Soirée Tête de l’Artiste au Supersonic

Pour célébrer ses 2 ans de promotion d’artistes de la scène musicale française, Yann Landry, créateur de l’agence La Tête de l’Artiste, a organisé jeudi dernier une soirée aux tonalités orange et rose du Supersonic. Ouverte dès 18h30, la salle ne tarde pas à se remplir et à ressembler autour de cet événement musical plusieurs artistes en herbe et d’autres déjà confirmés comme Sanseverino.
Au programme, trois groupes du catalogue de l’agence : le quintet toulousain DBK Project, les frérots de Captain Obvious et, cerise sur le gâteau, le trio Toybloïd.
Une soirée 100% made in France.

DBK PROJECT

La soirée démarre avec un spoken word de Mélanie Briand qui, soudain, réveille l’attention du public. Entre conte et musique, DBK Project enchante le public avec une prestation peu commune qui mêle ces deux arts.
La narration, influencée par le roman de science-fiction, est accompagnée et rythmée par la musique.
Côté musique justement, plusieurs styles se mélangent : de la folk à la pop jusqu’à des bribes d’électro, explorées grâce à la richesse de leur matos : percussions, synthétiseur Moog (Mila Milpop), claviers (Ausias Gamisans), guitare (Clément Foisseau) et batterie (Romain Sampons).
Pour les découvrir et écouter leur histoire, jetez-vous sur leur premier concept-album 480, encore tout frais (sorti le 6 juin dernier).

CAPTAIN OBVIOUS

Une cure de jouvence et de frénésie envahit la scène avec les frères Angus et Joseph de Captain Obvious.
Le jeune duo a déjà ses fans parmi le public qui n’hésitent pas à reprendre le chanteur en chœur. L’intensité de la batterie s’impose sur la scène offrant un spectacle punk-rock à la Royal Blood.

TOYBLOÏD

Lou, Madeleine et Greg, on les connait déjà sur Croque and Roll Live ! Ce sont Toybloïd, ce trio que la qualité et la puissance en live devance et qui ne déçoit jamais. Tout à coup, l’espace dans la salle semble se rétrécir, l’affluence augmente et le public, pris d’excitation, se concentre devant la scène.
Ce punk tenace au féminin (ou presque) n’est pas méconnu de la scène musicale française et les trois parisiens régalent les spectateurs avec, entre autres, les tubes If you dare et Off the post.
Il n’y a pas à en rajouter puisque tout a déjà été dit sur ce trio « supersonique » !
Le spectacle se conclut avec une bonne nouvelle pour les fans : une nouveauté Toybloïd est à venir début 2020, donc tenez-vous prêts…

 

– Texte : Federica Giuliano /// Croquis : Nicolas Barberon

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Le Cabaret vert

De retour du super festival ardennais, Le Cabaret Vert, nous n’avons pas encore eu le temps de scanner les très beaux croquis de Olivier Martin, Damien Roudeau, Jérôme Lereculey et Nicolas Barberon.

Voilà juste une petite sélection de premiers croquis, pour vous faire patienter…

 

 

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Die Hard Festival 2019

Pour sa septième édition, le Die Hard Festival, qui se tenait le 20 juillet dans la Drôme, rendait hommage aux légendes du rock avec des tributes aux Doors, à Alice Cooper et Motörhead. Pour reprendre ces classiques, se produisaient sur scène : Vanara, Motörfoin et Hey Stoopids.

Croquis : Franck Boissieux

 

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Hellfest 2019

Retrouvez notre report du Hellfest 2019 en croquis (une sélection) sur le site du journal Le Monde… et bientôt tous les dessins sur Croque and Roll Live !

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GROSS MEISTER FLEISCH /// RODOLPHE BURGER au New Morning

Jeudi 23 mai 2019, le grand (dans tous les sens du terme) Rodolphe Burger clôturait la tournée de son dernier album « Good » dans la mythique salle parisienne du New Morning.

Première partie : Gross Meister Fleisch

Clin d’œil humoristique au légendaire DJ Grandmaster Flash, ce groupe allemand sait visiblement cultiver l’art du décalage.

Un bassiste-guitariste travesti en diva, robe à strass et perruque, plaque un groove imparable et dit des trucs incompréhensibles auquel répond un percussionniste et sa batterie de tambours, de cymbales et de samples qui nous font voyager aux frontières d’une disco punk, parfois expérimentale.

On secoue un peu la tête et on se marre beaucoup, sous le regard hautain d’un autre travesti de 2m (talons compris) qui se dandine et distribue au public un obscur breuvage servi par un pistolet-pulvérisateur de produit pour vitres.

Rodolphe Burger et le « trio Good »

Accompagné de Christophe Calpini aux rythmes et de Sarah Murcia à la contrebasse, clavier et seconde voix, le chanteur et guitariste de Kat Onoma répète en ouverture et à l’envi ce mot qui résumera toute la soirée : « Good ». Car dieu que c’était bon !

Pendant plus de deux heures, le colosse alsacien nous livre un panorama exemplaire de son univers musical inclassable et unique, mêlant l’énergie du rock, la liberté du jazz, la modernité de l’électro et la radicalité de la musique expérimentale où les paroles, en français, anglais et allemand (ou alsacien ? les linguistes me pardonneront), nous font explorer les territoires d’une poésie cryptique et belle. Rejoint plus tard par le claviériste Julien Perraudeau, le batteur Alberto Malo et le trompettiste Erik Truffaz, il nous rappelle également que la force des grands est de savoir s’entourer.

Exigeant, lettré, humble, ouvert d’esprit et toujours aussi moderne à plus de 60 ans, Rodolphe Burger s’inscrit dans cette tradition française dont son ami Alain Bashung fut l’un des plus brillants représentants. Du rock d’intello comme j’aime à l’appeler – n’oublions pas que Burger est titulaire d’un DEA de philo – qui tabasse (nos acouphènes en témoignent !) autant qu’il transporte.

De cette setlist généreuse (plus de 20 morceaux, et d’une longueur déjà inhabituelle), je retiendrai le venimeux « Happy Hour », le surpuissant « FX Of Love », l’envoûtant « Madeleine » (exclusivité de son prochain album à paraître cette année, imaginée avec Bertrand Belin) sans oublier les grands classiques de Kat Onoma comme « Lady Of Guadalupe » ou « Radioactivity » venus se rappeler au bon souvenir des premiers fans, toujours aussi fidèles 30 ans après.

Mais en tant que guitariste, il est désormais temps que je m’entretienne avec vous d’une énigme : le jeu de Rodolphe.

Un jeu aussi beau qu’il est inexplicable et qui, lorsque je le vois, ne cesse de provoquer en moi une sorte d’agréable frustration. Faussement flegmatique, ce picking en énergie retenue – voire contenue – à la virtuosité discrète, au toucher impeccable et aux phrasés d’une grande richesse d’où naît systématiquement l’inattendu est celui d’un homme qui a su développer une manière de jouer qui ne correspond qu’à lui et à nul autre. Ce qui ne me sera, mathématiquement, jamais accessible : comprenez que je l’ai mauvaise !

Rodolphe est un immense guitariste, de cette race rare qui sait aussi se mettre en retrait pour faire exister l’énergie collective du morceau avant tout. Tels les mouvements de baguette d’un chef d’orchestre, ses notes appellent en renfort la créativité des autres musiciens, on pense ici en particulier à la fabuleuse Sarah Murcia et son expressivité communicative.

De fait, Rodolphe Burger est sans doute le plus jazz des guitaristes rock. Ou l’inverse. Mais de toute façon l’un des plus grands.

 

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon /// Photos : Mathilde Stieg

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PUR-SANG /// DELGRES à la Cigale (Paris 18)

Sous la grisaille déroutante de ce printemps capricieux, l’implacable trio Delgrès s’empare de la salle parisienne, La Cigale, et chauffe le public avec la sonorité de leur blues créole caractérisé par des idéaux de liberté et d’indépendance.

PUR-SANG

Le rythme folk de ce couple tout au féminin ouvre la scène et glisse le public dans une atmosphère paisible. Leur mélodie transmet un sentiment de liberté et de fraicheur comme un Pur-Sang qui court dans la prairie. Les voix harmonieuses et éthérées du duo formé par Claire Joseph et Skye préparent doucement le public à une suite plus mouvementée.

