rock et heavy metal. Tout y passe sous la moulinette banjo/mandoline/guitare/accordéon/contrebasse/flûte traversière… : Gun’s and Roses, Pearl Jam, Led Zeppelin, Metallica, Iron Maiden, ZZ Top, AC/DC, et même Trust, chanté en français ! Le public, familial, semble ravi par cette soirée très festive. Le coup de « grass », vient avec Born to be Wild de Steppenwolf, avant que nos mangeurs de rennes se prêtent volontiers aux séances de photos et dédicaces dans le public.

Quoi de mieux qu’un concert le dimanche soir…

– Texte et croquis : Nicolas Barberon

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Thomas Schoeffler Jr. /// Erja Lyytinen

Un samedi soir pluvieux de septembre à Vauréal. Le chaleureux Forum, « la plus grande des petites salles », accueillait Erja Lyytinen, chanteuse et guitariste virtuose finlandaise.

THOMAS SCHOEFFLER JR.
Avant de découvrir ce petit bout de femme venue d’Helsinki, place à un grand échalas déplumé, Thomas Schoeffler Jr., déjà passé sur cette scène en 2015. Ce one-man band alsacien nous livre une heure de compositions possédées, intenses, entre blues, rock et grunge. Ce garçon a un don certain pour l’écriture de riffs accrocheurs et d’histoires tristes, et l’art de nous faire sourire à chaque interlude en se remémorant entre autres, la choucroute de sa grand-mère. Il menace le public tout le long de son show de finir sur une «note plus gaie», en reprenant un morceau de Patrick Sébastien, et de faire tourner les serviettes. Heureusement pour nous, ça reste juste un effet d’annonce !

ERJA LYYTINEN
Qui a dit que le finlandais était un peuple froid et réservé ? Et qui a pensé que le blues était une histoire de bonhommes ?… Très certainement des personnes qui n’ont jamais assisté à un concert de Erja Lyytinen, artiste finlandaise qui a reçu en 2017 l’award du “Best Blues Guitarist”, et en 2018, qui est invitée sur scène par Carlos Santana qui dira d’elle : “She is the future”.
Erja venait défendre les couleurs de son dixième album, entamant avec le Forum, une tournée de cinq dates françaises. Malgré un large sourire, une bonne humeur communicative et une envie d’échanger avec le public, en anglais, il aura fallu un petit moment avant que la salle se réveille et communie au son des grands solos de guitare, aux sonorités pop, soul et rock, riches en slide, avec des titres comme «Another Word», «Slowly burning» ou «Rocking Chair»…
Elle déclenche de l’enthousiasme en reprenant quelques notes de « La vie en rose », en déambulant dans le public qui fredonne cet air mondialement connu.
Ce petit piaf du grand Nord finit son show en électrisant radicalement la salle… enfin réceptive !

– Texte et croquis : Nicolas Barberon

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Soirée Tête de l’Artiste au Supersonic

Pour célébrer ses 2 ans de promotion d’artistes de la scène musicale française, Yann Landry, créateur de l’agence La Tête de l’Artiste, a organisé jeudi dernier une soirée aux tonalités orange et rose du Supersonic. Ouverte dès 18h30, la salle ne tarde pas à se remplir et à ressembler autour de cet événement musical plusieurs artistes en herbe et d’autres déjà confirmés comme Sanseverino.
Au programme, trois groupes du catalogue de l’agence : le quintet toulousain DBK Project, les frérots de Captain Obvious et, cerise sur le gâteau, le trio Toybloïd.
Une soirée 100% made in France.

DBK PROJECT

La soirée démarre avec un spoken word de Mélanie Briand qui, soudain, réveille l’attention du public. Entre conte et musique, DBK Project enchante le public avec une prestation peu commune qui mêle ces deux arts.
La narration, influencée par le roman de science-fiction, est accompagnée et rythmée par la musique.
Côté musique justement, plusieurs styles se mélangent : de la folk à la pop jusqu’à des bribes d’électro, explorées grâce à la richesse de leur matos : percussions, synthétiseur Moog (Mila Milpop), claviers (Ausias Gamisans), guitare (Clément Foisseau) et batterie (Romain Sampons).
Pour les découvrir et écouter leur histoire, jetez-vous sur leur premier concept-album 480, encore tout frais (sorti le 6 juin dernier).

CAPTAIN OBVIOUS

Une cure de jouvence et de frénésie envahit la scène avec les frères Angus et Joseph de Captain Obvious.
Le jeune duo a déjà ses fans parmi le public qui n’hésitent pas à reprendre le chanteur en chœur. L’intensité de la batterie s’impose sur la scène offrant un spectacle punk-rock à la Royal Blood.

TOYBLOÏD

Lou, Madeleine et Greg, on les connait déjà sur Croque and Roll Live ! Ce sont Toybloïd, ce trio que la qualité et la puissance en live devance et qui ne déçoit jamais. Tout à coup, l’espace dans la salle semble se rétrécir, l’affluence augmente et le public, pris d’excitation, se concentre devant la scène.
Ce punk tenace au féminin (ou presque) n’est pas méconnu de la scène musicale française et les trois parisiens régalent les spectateurs avec, entre autres, les tubes If you dare et Off the post.
Il n’y a pas à en rajouter puisque tout a déjà été dit sur ce trio « supersonique » !
Le spectacle se conclut avec une bonne nouvelle pour les fans : une nouveauté Toybloïd est à venir début 2020, donc tenez-vous prêts…

 

– Texte : Federica Giuliano /// Croquis : Nicolas Barberon

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