Louis Arlette en showcase

 

Il fallait bien un cadre prestigieux et intime comme celui du club privé We Are dans les beaux quartiers parisiens du 8e arrondissement de Paris, pour accueillir les effluves de la pop poétique, exigeante et sophistiquée de Louis Arlette. Dans cet ancien musée du parfum, le jeune auteur compositeur interprète nous donne rendez-vous, ce jeudi 21 octobre, pour un showcase d’une heure.

 

Accompagné de Pierre-Emmanuel Chassain au clavier, Louis nous offre des titres de ses trois albums dont le dernier, sorti au printemps, « Arbre de vie » (qui ferait un très bon nom de parfum pour le coup).  Cette soirée servait de tour de chauffe à notre artiste qui s’envolait le lendemain à Clermont-Ferrand assurer la première partie de Gaëtan Roussel, avant une autre date à Nancy le 17 novembre.

 Texte et croquis : Nicolas Barberon

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Face B à Charleville-Mézières

À défaut d’un festival classique (concerts de musique en tout genre + rencontres/dédicaces d’auteurs de bd, sur trois jours) le super Cabaret Vert de Charleville-Mézières, pour faire face aux incertitudes de la pandémie, a proposé cette année des événements étalés sur plusieurs week-ends. Au programme de ces manifestations rebaptisées pour l’occasion « Face B », des artistes comme Dionysos, L’Impératrice, Stephan Echer, I AM, Pomme, Delgrès…

Du 3 au 5 septembre, les projecteurs étaient braqués sur la BD, avec une exposition consacrée au sublime Les Amants d’Hérouville (sur la vie du compositeur Michel Magne, de Yann le Quellec et Romain Ronzeau), et l’invitation à rencontrer une belle brochette d’auteurs et dessinateurs venus présenter leur dernière parution. Certains ont également participé à des débats, à des battles de dessins ou ont animé des ateliers : Julien Neel, Lewis Trondheim, Alfred, Olivier Jouvray, Keramidas, Charles Berberian, Simon Hureau, Nicolas Puzenat, Stéphane Créty, Fred Duval…


Mais la musique, lors de ce week-end, ne fut pas oubliée ! Une scène, installée à deux pas de La Macérienne, accueillait chaque soir deux groupes ou spectacles : les clermontois Mustang et leur rock corrosif ; Dégage, groupe rémois et leur pop rock décomplexée ; le duo Mauvais Oeil, entre folklore oriental et musique electro ; et un concert dessiné, proposé par Bastien Lallemant et J.P. Nataf aux guitares et chants, et Alfred et Charles Berberian aux pinceaux… Un beau voyage intimiste, onirique et poétique où se mêlent couleurs, lignes, mélodies, textes et citations.


Bravo aux organisateurs pour cette parenthèse que fut Face B ! Et vivement l’année prochaine avec un Cabaret Vert classique, mais tellement attendu !

Texte : Nicolas Barberon /// Photo : Anabelle Araujo /// Croquis : Nicolas BarberonSimon Hureau

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ARTHUR SATAN /// CANNIBALE /// FRUSTRATION

Je n’avais pas réalisé à quel point ça m’avait manqué : LES CONCERTS ! Du fucking live ! Avec de la foule, du gros son, des bonnes vibrations, des oreilles qui saignent, des ami(e)s, dont une enceinte… et je ne parle pas du matériel ! Oui ! Ce futur enfant ne réalise pas encore qu’il pourra dire dans quelques années : « LES 15 ANS DE BORN BAD RECORDS AU PARC FLORAL, MOI J’Y ÉTAIS !… ET C’ÉTAIT VRAIMENT UNE PUTAIN DE BONNE SOIRÉE ! »… Pour une bonne éducation musicale, il faut commencer tôt.

ARTHUR SATAN a la lourde de tâche de débuter cette soirée anniversaire… Ce n’est jamais facile d’être les premiers à jouer. Le temps que les gens aillent commander leur(s) bière(s), fassent un aller-retour à perpète pour les toilettes, retrouvent enfin leurs potes… que perso, je sorte le matos pour dessiner, il faut au moins deux bons morceaux pour s’installer et commencer à rentrer dans le concert. Mais l’ambiance est vite très chouette, un air de fin d’été joyeux. L’artiste tatoué est venu défendre les titres de son premier album solo, « So far so good » entouré de 4 autres musiciens. J’en avais entendu parler comme un projet pop, navigant entre du Beatles et du Kinks… Je m’attendais donc à une première partie cool mais posée… Que nenni… du rock bien énervé avec quelques bonnes envolées de guitare, lui qui « s’était juré de ne jamais faire des solos à la Guns and Roses » !…

Très belle découverte.

Allez hop, encore un petit aller-retour à perpète aux toilettes…

Entrée en scène de mes chouchous, sur un croassement de grenouilles comme à leur habitude… Je vous ai bien dit qu’il y avait comme un air de fin d’été, à faire un barbecue au fin fond d’un village normand avec la chouette bande de CANNIBALE !

Nicolas, le frontman, invite rapidement le public à monter sur les chaises (ça ne m’aide pas pour croquer, obligé de se lever…) et danser sur leur rythmes « garages psychés réunionnais ». On peut difficilement définir leur musique mais une chose est sûre, c’est qu’elle donne la patate… Mon stylo pinceau chaloupe sur les pages de mon carnet… Entre quelques classiques de leurs deux premiers albums, le groupe nous sert 4 nouveaux morceaux rafraîchissants, dont un avec Fabrice, le chanteur de Frustration… ça tombe bien, il est là ! « King of the Attic » fait déjà office de future valeur sûre pour les prochains lives et nous met en transe… Vivement novembre, pour découvrir leur troisième opus ! Un album qui va sûrement ambiancer et réchauffer mon hiver…

Allez hop, encore un petit… bref vous avez compris ! L’effet bière de concert.

Changement de groupe, changement de rythme, changement d’ambiance. C’est aussi ça la qualité d’un bon label : proposer un catalogue varié, riche et exigeant !

FRUSTRATION, tête d’affiche de la soirée et groupe historiquement important pour Born Bad, fait son apparition et déploie dès les premières secondes toute l’énergie punk rageuse nécessaire pour foutre le bordel dans le public au son distordu d’un « Around », suivi d’un « Midlife Crisis », d’un « It’s Gonna Be the Sam »… jusqu’au « Mother Earth in Rags » final. On passe de riffs très punk rock à des sons plus électroniques cold wave, d’ambiances dansantes à des atmosphères plus lourdes… Ma petite lampe (qui éclaire mon carnet) en sort épuisée et me lâche à la moitié de la prestation de Frustration (bon exercice à réciter rapidement)… Pas grave. Je finis le concert, comme tout le monde, à secouer ma couenne dans une explosion sonore.

Bravo à Jean-Baptiste Guillot, pour cette soirée, merci pour ce que vous faites avec votre label, et longue vie à Born Bad Records !

Texte et croquis : Nicolas Barberon – Photo : Julia Souchal

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The Blue Butter Pot au Forum de Vauréal

Mercredi 16 juin 2021 : jour de renaissance pour Croque and Roll Live !


Enfin ! Un concert, un vrai : du chaleureux, de la transpiration, des décibels et des lumières ! Des techniciens derrière tout ça, dans l’ombre, heureux d’être de retour aux manettes… Une équipe du Forum de Vauréal, en coulisse, qui s’est battue depuis un an pour tenir le coup, toujours aussi accueillante… Et sur le devant de la scène, un groupe : The Blue Butter Pot.


Je ne vous mentirai pas en avouant que cette formation venue de Bretagne m’était inconnue. Mais c’est aussi ça, le plaisir de retourner dans des petites salles et de découvrir un vivier de supers groupes… en live !


En ce Grand Soir de juin, lourd et orageux, les deux musiciens venaient en découdre devant un public malheureusement assis (protocole sanitaire oblige) mais fidèle à la salle et, pour certains, au groupe. Ce dernier venait défendre dans la joie, la bonne humeur et la sueur leur troisième galette complètement bio et locale, « Jewels & Glory ». En contrepartie du financement participatif lancé sur Ulule pour la réalisation de ce nouvel EP, les heureux donateurs recevaient en plus de l’album et d’un tee shirt, des produits locaux de la commune d’origine du groupe, Sulniac : miel, chouchen, confitures, rillettes, infusions… De l’authentique et du généreux on vous dit !… Comme leur musique blues rock et leur prestation.


Je l’ai déjà écrit, mais il fait particulièrement chaud ce mercredi soir et, dans cette ambiance moite et électrique, il n’est pas facile de croquer ! S’essuyer le front et les yeux toutes les trente secondes et ne pas lâcher du regard le grand guitariste barbu, Rémi Bonnet, en perpétuel mouvement : pas simple. Il occupe bien tout l’espace de la scène pour jouer les nouveaux morceaux et chanter leur répertoire plus ancien (on a aussi droit à une reprise de Jaco Pastorius). Il fait sans cesse des allers-retours entre le micro, la batterie d’Olivier le Normand, le devant de la petite scène… et un passage dans le public à l’occasion d’un solo bien senti. Le fluide qui passe entre le groupe et le public est un véritable antirouille pour le croquis. La tête et le crayon finissent assez vite par reprendre leurs marques, suivant en mouvement le rythme binaire de leur musique.

Mon stylo finit asséché, et ma mine complètement trempée mais réjouie !

Texte et croquis : Nicolas Barberon

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FANTAZIO à La Dynamo

Wandrille :

« Alors voilà. Depuis peu, je suis banlieue.

Avant non. Avant, j’étais de la grande ville, avec la grande tour en fer.
La banlieue ne passait pas le périph’ pour se mettre sous mes pieds. Ou alors rapidement.
Je faisais semblant que je la détestais quand je m’apercevais que j’aimais bien.

Pareil pour les concert d’ailleurs.
Un concert en banlieue, c’est une expédition. Non ?
Non. Bon. Bref, j’étais un peu con.

Et puis, le temps. Le temps a fait son œuvre et, le jour venu, quand les circonstances ont été opportunes, je suis devenu Pantinois. Pas du Pantin bobo, ho tu sais les bords du canal, c’est charmant. Non, le Pantin 4 chemins, le Pantin Ghetto, les vendeurs de Malboro, les rats dans la cour, le dealer à l’étage, le marchand de sommeil dans l’arrière cour. Deux salles deux ambiances.

Mais, dans ce Pantin-là, se cache une salle assez fifou : La Dynamo.

A deux pas du métro, du RER, du périphérique et de la route nationale, La Dynamo de Banlieues Bleues est installée dans une ancienne fabrique de sacs de toile de jute, réhabilitée en lieu de fabrique musicale. Un endroit fou, un endroit bien, à cent mètres de mon antre.

C’est ici que j’ai vu mon premier concert de fin de confinement, et, ce dimanche, rebelote pour voir Fantazio in concerto. Moi qui ai une culture musicale proche encore à faire, il se trouve que je connais. J’ai acheté – il y a quoi ? Vingt ans, peut-être – un étonnant CD cartonné illustré d’un éléphant huileux, regroupant une généreuse flopée de titres oscillant entre punk et jazz, entre poésie et improvisation.

Alors voilà : je connais. Un peu.
J’ai aussi vu passer une ou deux vidéos de l’olibrius sur les réseaux et j’ai vu qu’il avait un physique pas comme tout le monde, comme sa voix de baryton oscillant dans les aiguës d’enfant pour enchainer sur le velouté du crooner avant de rugir dans le parlé-hurlé de la rage adolescente du punk hongrois.

Je sais, ça fait envie.
Eh bien, sur scène, c’est mieux encore.

Accompagné d’un talentueux comparse percussionniste, voilà que le cyrano du verbe haut et du chantonné-crié emmène toute la salle dans une succession de numéros qui s’arrêtent où on ne les attend pas, après nous avoir amené dans des détours philosophiques passant par « Gangnam Style » ou « Vinted« .

Oui, quoi ? Ben c’est la vie, qui n’a pas fait un tour sur facebook marketplace lui jette le premier emoji caca pas content.

Dans la salle, les générations s’entrecroisent et c’est beau. Des jeunes, des vieux fans, des enfants… On est bien contents. Le concert se finit. On en redemande, on en reçoit. Un rappel, deux rappels.

C’est donc ça, un concert ?
Eh ben c’est bien. »

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Mini festival à Rabastens

« Cette petite série de croquis c’était une reprise, inattendue, du croquis de concerts pour moi. » nous dit d’emblée Vincent Desplanche, un sacré croqueur…

Pour profiter de la première possibilité de reprise des concerts et spectacles vivants, un petit festival a été organisé au pied levé dans la bourgade de Rabastens, commune du Tarn, où notre croqueur vit. Une sorte de Montreuil toulousain rural.

Le Festival International de Proximité, FIP, se produisait sur trois lieux différents pour limiter les jauges et multipliait les styles : cirque, danse, marionnettes, performances, DJs, concerts… L’événement ne se donnait qu’en extérieur.

De toute cette programmation éclectique Vincent n’a vu que la clôture, dépassé par ce démarrage si rapide de l’activité culturelle. Dans le jardin du tiers-lieu local, il a assisté à un dernier spectacle pour jeune public suivi d’un concert du groupe Jur. L’occasion de reprendre du service devant une scène avec carnet, crayons et gobelet d’IPA

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Knuckle Head au Forum de Vauréal

Le Forum de Vauréal, la plus petite des grandes salles, s’est démené, dès le déconfinement fin mai, pour organiser des lives – dans le respect des gestes barrières, bien sûr. Des spectateurs masqués, vissés à des sièges espacés, venus à des horaires modifiés pour obéir au couvre-feu, comme un air de dire : « On lâche rien ! On se couchera juste un peu plus tôt. »

Une volonté inépuisable de soutenir les artistes, qu’on vous dit ! La super équipe du forum donnait donc rendez-vous à 18h30, en ce jeudi 22 octobre 2020, à soixante spectateurs, pour assister l’espace d’une heure, montre en main, à un concert des plus rock : Knuckle Head !

Ces deux petits gars barbus, tatoués ne semblent pas français. On les croirait sortis d’une pochette de Motorhead époque Ace of Spades, d’un vieil album de ZZ Top, d’un épisode de Sons of Anarchy, d’un désert de l’Ouest américain ou de marécages du Mississippi…

Jack et Jock en ont sous le capot. Il nous balancent leur son poisseux, teinté de rock, blues graisseux, country, stoner et psychédélisme. Pas une minute de répit. Ils enchaînent les morceaux à grand coups de riffs et de slides dans une ambiance électrique. Difficile de garder son cul sur la chaise !

On en redemande, on s’imagine, sous un soleil couchant, tailler une route sans fin à travers les grands espaces, à bord d’un gros pick up poussiéreux… mais l’actualité nous rattrape. Il est déjà l’heure de retourner dans sa Dacia pour rentrer se confiner dans son petit pavillon de banlieue sous une froide brise automnale…

Heureusement qu’il nous restera les souvenirs de cette chaude soirée !

Texte et Croquis : Nicolas Barberon

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Delta Tea au Forum de Vauréal

En raison de cette foutue crise sanitaire et de son virus anti-convivialité, le Forum de Vauréal (la plus petite des grandes salles) et sa super équipe masquée se retroussent les manches et bousculent leur programmation pour organiser d’autres concerts et faire vivre la salle : « des lives assis pour rester debout ! »

Exit les rockstars internationales, place aux artistes locaux !

En ce jeudi 8 octobre 2020, Le forum accueillait un jeune groupe de metal progressif instrumental, aux multiples influences, teinté parfois de jazz, soutenu par le conservatoire voisin de Cergy. Delta Tea, puisque c’est ainsi qu’ils s’appellent, ont été lauréats de plusieurs tremplins et bénéficient de plusieurs dispositifs d’accompagnement (Maison Daniel Ferry, Forum de Vauréal, CRR de Cergy Pontoise…).

Tels les membres d’un groupe de « professionnels », ces 4 jeunes musiciens venaient défendre sur scène quelques morceaux de leur premier EP, « The Chessboard ». Et à défaut de venir de loin, les petits gars du Delta nous auront fait voyager l’espace d’une soirée attablée… Une très belle surprise !

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The Hyènes /// Show Case parisien

Pour célébrer la sortie de leur prochain album « Verdure », financé via la plate-forme de participation Ulule et dans les bacs le 16 octobre, le groupe de rock français The Hyènes conviait leurs fans, quelques médias, pros et amis pour un show case VIP dans les bas-fonds voûtés d’une cave parisienne…

Un double événement, puisque si le groupe présentait en avant-première quelques titres de leur opus à venir, il s’agissait aussi et surtout du premier concert live pour Croque And Roll Live ! depuis l’irruption de ce maudit Covid 19 !

Et on n’a pas perdu les bonnes habitudes pour autant : tout bon concert rock démarrant à la bourre, Nicolas a eu le temps et le loisir de croquer certains spectateurs libérés de leurs masques par la nécessité de boire une pinte afin de tromper l’attente.

Dans une ambiance cosy – ne permettant pas toujours de respecter les distances de sécurité, avouons-le – on s’est ensuite laissés embarquer dans le noir désir d’un concert envoûtant et chaleureux. On a eu plaisir à retrouver ce groupe (qu’on avait déjà croqué en 2018) et l’accent chantant de leur punk rock occitan.

Entre titres inédits et reprises inspirées (Bowie en guise de rappel, excusez du peu), Denis Barthe, Olivier Mathios, Luc Robène et Vincent Bosler ont offert à leur public un show mémorable et une parenthèse jubilatoire en ces temps troubles et incertains. Ils nous ont aussi et surtout rappelé qu’en de pareils moments, il était de bon ton de se tourner vers les vraies valeurs : celles du rock, le pur.

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

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Exposition virtuelle de Croque and Roll Live pour le Forum de Vauréal

En attendant la réouverture de sa salle de concerts, l’excellent Forum de Vauréal et son équipe dynamique organise des expositions virtuelles. Croque and Roll Live ! a l’honneur d’ouvrir le bal en exposant ses croquis réalisés lors de soirées plus ou moins rock’n roll dans la fosse !

Exposition à voir : ici !

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