 

DELGRÈS

Delgrès c’est une histoire d’esclavagisme, de revendications et d’affection. Le blues intime aux influences Cajun du trio se fait porteur de ces thématiques tout en rendant hommage à Louis Delgrès, héros de la résistance guadeloupéenne.
À la tête du groupe Pascal Danaë, déjà imprégné des sonorités caraïbéennes avec son autre groupe Rivière Noire, exprime ses origines créoles accompagné par l’énergie du batteur Baptiste Brody et par le souffle puissant de Rafgee au soubassophone.
Leur musique aux saveurs antillaises mobilise un public varié passionné du genre (comme Yarol Poupaud, entre autre guitariste de FFF, qui suit le spectacle avec intensité depuis le balcon) ainsi que les nouvelles générations qui profitent des rythmes avec ferveur.
Le trio s’exprime à travers une sorte de hill country personnelle et engagée qui ne manque pas de partager des anecdotes de vie privée comme dans Pardone Mwen ou d’exposer l’actualité en glissant une référence aux gilets jaunes dans le texte de Mr Président.
La performance est aussi couronnée par un petit clin d’œil aux amateurs avec une reprise aux airs créoles de Whole Lotta Love de Led Zeppelin.

Ainsi se termine une soirée chaleureuse et festive, douce et puissante comme un rhum arrangé, qui nous a fait voyager du côté du soleil, entre La Nouvelle Orléans et Gwada.

– Texte : Federica Giuliano /// Croquis : Nicolas Barberon

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Royal Tusk /// Monster Truck

En ce samedi 11 mai 2019 (veille du concert de Metallica au Stade de France), au Forum de Vauréal (95), on nous promettait une autre soirée placée sous le signe du metal : deux groupes venus du Canada, musclés et testostéronés tel un bûcheron découpant ses troncs avec une tronçonneuse branchée en « AC/DC »… Et nous n’avons pas été déçus : ça a tranché !

La salle, pleine à craquer, accueillait un public passionné et familial, avec des pères qui ont perdu depuis quelques années leur tignasse de metalleux, des enfants (voire même un bébé en poussette) et ados accompagnants leurs parents, un groupe de copains, de Bordeaux, venu faire la surprise à un futur marié, et des vieux habitués du lieu… bref, une ambiance fort sympathique et chaleureuse, à l’image de ce Forum et de son équipe !

ROYAL TUSK

Venu défendre leur nouvel album, « Tusk II », la musique de ces quatre jeunes gaillards débarqués du grand Nord s’inscrit dans une tradition de classic rock, teinté de stoner et d’énergie punk. Ces fils d’ouvriers enchaînent des titres aux riffs qui bastonnent et aux textes positifs. Ils transpirent la bonne humeur, l’optimisme, et nous font passer une très bonne heure. Qui a dit que le rock était mort ?

Fin de la première partie. Le temps de passer aux toilettes, recharger les godets, changer de cartouche d’encre, se remettre devant, à la gauche de la scène… et c’est reparti !

MONSTER TRUCK

Il suffit des premiers coups de guitare pour savoir qu’avec ces gars, originaires d’Ontario, on va voyager sur une route inondée de soleil, dans une vieille caisse vrombissante avec bières fraîches sur le siège avant, mèche au vent, et le fol espoir de prendre une fille joliment carrossée en stop…

Le chanteur-bassiste, Jon Harvey, et sa bande entament leur set avec « The Lion« , suivi du tubesque « Don’t Tell Me How to Live« . Ils vont, durant une heure et demie, enchaîner 15 titres blues-hard puissants, bruts, dont les très efficaces « She’s a Witch« , « True Rocker » et « Old train« … On imagine facilement ces morceaux joués dans des stades, en première partie de Alice in Chains ou ZZ Top…

Le coup de grâce se fera sur « Sworded Beest« … avant d’aller récupérer sa vieille Logan sous la pluie, les oreilles qui bourdonnent encore des hymnes de ces 4×4 rockers, qui en ont sous le capot !

 

 

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