Exposition virtuelle de Croque and Roll Live pour le Forum de Vauréal

En attendant la réouverture de sa salle de concerts, l’excellent Forum de Vauréal et son équipe dynamique organise des expositions virtuelles. Croque and Roll Live ! a l’honneur d’ouvrir le bal en exposant ses croquis réalisés lors de soirées plus ou moins rock’n roll dans la fosse !

Exposition à voir : ici !

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Lives de confinés… Part 2.

En ce confinement qui n’en finit pas, Nicolas Barberon et Olivier Martin trompent les idées noires dans le blanc des carnets.

Comme tous les artistes, les croqueurs ont une créativité bridée, contenue, qui doit s’exprimer malgré la distance imposée par le contexte et, dans le cas qui nous intéresse, l’écran. L’exercice est différent, mais non moins intéressant…

On l’a assez dit, la particularité du dessin live dans une salle de concert bondée laisse peu de place pour les fioritures. Ici, il s’agit moins de se focaliser sur la vibration, l’énergie brute d’un instant, que de prendre le temps qui nous est offert pour observer et mieux capter le jeu, les expressions et autres mimiques du modèle. En d’autres terme : sa musicalité. C’est aussi une manière de se renouveler, pratiquer, garder la souplesse du trait… « faire ses gammes » comme dirait l’autre.

Question répertoire, on ose aussi s’aventurer vers d’autres terrains moins connus – notamment chez quelques stars de la pop d’envergure internationale dont on ne soupçonnait pas la fragilité et le talent intime – sans oublier les classiques.

La preuve en images avec cette nouvelle sélection d’artistes croqués, français ( Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac, Bernard Lavilliers, Mathias Malzieu, The Hyènes, CharlElie Couture,Tété, Médine) et internationaux (The Rolling Stones, Stevie Wonder, Billie Eilish, Lady Gaga, Norah Jones, Eddie Vedder, Sheryl Crow, Alela Diane et Asgeir).

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Olivier Martin & Nicolas Barberon

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Lives de confinés !

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ce n’est pas évident ces derniers temps d’aller à des concerts…

Qu’à cela ne tienne, nombre d’artistes ont décidé de faire face au problème en faisant venir les concerts directement chez nous. Depuis le début du confinement, sur Youtube, les réseaux sociaux ou via la très chouette plateforme Arte Concert, les mélomanes du monde entier peuvent en effet assister à des shows de musiciens confinés chez eux, fiertés locales ou stars de renommée internationale. Le tout gratuitement et à domicile, que demande le peuple !

Confinés mais pas finis !

Pour Nicolas Barberon ou Olivier Martin, notre duo de croque’n rollers de choc, c’est surtout l’occasion de ne pas se laisser abattre et de continuer à noircir les carnets pour ne pas laisser la poussière s’y accumuler…

De Brian Wilson à Neil Young et ses « Fireside Sessions », en passant par Pascal Danae de Delgrès, Képa, Les Wampas, Matthieu Chedid, son père Louis, ou Yarol Poupaud… cette sélection vous permet de retrouver quelques-uns de leur croquis « saisis sur le vif » en direct de leur salon. Exit, donc, pour eux, l’ambiance et la chaleur si particulières d’une fosse animée, les jeux de lumière de la scène ou le plaisir de la tchatche autour d’un godet en attendant le début des hostilités. Rien que le besoin de se vider la tête, de faire écran aux infos anxiogènes en s’évadant le temps d’une parenthèse (en)chantée et ainsi livrer une autre vision de la création musicale et dessinée.

Mais trêves de blabla, laissons parler les croquis. Continuez d’écouter de la musique, regardez des concerts, soutenez les artistes, créez, vivez, prenez soin de vous et de vos proches et, surtout, LET THE BAD TIMES ROLL !

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Olivier Martin & Nicolas Barberon

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BALTHAZAR à la Cigale

Mercredi 12 février, le sol de La Cigale a vibré au son d’une étrange épiphanie.

Un an après la sortie de leur (excellent) dernier opus Fever et leur prestation remarquée au Casino de Paris, les Belges de Balthazar sont venu se rappeler au bon souvenir du public parisien, avec qui ils ont toujours entretenu une relation particulière.

Les rois mages du rock

Assister à un concert de Balthazar, c’est devenir les témoins d’une forme de miracle. Prenez la puissance du rock alternatif, ajoutez-y l’évidence de la pop et la profondeur du groove, faites incanter le tout et vous obtenez une magie musicale dont eux seuls sont les rois.
Deux hommes vêtus en noir et blanc se présentent comme le yin et le yang de cette parfaite harmonie.
Maarten Devoldere, le « Man in Black » du plat pays armé de sa guitare sèche en bandoulière, et Jinte Deprez, guitariste aux envolées électriques lumineuses, mènent leur art avec ce soupçon de surréalisme érudit et cette flegmatique classe propres aux gens du nord.

La fièvre du mercredi noir

Côté setlist, la sélection se montre variée, tout en faisant la part belle aux classiques instantanés de Fever.
Et de fièvre dans le public, il est vite question tant le virus de la danse « balthazarienne » semble contagieux dès les premières mesures.
Outre le morceau éponyme aux atours de tube interplanétaire avec ses vocalises en écho, on retiendra la ligne de basse aussi sensuelle qu’implacable de « Wrong Faces » et le générique final de « Bunker », issu de leur album précédent.
Petit bémol concernant l’absence de « Roller Coaster », dont on aurait aimé voir les emphases de violon exploser sur une si jolie scène.
Mais ne boudons pas notre plaisir, le spectacle fut assez exceptionnel comme ça.

Aussi personnelle qu’intemporelle, la musique de Balthazar se révèle capable de réunir les générations et possède ce don rare de nous prouver une bonne fois pour tout que, non, le rock n’est pas mort.
Il avait juste une bonne fièvre.

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

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Maria Violenza /// Abschaum /// Vox Low /// Beak> à La Machine du Moulin Rouge

Dimanche 26 janvier, pour le concert de clôture de son dixième anniversaire, la Machine du Moulin Rouge (émanation underground du célèbre cabaret) conviait à la fête une programmation électrique et éclectique.
4 groupes, 4 concerts et presque 4 nationalités pour une vision syncrétique de cet esprit rock sombre cher aux nuits parisiennes.

LE MAGMA PUNK SICILIEN DE MARIA VIOLENZA

C’est bien connu : arriver à la bourre en concert, c’est rock. Sauf que du coup, l’équipe Croque And Roll Live n’a pas vraiment pu apprécier la première artiste à ouvrir le bal.

Nicolas n’aura eu le temps que de torcher un croquis tandis que, fainéant comme tout bon rédacteur musique amateur, votre serviteur se contentera de paraphraser ce qu’il a pu lire à propos de cette « future reine du punk ». Née à Palerme, biberonnée aux histoires de mafia et de fêtes des morts, la jeune Cristina (de son vrai prénom) s’est forgée une identité musicale en bricolant dans des caves sombres un son unique, mixant le punk, la chanson sicilienne ou la musique juive traditionnelle, servi par des paroles fusionnant l’italien, le français et l’anglais. Une artiste singulière, donc, et que l’on pourrait résumer comme un magma strombolien de jeunesse guerrière et d’énergie brute.

C’est con, dit comme ça, ça avait l’air bien.

ABSCHAUM, À TES SOUHAITS !

Créée au début des années 2010, Abschaum est une formation issue (comme son nom ne l’indique pas) de Lyon.

Mêlant la synthétique froideur et le sens du nom difficile à prononcer des grands du krautrock psyché (Kraftwerk, Neu ! et consorts), Chris Poincelot et ses hommes nous hypnotisent au gré de longs morceaux habilement concoctés, boucles rythmiques et riffs saturés au menu.

Bercé par la musique, la noirceur des lieux et un jeu de lumière minimaliste, on voyage alors rapidement dans un univers parallèle où l’on danse avec les loups les nuits de pleine lune.

Ça tombe bien, leur album s’appelle Moon Tango.

VOX LOW : L’ÉCUME DES NUITS

Croqués il y a un peu plus d’un an, nos petits chouchous parisiens de Vox Low ont depuis écumé les salles de France et de Navarre pour propager la bonne parole de leur rock noir, électrique et désabusé.

Et comme je n’ai pas grand chose à en dire de plus, si ce n’est que c’était toujours aussi cool (et « MAIS QU’EST-CE QUE VOUS FOUTEZ BORDEL ? » si vous ne connaissez pas encore), je vous renvoie donc à mes écrits de l’époque ici.

Je vous ai déjà dit que j’étais fainéant.

BEAK> : SUPÉRIEURS ET ