Nicolas Barberon /// Maxence Cyrin

En décembre 1979, Joy Division et son charismatique chanteur, Ian Curtis, se produisaient aux Bains Douches pour un concert mythique. Cet endroit connu pour y avoir vu défiler toutes les jeunes pousses de la new-wave dans les années 80 s’est transformé après maintes reprises et fermetures en un hôtel restaurant luxueux.

Le 13 juin 2018, Maxence Cyrin, pianiste et compositeur français nous donnait rendez-vous dans ce lieu, baptisé dorénavant Les Bains, pour nous présenter son dernier album Novö Piano Live, constitué essentiellement de reprises, de Nirvana aux Pixies, en passant par Daft Punk… En y reprenant, par exemple, « Disorder » du célèbre groupe de Manchester, Maxence venait réveiller les fantômes de cet endroit historique…

Publicités
Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Nicolas Barberon /// Diane Sorel – Wladimir Anselme

Qui a donné l’alerte ? Qui a sonné le tocsin ? Wladimir Anselme est revenu ! comme un fils prodigue sans repentance, la tête haute, faire une esclandre au studio de l’Ermitage.
Bien entouré, sur scène et dans la salle, Dylan, Veloso, Bertin et Belin l’écoutaient sagement assis sur les côtés. Ils avaient le sourire aux lèvres et la larme à l’œil au même instant.

Peu importe le temps à Wladimir Anselme, il en sort un tous les 7 ans.
Il fête la sortie de son nouvel album, L’Esclandre (sur le très beau nouveau Label, Le Furieux) entouré de ses amis, Csaba Palotai aux guitares, Boris Boublil à la basse et aux claviers et Marion Grandjean à la batterie. Et Diane Sorel en ouverture. Et voilà.

– Texte : Thomas Gabison – Croquis : Nicolas Barberon et un de Thomas Gabison.

 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Marielle Durand /// Brodki

 » Mardi 24 avril dernier, au bar 96 (Paris 20e), se produisait Brodki, un trio rock’n pop aux accents folks poétiques.
Avant d’être musiciens, Claire Leroy, David Lechermeier et Kevin Nave sont artistes visuels, programmeur et auteur.
La première fois que je les ai vus, c’était en mars 2016, en concert très privé. Laurence Duch y jouait aussi, comme aux débuts du groupe, avant de partir en Estonie. Cela faisait du bien d’entendre à nouveau de la musique live, peu après les événements traumatisants de novembre 2015. Mais surtout j’ai été littéralement emportée par le grain, la force et la sensualité de la voix et des textes de Claire qui porte décidément si bien son nom. Quand on a la chance de connaître un peu ceux qui portent des textes, on ne peut s’empêcher d’entendre tous les chemins du cœur, des facéties et bonheurs de la vie.
“Ma peau”, qui est aussi le titre de leur premier album, tout comme “À contretemps” ou “De Riga à Talinn” sont de magnifiques créations à découvrir si ça n’est déjà le cas !
Arrangés par David et Kevin, Brodki revisite par ailleurs de grands classiques (“Call me”, “Personal Jesus”..) avec beaucoup d’humour et de singularité.
On attend le prochain album avec impatience !  »

En attendant, le groupe sera à nouveau en concert Le samedi 26 mai & le vendredi 22 juin Au Troisième café à 20h (16 rue Beauce, 3e).
Écouter Brodki sur Bandcamp : BRODKI et sur Facebook : https://www.facebook.com/brodkimusic

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Franck Boissieux /// Festival Magic Bus

Franck Boissieux :

« Fondé il y a 17 ans, le festival Magic Bus se déroule depuis 4 ans sur l’esplanade, aux portes de Grenoble et au pied de la Bastille, lieu connu des locaux pour sa foire et ces grandes manifestations. Une scène est montée en plein air où s’enchaînent des groupes d’horizons différentes qui nous permettent de faire un beau voyage. Non loin, un chapiteau dancefloor permet de garder l’ambiance le temps que les groupes se mettent en place sur la grande scène. Des buvettes, des jeux, le tout dans une décoration décalée qui donne une ambiance bonne enfant où toutes les générations se côtoient. C’est sur, l’année prochaine je reviendrai avec mon carnet !

Je suis arrivé à la fin de Ma Pauvre Lucette ou « MPL » (et non Ma petite Lucette comme j’ai écrit sur mon dessin). Ce groupe a des origines grenobloise, et le peu que j’ai vu écouter et pu croquer m’a fait regretter d’être arrivé en retard ! Très dynamiques, ils puisent leur musique dans pleins d’univers. Ensuite sont montés sur scène les Kumbia Boruka, originaire de Lyon et de Monterey (Mexique), un savant mélange de cumbia (musique d’Amérique du Sud), de Reggae et même de rock. Je les avais déjà croisés et croqués à Ornacieux, au café du Moulin, l’année dernière, où j’ai eu la chance de discuter avec eux. Un véritable coup de cœur ! Après, Bonga a fait le show. Je ne connaissais pas et je n’ai pas été déçu. Ce chanteur Angolais au passé riche de son histoire nous a amenés dans son univers. Ce que j’ai aimé, mise à part sa musique, c’est qu’il nomme le public ses « enfants ». Pour finir Sergent Garcia est monté sur scène. Personnellement je ne connaissais que de nom, alors qu’il fête ses 20 ans de carrière ! Sa musique très fraiche se savoure comme un délicieux cocktail où dans le shaker se bousculent Salsa, Reggae et électro.

Je m’étais installé sur la gauche de la scène, un peu en retrait mais assez près, calé contre un bloc de béton qui me servait de petite table. Ce qui m’a frappé c’est que les gens venaient me voir. Certains sont même venu plusieurs fois dans la soirée pour observer l’évolution des dessins et entamer des discussions. Comme quoi un art qui, de prime abord, est un travail solitaire arrive à amener l’échange et la rencontre. Les réactions sont comme les concert en Live ! »

 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Sylvain Cnudde /// Fuzzy Sounds Festival

Invité par l’association Below The Sun dans le cadre du Fuzzy Sounds Festival au FGO Barbara (Paris 18), Sylvain Cnudde a profité de son week end pour ajouter de nouveaux trophées rock à son tableau de chasse.
Bien qu’on lui ai mis à disposition un petit stand pour exposer ses dessins, le bougre n’a pas longtemps résisté à l’appel du rock’n’roll et a vadrouillé la plupart du temps pour aller remplir son carnet et prendre une cure de gros son avec les potards à fond.
Il nous livre ce petit reportage aux accents heavy/stoner/psychedelic/fuzz/doom/sludge… bref, tout un programme !

 La liste des groupes dans l’ordre : 

JOUR 1

Witchfinder (Stoner/ Doom) – Clermont-Ferrand, Fr

Alunah (Doom) – Birmingham, UK 

StoneBirds (PsychSludge) – Brest, Fr 

Your Highness (Heavy/Doom/Stoner Rock) – Anvers, Be 

 

JOUR 2

DOMADORA (HeavyPsych) – Paris, Fr 

Mantra Machine (Stoner/ Psyché) – Pays-Bas

Glowsun (Psyché Rock) – Lille, Fr

Mars Red Sky (Psychedelic Stoner Rock) – Bordeaux, Fr

Steak (Heavy Fuzz & Roll) – Londres, UK

 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Robin Jolly – Nicolas Barberon /// Lena Deluxe – Metro Verlaine – The Red Goes Black

Jeudi 19 avril, le label français Hold On Music nous conviait à la Boule Noire la release party du premier album des Normands de Metro Verlaine et du deuxième effort des Red Goes Black tout droit venus de Bretagne.

Mais avant cela, une belle surprise…

Il est n’est même pas 20h lorsque les lumières s’éteignent pour la première fois.

Une jeune folkeuse sortie tout droit des sixties monte sur scène : le showcase de Lena Deluxe commence…
La belle en impose, seule avec sa guitare et ses pédales de loop, et enchaîne quelques ballades électriques aux accents rock et psychés.
Un charmant anachronisme dans lequel on retrouve aussi bien l’esprit du Velvet que la voix cristalline de la merveilleuse Sandy Denny de Fairport Convention – bref, que du bon !
En conclusion, Lena nous laisse avec un dernier morceau (Animals) qu’elle raconte avoir composé en Indonésie et qui, comme tous les beaux voyages, s’avère trop court…

On a à peine le temps de s’en resservir une deuxième que c’est l’heure de la pop sauvage avec Métro Verlaine.
Leur entrée, à elle-seule, est un sacrilège jubilatoire : Sinatra et son My Way malmenés par des gros larsens. Ça donne le ton.
Grosses lignes de basse, riffs puissants et paroles désabusées entonnées par une chanteuse au charisme indéniable, les influences sont à chercher du côté de la new wave de The Cure, du post-punk Joy Divison ou de la pop de Daho (mais en plus insolent, dieu merci).
Bref, une atmosphère d’underground poétique qui nous montre que Métro Verlaine fait partie de ces groupes qui portent bien leur nom.
Côté tracklist, on retient, dans le désordre, une Ballade sauvage, une Vague interprétée au milieu du public et une ode à la ville de Manchester où il fait gris comme Évreux.
Et puis, après un final explosif, le retour de My Way… et des larsens. Comme d’habitude.

Pour finir la soirée en beauté, place au gros Rythm’n Blues avec The Red Goes Black !

Les gaillards ont beau venir de Douarnenez, ils semblent nés au mauvais endroit, au mauvais moment, tant dès les premières notes on a l’impression d’être transporté de l’autre côté de l’Atlantique.
Formant la synthèse entre l’intensité du Blues, la puissance du Rock des seventies et le groove du funk, leur son possède tous les ingrédients de cette Heavy Soul Music américaine contemporaine dont Gary Clark Jr. s’est fait l’un des représentants les plus illustres.
Une certaine idée du Rock’n’Roll et le genre de musique à jouer devant un stade au Crossroads Festival.

En résumé, à l’instar de notre dernière fois à la Boule Noire, on s’est régalés de cette soirée aux ambiances diverses sur lesquels planaient l’ange bienveillant du rock’n’roll.

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Nicolas Barberon /// Mayson – General Elektriks

General Elektriks… Depuis le temps que j’entends parler de ce groupe étiqueté « electropop » par certaines chaînes de magasins ! Electropop… Difficile pourtant de réduire à un seul style la musique de ce groupe fondé par Hervé Salters en 2009, tant leurs 5 albums regorgent de morceaux mélangeant de façon foutraque soul, rock, funk et rock.

Après deux soirs de suite à faire salle comble à la Cigale (Paris 18e), Hervé et ses quatre fidèles musiciens (Jessie Chaton, Toma Milteau, Touski et Eric Starczan) venaient défendre leur dernier album « Carry no Ghosts » à Cergy-Pontoise, au Visages du Monde.

Pour débuter la soirée, le groupe Mayson, duo formé de Max Muller et Julien Henri, avait la lourde tâche d’accueillir les premiers spectateurs à grand renfort de morceaux furieusement electro, entre headbanging et dancefloor, tirés de leur album fraîchement sorti : « Live fast, Live one ». Des titres efficaces et une bonne humeur communicative !

Une fois la salle remplie, place à nos 5 hommes tous de blanc vêtus. J’allais enfin découvrir en live cette tornade scénique : sur la gauche, un bassiste à la coupe très seventies qui semble jouer dans son monde ; au centre, le leader bondissant sur ses claviers ; à droite, un guitariste électrique et électrisé ; et à l’arrière, deux musiciens qui se partagent une batterie quand l’un ne tapote pas sur son vibraphone ou l’autre sur un MPC. Bref, un spectacle aussi bien visuel que sonore, et inspirant pour le croqueur que je suis !

On était prévenus dès le début, les morceaux de ce soir seraient essentiellement tirés du dernier album : « Amour Uber Alles », « Different Blue », « Au tir à la carabine », « Whisper to me »… même si le groupe a le devoir de jouer ses « classiques » : « Raid the radio », « The Sparks », « Tu m’intrigues »… pour la joie du public, venu parfois en famille. Je ne suis pas étonné de voir aussi bien des petites filles que des adultes se déchaîner sur le dancefloor avec le sourire, car General Elektriks nous propose une performance festive avec des morceaux exigeants, originaux, mais qui transpirent le groove et la bonne humeur. Vous ressortez de là rincés, mais heureux !

– Texte et croquis : Nicolas Barberon

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire