The Blue Butter Pot au Forum de Vauréal

Mercredi 16 juin 2021 : jour de renaissance pour Croque and Roll Live !


Enfin ! Un concert, un vrai : du chaleureux, de la transpiration, des décibels et des lumières ! Des techniciens derrière tout ça, dans l’ombre, heureux d’être de retour aux manettes… Une équipe du Forum de Vauréal, en coulisse, qui s’est battue depuis un an pour tenir le coup, toujours aussi accueillante… Et sur le devant de la scène, un groupe : The Blue Butter Pot.


Je ne vous mentirai pas en avouant que cette formation venue de Bretagne m’était inconnue. Mais c’est aussi ça, le plaisir de retourner dans des petites salles et de découvrir un vivier de supers groupes… en live !


En ce Grand Soir de juin, lourd et orageux, les deux musiciens venaient en découdre devant un public malheureusement assis (protocole sanitaire oblige) mais fidèle à la salle et, pour certains, au groupe. Ce dernier venait défendre dans la joie, la bonne humeur et la sueur leur troisième galette complètement bio et locale, « Jewels & Glory ». En contrepartie du financement participatif lancé sur Ulule pour la réalisation de ce nouvel EP, les heureux donateurs recevaient en plus de l’album et d’un tee shirt, des produits locaux de la commune d’origine du groupe, Sulniac : miel, chouchen, confitures, rillettes, infusions… De l’authentique et du généreux on vous dit !… Comme leur musique blues rock et leur prestation.


Je l’ai déjà écrit, mais il fait particulièrement chaud ce mercredi soir et, dans cette ambiance moite et électrique, il n’est pas facile de croquer ! S’essuyer le front et les yeux toutes les trente secondes et ne pas lâcher du regard le grand guitariste barbu, Rémi Bonnet, en perpétuel mouvement : pas simple. Il occupe bien tout l’espace de la scène pour jouer les nouveaux morceaux et chanter leur répertoire plus ancien (on a aussi droit à une reprise de Jaco Pastorius). Il fait sans cesse des allers-retours entre le micro, la batterie d’Olivier le Normand, le devant de la petite scène… et un passage dans le public à l’occasion d’un solo bien senti. Le fluide qui passe entre le groupe et le public est un véritable antirouille pour le croquis. La tête et le crayon finissent assez vite par reprendre leurs marques, suivant en mouvement le rythme binaire de leur musique.

Mon stylo finit asséché, et ma mine complètement trempée mais réjouie !

Texte et croquis : Nicolas Barberon

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

FANTAZIO à La Dynamo

Wandrille :

« Alors voilà. Depuis peu, je suis banlieue.

Avant non. Avant, j’étais de la grande ville, avec la grande tour en fer.
La banlieue ne passait pas le périph’ pour se mettre sous mes pieds. Ou alors rapidement.
Je faisais semblant que je la détestais quand je m’apercevais que j’aimais bien.

Pareil pour les concert d’ailleurs.
Un concert en banlieue, c’est une expédition. Non ?
Non. Bon. Bref, j’étais un peu con.

Et puis, le temps. Le temps a fait son œuvre et, le jour venu, quand les circonstances ont été opportunes, je suis devenu Pantinois. Pas du Pantin bobo, ho tu sais les bords du canal, c’est charmant. Non, le Pantin 4 chemins, le Pantin Ghetto, les vendeurs de Malboro, les rats dans la cour, le dealer à l’étage, le marchand de sommeil dans l’arrière cour. Deux salles deux ambiances.

Mais, dans ce Pantin-là, se cache une salle assez fifou : La Dynamo.

A deux pas du métro, du RER, du périphérique et de la route nationale, La Dynamo de Banlieues Bleues est installée dans une ancienne fabrique de sacs de toile de jute, réhabilitée en lieu de fabrique musicale. Un endroit fou, un endroit bien, à cent mètres de mon antre.

C’est ici que j’ai vu mon premier concert de fin de confinement, et, ce dimanche, rebelote pour voir Fantazio in concerto. Moi qui ai une culture musicale proche encore à faire, il se trouve que je connais. J’ai acheté – il y a quoi ? Vingt ans, peut-être – un étonnant CD cartonné illustré d’un éléphant huileux, regroupant une généreuse flopée de titres oscillant entre punk et jazz, entre poésie et improvisation.

Alors voilà : je connais. Un peu.
J’ai aussi vu passer une ou deux vidéos de l’olibrius sur les réseaux et j’ai vu qu’il avait un physique pas comme tout le monde, comme sa voix de baryton oscillant dans les aiguës d’enfant pour enchainer sur le velouté du crooner avant de rugir dans le parlé-hurlé de la rage adolescente du punk hongrois.

Je sais, ça fait envie.
Eh bien, sur scène, c’est mieux encore.

Accompagné d’un talentueux comparse percussionniste, voilà que le cyrano du verbe haut et du chantonné-crié emmène toute la salle dans une succession de numéros qui s’arrêtent où on ne les attend pas, après nous avoir amené dans des détours philosophiques passant par « Gangnam Style » ou « Vinted« .

Oui, quoi ? Ben c’est la vie, qui n’a pas fait un tour sur facebook marketplace lui jette le premier emoji caca pas content.

Dans la salle, les générations s’entrecroisent et c’est beau. Des jeunes, des vieux fans, des enfants… On est bien contents. Le concert se finit. On en redemande, on en reçoit. Un rappel, deux rappels.

C’est donc ça, un concert ?
Eh ben c’est bien. »

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Mini festival à Rabastens

« Cette petite série de croquis c’était une reprise, inattendue, du croquis de concerts pour moi. » nous dit d’emblée Vincent Desplanche, un sacré croqueur…

Pour profiter de la première possibilité de reprise des concerts et spectacles vivants, un petit festival a été organisé au pied levé dans la bourgade de Rabastens, commune du Tarn, où notre croqueur vit. Une sorte de Montreuil toulousain rural.

Le Festival International de Proximité, FIP, se produisait sur trois lieux différents pour limiter les jauges et multipliait les styles : cirque, danse, marionnettes, performances, DJs, concerts… L’événement ne se donnait qu’en extérieur.

De toute cette programmation éclectique Vincent n’a vu que la clôture, dépassé par ce démarrage si rapide de l’activité culturelle. Dans le jardin du tiers-lieu local, il a assisté à un dernier spectacle pour jeune public suivi d’un concert du groupe Jur. L’occasion de reprendre du service devant une scène avec carnet, crayons et gobelet d’IPA

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Knuckle Head au Forum de Vauréal

Le Forum de Vauréal, la plus petite des grandes salles, s’est démené, dès le déconfinement fin mai, pour organiser des lives – dans le respect des gestes barrières, bien sûr. Des spectateurs masqués, vissés à des sièges espacés, venus à des horaires modifiés pour obéir au couvre-feu, comme un air de dire : « On lâche rien ! On se couchera juste un peu plus tôt. »

Une volonté inépuisable de soutenir les artistes, qu’on vous dit ! La super équipe du forum donnait donc rendez-vous à 18h30, en ce jeudi 22 octobre 2020, à soixante spectateurs, pour assister l’espace d’une heure, montre en main, à un concert des plus rock : Knuckle Head !

Ces deux petits gars barbus, tatoués ne semblent pas français. On les croirait sortis d’une pochette de Motorhead époque Ace of Spades, d’un vieil album de ZZ Top, d’un épisode de Sons of Anarchy, d’un désert de l’Ouest américain ou de marécages du Mississippi…

Jack et Jock en ont sous le capot. Il nous balancent leur son poisseux, teinté de rock, blues graisseux, country, stoner et psychédélisme. Pas une minute de répit. Ils enchaînent les morceaux à grand coups de riffs et de slides dans une ambiance électrique. Difficile de garder son cul sur la chaise !

On en redemande, on s’imagine, sous un soleil couchant, tailler une route sans fin à travers les grands espaces, à bord d’un gros pick up poussiéreux… mais l’actualité nous rattrape. Il est déjà l’heure de retourner dans sa Dacia pour rentrer se confiner dans son petit pavillon de banlieue sous une froide brise automnale…

Heureusement qu’il nous restera les souvenirs de cette chaude soirée !

Texte et Croquis : Nicolas Barberon

Publié dans Non classé | 1 commentaire

Delta Tea au Forum de Vauréal

En raison de cette foutue crise sanitaire et de son virus anti-convivialité, le Forum de Vauréal (la plus petite des grandes salles) et sa super équipe masquée se retroussent les manches et bousculent leur programmation pour organiser d’autres concerts et faire vivre la salle : « des lives assis pour rester debout ! »

Exit les rockstars internationales, place aux artistes locaux !

En ce jeudi 8 octobre 2020, Le forum accueillait un jeune groupe de metal progressif instrumental, aux multiples influences, teinté parfois de jazz, soutenu par le conservatoire voisin de Cergy. Delta Tea, puisque c’est ainsi qu’ils s’appellent, ont été lauréats de plusieurs tremplins et bénéficient de plusieurs dispositifs d’accompagnement (Maison Daniel Ferry, Forum de Vauréal, CRR de Cergy Pontoise…).

Tels les membres d’un groupe de « professionnels », ces 4 jeunes musiciens venaient défendre sur scène quelques morceaux de leur premier EP, « The Chessboard ». Et à défaut de venir de loin, les petits gars du Delta nous auront fait voyager l’espace d’une soirée attablée… Une très belle surprise !

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

The Hyènes /// Show Case parisien

Pour célébrer la sortie de leur prochain album « Verdure », financé via la plate-forme de participation Ulule et dans les bacs le 16 octobre, le groupe de rock français The Hyènes conviait leurs fans, quelques médias, pros et amis pour un show case VIP dans les bas-fonds voûtés d’une cave parisienne…

Un double événement, puisque si le groupe présentait en avant-première quelques titres de leur opus à venir, il s’agissait aussi et surtout du premier concert live pour Croque And Roll Live ! depuis l’irruption de ce maudit Covid 19 !

Et on n’a pas perdu les bonnes habitudes pour autant : tout bon concert rock démarrant à la bourre, Nicolas a eu le temps et le loisir de croquer certains spectateurs libérés de leurs masques par la nécessité de boire une pinte afin de tromper l’attente.

Dans une ambiance cosy – ne permettant pas toujours de respecter les distances de sécurité, avouons-le – on s’est ensuite laissés embarquer dans le noir désir d’un concert envoûtant et chaleureux. On a eu plaisir à retrouver ce groupe (qu’on avait déjà croqué en 2018) et l’accent chantant de leur punk rock occitan.

Entre titres inédits et reprises inspirées (Bowie en guise de rappel, excusez du peu), Denis Barthe, Olivier Mathios, Luc Robène et Vincent Bosler ont offert à leur public un show mémorable et une parenthèse jubilatoire en ces temps troubles et incertains. Ils nous ont aussi et surtout rappelé qu’en de pareils moments, il était de bon ton de se tourner vers les vraies valeurs : celles du rock, le pur.

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

Publié dans Non classé | Tagué , , | Laisser un commentaire

Exposition virtuelle de Croque and Roll Live pour le Forum de Vauréal

En attendant la réouverture de sa salle de concerts, l’excellent Forum de Vauréal et son équipe dynamique organise des expositions virtuelles. Croque and Roll Live ! a l’honneur d’ouvrir le bal en exposant ses croquis réalisés lors de soirées plus ou moins rock’n roll dans la fosse !

Exposition à voir : ici !

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Lives de confinés… Part 2.

En ce confinement qui n’en finit pas, Nicolas Barberon et Olivier Martin trompent les idées noires dans le blanc des carnets.

Comme tous les artistes, les croqueurs ont une créativité bridée, contenue, qui doit s’exprimer malgré la distance imposée par le contexte et, dans le cas qui nous intéresse, l’écran. L’exercice est différent, mais non moins intéressant…

On l’a assez dit, la particularité du dessin live dans une salle de concert bondée laisse peu de place pour les fioritures. Ici, il s’agit moins de se focaliser sur la vibration, l’énergie brute d’un instant, que de prendre le temps qui nous est offert pour observer et mieux capter le jeu, les expressions et autres mimiques du modèle. En d’autres terme : sa musicalité. C’est aussi une manière de se renouveler, pratiquer, garder la souplesse du trait… « faire ses gammes » comme dirait l’autre.

Question répertoire, on ose aussi s’aventurer vers d’autres terrains moins connus – notamment chez quelques stars de la pop d’envergure internationale dont on ne soupçonnait pas la fragilité et le talent intime – sans oublier les classiques.

La preuve en images avec cette nouvelle sélection d’artistes croqués, français ( Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac, Bernard Lavilliers, Mathias Malzieu, The Hyènes, CharlElie Couture,Tété, Médine) et internationaux (The Rolling Stones, Stevie Wonder, Billie Eilish, Lady Gaga, Norah Jones, Eddie Vedder, Sheryl Crow, Alela Diane et Asgeir).

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Olivier Martin & Nicolas Barberon

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Lives de confinés !

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ce n’est pas évident ces derniers temps d’aller à des concerts…

Qu’à cela ne tienne, nombre d’artistes ont décidé de faire face au problème en faisant venir les concerts directement chez nous. Depuis le début du confinement, sur Youtube, les réseaux sociaux ou via la très chouette plateforme Arte Concert, les mélomanes du monde entier peuvent en effet assister à des shows de musiciens confinés chez eux, fiertés locales ou stars de renommée internationale. Le tout gratuitement et à domicile, que demande le peuple !

Confinés mais pas finis !

Pour Nicolas Barberon ou Olivier Martin, notre duo de croque’n rollers de choc, c’est surtout l’occasion de ne pas se laisser abattre et de continuer à noircir les carnets pour ne pas laisser la poussière s’y accumuler…

De Brian Wilson à Neil Young et ses « Fireside Sessions », en passant par Pascal Danae de Delgrès, Képa, Les Wampas, Matthieu Chedid, son père Louis, ou Yarol Poupaud… cette sélection vous permet de retrouver quelques-uns de leur croquis « saisis sur le vif » en direct de leur salon. Exit, donc, pour eux, l’ambiance et la chaleur si particulières d’une fosse animée, les jeux de lumière de la scène ou le plaisir de la tchatche autour d’un godet en attendant le début des hostilités. Rien que le besoin de se vider la tête, de faire écran aux infos anxiogènes en s’évadant le temps d’une parenthèse (en)chantée et ainsi livrer une autre vision de la création musicale et dessinée.

Mais trêves de blabla, laissons parler les croquis. Continuez d’écouter de la musique, regardez des concerts, soutenez les artistes, créez, vivez, prenez soin de vous et de vos proches et, surtout, LET THE BAD TIMES ROLL !

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Olivier Martin & Nicolas Barberon

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

BALTHAZAR à la Cigale

Mercredi 12 février, le sol de La Cigale a vibré au son d’une étrange épiphanie.

Un an après la sortie de leur (excellent) dernier opus Fever et leur prestation remarquée au Casino de Paris, les Belges de Balthazar sont venu se rappeler au bon souvenir du public parisien, avec qui ils ont toujours entretenu une relation particulière.

Les rois mages du rock

Assister à un concert de Balthazar, c’est devenir les témoins d’une forme de miracle. Prenez la puissance du rock alternatif, ajoutez-y l’évidence de la pop et la profondeur du groove, faites incanter le tout et vous obtenez une magie musicale dont eux seuls sont les rois.
Deux hommes vêtus en noir et blanc se présentent comme le yin et le yang de cette parfaite harmonie.
Maarten Devoldere, le « Man in Black » du plat pays armé de sa guitare sèche en bandoulière, et Jinte Deprez, guitariste aux envolées électriques lumineuses, mènent leur art avec ce soupçon de surréalisme érudit et cette flegmatique classe propres aux gens du nord.

La fièvre du mercredi noir

Côté setlist, la sélection se montre variée, tout en faisant la part belle aux classiques instantanés de Fever.
Et de fièvre dans le public, il est vite question tant le virus de la danse « balthazarienne » semble contagieux dès les premières mesures.
Outre le morceau éponyme aux atours de tube interplanétaire avec ses vocalises en écho, on retiendra la ligne de basse aussi sensuelle qu’implacable de « Wrong Faces » et le générique final de « Bunker », issu de leur album précédent.
Petit bémol concernant l’absence de « Roller Coaster », dont on aurait aimé voir les emphases de violon exploser sur une si jolie scène.
Mais ne boudons pas notre plaisir, le spectacle fut assez exceptionnel comme ça.

Aussi personnelle qu’intemporelle, la musique de Balthazar se révèle capable de réunir les générations et possède ce don rare de nous prouver une bonne fois pour tout que, non, le rock n’est pas mort.
Il avait juste une bonne fièvre.

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire