Nicolas Barberon /// Queen Of The Stone Age

Attendu comme le loup blanc par des fans toujours plus nombreux, Queen Of The Stone Age, groupe américain mené de main de maître par l’immense Josh Homme, faisait un passage à Paris dans l’Accor Hotel Arena et ses 20 000 spectateurs, mardi 7 novembre.

Sur une scène dépouillée avec comme seul artifices des néons lumineux verticaux, les cinq musiciens ont interprété les titres de leur excellent dernier opus « Villains », laissant malheureusement peu de place aux standards…

Cela n’a pas empêché notre croqueur Nicolas Barberon de se trémousser tout en croquant de son siège VIP Oüi FM !

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Marielle Durand /// Europavox 2017

À l’invit’ du Rendez-vous du carnet de voyage de Clermont-Ferrand et du festival Europavox, Marielle Durand a suivi en dessin les 4 journées de concerts avec son acolyte et ami Tazab.

De l’inauguration avec Archive dans le noir total à la Coopérative de mai, aux backstage avec Manu Chao au Stade Marcel Michelin (une première pour un concert dans cet espace), en passant par Agnès Obel, M, Wandl, Deluxe, Puppetmastaz et bien d’autres, au Polydôme ou en plein air, ils n’étaient pas trop de deux pour tenter de tenir le rythme endiablé de cette programmation aussi éclectique que réjouissante.

 

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Nicolas Barberon /// Klink Clock – Trust

Quelle belle idée que celle de Trust qui, pour fêter ses 40 ans de bons et loyaux services dans le rock n’roll bleu blanc rouge, a décidé de se produire dans plusieurs petites salles de l’hexagone !

Pour ses 5 dates parisiennes, le groupe mené par Norbert Krief – dit « Nono » –, guitariste de légende, et Bernie Bonvoisin, chanteur, parolier, cinéaste et acteur (actuellement à l’affiche de « Laissez bronzer les cadavres« ) a ouvert le feu au Bus Palladium, club du 9e arrondissement – et l’un des derniers de la capitale comme le souligne très justement l’homme au bob et aux lunettes de soleil !

Pleine à craquer d’un public venu prendre une cure de jouvence le temps d’une soirée, la salle accueille chaleureusement Klink Clock et leur rock garage, groupe à la parité parfaite (un gars, une fille) et aux origines prestigieuses (Conflans Sainte Honorine, comme votre croqueur ici présent !).

Il fallait bien ces quelques riffs nerveux, martelés pour réveiller le public de ce lundi soir groggy par les premières gelées de novembre. Mais le large sourire de Jennie, chanteuse rayonnante, et l’énergie débordante de ce jeune duo a vite fait de réchauffer nos éternels ados avant de laisser place à leurs idoles.

« Comme toi j’avais des idoles, Qui faisaient figure de symbole, Et qui savaient avec certitude ce qu’est la solitude… »

Aussi tassés sur la petite scène que les gens dans le public, les 5 musiciens nous ont servi certains standards de leur répertoire, les incontournables et très attendus « Marche ou crève », « Préfabriqués », « Au nom de la race », « Certitude… solitude », « Instinct de mort » (dédicacé à Adama Traoré)… mélangés à quelques compositions fraîchement écrites et aux textes toujours aussi engagés.

Un concert à l’ambiance détendue, avec un Nono dissipé, et au goût de soirée privée ou de concert entre potes, qui ne pouvait se terminer que par un ultime morceau à l’intro légendaire : Antisocial !

Merci Trust pour nous avoir fait « perdre notre sang froid », dans la joie et la bonne humeur !

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Nicolas Barberon /// Krys Holden – Lux

Le temps froid et humide de ce lundi 23 octobre ne poussait pas le parisien à sortir après une dure journée de labeur. Mais c’est mal connaître Nicolas Barberon toujours prêt à honorer une invitation et découvrir de nouvelles sensations musicales… C’est donc dans l’ambiance feutrée et chaleureuse de l’amphithéâtre Richelieu de la célèbre université parisienne, La Sorbonne (Paris 5), que notre croqueur allait ensoleiller sa soirée.

Krys Holden assurait la première partie, accompagnée d’Éric Sauviat (déjà croqué au festival Bulles Zik en juin 2013 avec l’harmoniciste/chanteur Greg Zlap !). Cette songwriter à la bonne humeur communicative connaît bien ces lieux pour y avoir passé 10 ans en tant que thésarde acharnée. Docteur en philosophie, elle a soigné notre humeur automnale et mélancolique avec sa voix puissante et chaleureuse et ses éclats de rire lumineux, entre deux morceaux blues/folk.

Lux, duo folk/rock composé de la new-yorkaise Angela Randall au chant et du guitariste Sylvain Laforge, venait ensuite jouer plusieurs morceaux de leur dernier album fraîchement sorti, Super 8, accompagné par Julien Boisseau à la basse, Aurélie Simenel à la batterie et Nicolas Deschamps à la guitare. Un spectacle d’une beauté rare, suspendue, magnifié par l’acoustique incroyable de l’amphithéâtre.

De la musique pour réchauffer le cœur, comme dit l’adage.

 

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Enrique Flores /// Genderlexxx – Toys Sarasas

Dimanche 22 octobre : machistes, homophobes, racistes et spécistes n’étaient pas les biens vus à la Sala Republik !

Enrique Flores, dessinateur madrilène, y a pogoté et usé ses crayons au son des très engagés – voire enragés – Genderlexxx et Toys Sarasas : deux groupes d’underground ibériques queer, antiracistes et féministes, prêts à en découdre avec tous ceux qui oseraient les traiter de tapettes – ou « maricas » dans la langue de Cervantes.

Des croquis explosifs et nerveux qui restituent, on l’imagine, l’énergie électrique du show, entre punk hardcore et activisme politique.

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Nicolas Barberon /// Képa – Left Lane Cruiser

Le vendredi 13, certains jouent au loto. D’autres jouent du gros son.

Et Nicolas Barberon, lui, était sur la péniche parisienne du Petit Bain pour croquer le duo Left Lane Cruiser, formation de blues rock issue du fin fond de l’Indiana.

La première partie était assurée par le frenchy Képa, one man band (d)étonnant, harmoniciste hors-pair et véritable homme-orchestre (puisqu’il réalise aussi ses clips et pochettes d’albums). Cet ancien skateur de haut niveau a décidé de troquer sa planche contre un Dobro afin de raviver le feu ancestral du Blues. Un spectacle décalé mais sans fioriture animé par un jeu en picking et slide, une voix haut-perchée et une utilisation hypnotique de l’harmonica… Bref, une très très belle surprise !

Et puisque le nombre ne fait pas la force, les Left Lane Cruiser sont à peine plus nombreux. Rien qu’un batteur et un chanteur-guitariste au look de red neck (jogging, baskets trouées, casquette vissée sur crâne, barbe mal taillée et canettes de bière à portée de main) pour annoncer la couleur : on n’est pas venu ici pour faire dans la dentelle. Les instrus vont cracher et le sol va tanguer (il faut dire qu’on est sur une péniche, ça aide). Et dès les premiers riffs, c’est comme si la Seine s’était transformée en Mississippi boueux. Deux péquenauds énervés (« punkenauds » pourrait-on dire) qui, certes, ne réinventent rien mais viennent réveiller l’esprit de Muddy Waters en lui collant une bonne gifle à travers la gueule. C’est lourd, c’est crade mais ça joue bon dieu ! Dans le public, évidemment, on exulte en transpirant sa bière au son de ce blues-rock agressif et terreux. Brutal comme un bon bourbon frelaté.

– Robin Jolly –

 

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Nicolas Barberon – Robin Jolly – Olivier Martin /// Trust à la Fête de L’Huma

En mission pour le journal Le Monde à la Fête de l’Humanité, les membres de Croque And Roll Live ! ont eu la chance de retrouver en privé certains groupes pour leur poser quelques questions avant ou après leurs shows. Une première expérience enrichissante, excitante et un peu stressante aussi, avec surtout de belles rencontres à la clé !

Last but not least : on finit notre série d’entretiens avec les membres d’un groupe culte, l’incarnation même de l’esprit contestataire à la française : j’ai nommé Bernie Bonvoisin (chant) et Norbert Krief (guitare) de Trust ! Une fois n’est pas coutume, c’est Nicolas Barberon qui, en fan de la première heure, s’est chargé de poser les questions. Mais il n’a pas perdu son sang-froid !

On vous a vu au Hellfest. C’était votre première fois ? Vous n’avez pas souffert de la chaleur ?
Bernie : Oui, première fois. Mais la chaleur n’était pas vraiment la problématique. Disons que quand tu vas jouer devant 55 000 personnes, tu penses pas si tu vas avoir chaud ou froid…

D’ailleurs, en pleine séance de croquis, on s’est lancé dans un pogo d’enfer sur Antisocial, preuve que vos morceaux fonctionnent toujours aussi bien 40 ans après. Est-ce que vous vous sentez obligés de jouer certains morceaux pour faire plaisir au public ?
Norbert : C’est sûr qu’on sait pertinemment qu’il vaut mieux jouer Antisocial ! (rires) Mais non, en général, on ne se sent obligés de rien.
Bernie : On fait ce qu’on a envie de faire. Comme on a toujours fait.

Concernant votre tournée parisienne qui sera dans plusieurs petites salles. Vous savez déjà si vous changerez de setlist suivant les lieux  ?
Norbert : Déjà on va jouer plus longtemps qu’ici.
Bernie : On est justement en train d’y réfléchir. Comme ce sera à Paris, on va pouvoir faire des choses différentes à chaque fois, peut-être même inviter des gens…
Norbert : Mais on sait qu’on veut se faire plaisir. Et faire plaisir.

Et pourquoi ce parti-pris de ne jouer que dans des petites salles ?
Norbert : Ça faisait partie de notre volonté dès qu’on a décidé de se reformer, en décembre 2016.
Bernie : C’est la base. C’est très souvent des petites villes, délaissées par les artistes, où les gens sont très surpris qu’on vienne. Mais c’est ce qui est super. Tu sens la réaction du public, elle est instantanée. D’ailleurs on n’a qu’une envie, après cette série de gros festivals, c’est de retourner dans des petites salles.

Et ça représente quelque chose pour vous de finir cette tournée de festivals ici, à la Fête de l’Huma ?
Bernie : Oui, c’est une grande fête populaire. Et même si on n’est pas encarté et que c’est la première fois qu’on y joue, c’est vrai qu’on se sent plus proche de cette pensée là que de celle d’en face…

Cet esprit contestataire que vous incarnez, est-ce que c’est quelque chose que vous retrouvez dans le rock d’aujourd’hui ?
Bernie : C’est vrai que ce flambeau, c’était plutôt le rap qui l’avait repris. Mais c’était il y a longtemps. Il y avait un truc que je trouvais extrêmement intéressant, que tu peux encore retrouver chez quelques artistes comme Casey par exemple. Mais malheureusement ce n’est pas ceux-là qu’on montre et qu’on voit le plus. L’image qui est mise en avant en ce moment, c’est des gars qui rappent sur autotune, qui font tous les mêmes trucs. C’est insipide, ça n’a pas de saveur, c’est souvent mal écrit. On est loin des débuts de NTM…

Pour rester dans cette veine, on a vu les membres de La Rumeur qui, comme vous, se sont mis à faire du cinéma. Justement, votre prochain film c’est pour quand ?
Bernie : J’adorerais refaire un film. Mais vous savez c’est compliqué, c’est beaucoup d’argent. Et puis moi, je suis sur des projets qui sont très décalés…

Pourtant vos films ont beaucoup marqué…
Bernie : C’est vrai mais ça a été très difficile et ça a pris du temps. Pour Les Démons de Jésus par exemple, j’ai su que je faisais mon film la veille du tournage ! Ce n’est qu’après, quand ça a marché, que les gens sont venus me voir. C’est toujours après que les gens viennent.
Norbert : C’est comme quand on s’est formé au tout début. Nos premières maquettes se faisaient jeter par toutes les maisons de disque. Personne ne voulait de Trust. Il a fallu une personne, en l’occurrence Alain Lévy (PDG de CBS), qui a cru en nous et qui nous a signé alors qu’on était en pleine mode disco et variété. Et après les gens ont accroché au wagon. Mais au départ, ni les maisons de disque, ni les radios ne croyaient en nous. On s’est fait tous seuls par le bouche-à-oreille. Et c’est toujours le cas aujourd’hui : les groupes se font par le bouche à oreille.

Il y a internet qui aide beaucoup aussi…
Norbert : Exactement. On peut tout zapper pour être connecté directement avec les gens.

Pour en revenir à l’aspect politique de vos chansons, on constate que malgré tout ce que vous avez chanté, il y a encore beaucoup de choses qui n’ont pas changé… Comment vous sentez la jeunesse d’aujourd’hui ?
Norbert : Il faut rester optimiste, quoi qu’il arrive. Les jeunes aujourd’hui, je crois qu’ils sont toujours autant concernés, et qu’ils sont en même temps plus connectés, plus informés grâce à internet et les réseaux sociaux. Donc je pense qu’on peut espérer qu’un jour un nouveau mai 68 se produira.
Bernie : Seulement, c’est le seuil de tolérance qui a reculé. Je crois que les gens aujourd’hui ne sont pas assez préoccupés par ce qui se passe autour d’eux. Chacun est sur son smartphone, à regarder son petit monde.
Norbert : Oui, c’est le côté négatif de l’évolution numérique.
Bernie : On est dans une société qui est tout de même très médiocre, et au bout d’un moment on va payer cette médiocrité. Quelque part c’est logique. Toutes ces choses terribles qui nous arrivent aujourd’hui, c’est un juste retour. On ramasse ce qu’on récolte.

Vous parlez de l’écologie, des catastrophes naturelles ?
Bernie : Mais tout est comme ça ! On s’étonne des choses seulement quand on est face à elles. Alors que c’est avant qu’il faut s’en préoccuper. Ça faisait des années que je disais que tant qu’un mec se kamikaze pas dans un bar branché à Bastille, tout le monde se foutra de ce qu’il se passe ailleurs. Alors OK, je me suis gourré de quartier mais d’un coup les gens ont « découvert » qu’il y avait un conflit au Moyen-Orient… Heureusement, il y a des lanceurs d’alerte, des gens qui nous expliquent les choses, mais à un moment, il faut sortir de tout ce qui nous pourrit la tête, télé-visuellement ou autre. C’est bien parfois de lever la tête et regarder un peu par soi-même ce qu’il se passe ailleurs.

Et ça vous décourage pas pour écrire de nouveaux textes ? Vous ne vous dites pas « à quoi bon ? »
Bernie : Non au contraire. Il faut la garder cette rage. Par exemple, je suis allé voir ce qui se passait à la frontière syrienne, passer 28 jours avec les réfugiés, pour savoir ce que c’était. Après, chacun fait ce qu’il veut mais moi je suis comme ça. J’ai envie de comprendre, j’ai besoin de comprendre comment les choses marchent, pourquoi ça part en couille comme ça. Et c’est pareil quand on a décidé d’aller jouer un concert de soutien pour les ouvriers de GM&S, c’était notre choix. On n’a rien demandé à personne. Ça nous semblait juste de le faire.

Personne n’a jamais tenté de vous « récupérer » politiquement ?
Bernie : Si bien sûr. Et c’est une des raisons pour lesquelles on avait toujours refusé d’aller jouer pour les partis politiques, en l’occurrence la Fête de l’Huma.

Quelle est la place du dessin dans votre culture ?
Bernie : C’est vrai que tout ce qui est du domaine de l’image me parle. Mais en ce qui concerne le dessin, je me suis fait une réflexion là-dessus il n’y a pas longtemps. C’est que c’est un truc sur lequel on n’avance pas d’un millimètre : quand on dessine comme un manche à l’âge de dix ans, à soixante piges, on dessine toujours comme un manche !
Norbert : Mais c’est comme la musique, ça se travaille quand même, non ?
Bernie : Ouais bien sûr mais il faut avoir le don, le goût de ça. Et quand tu ne l’as pas à dix ans, t’as beau dessiner… Si t’es une trompette, tu restes une trompette.

Y a-t-il des artistes qui vous plaisent en particulier ? Des noms qui vous ont marqué ?

Norbet : Nan mais on aime le dessin, faut pas croire ! (rires)
Bernie : Moi je dirais Reiser, direct.
Norbert : Oui Reiser, bien sûr. Après je suis aussi un grand fan de Franck Margerin qui est un ami. Il nous a même inséré quelques fois dans ses BD.

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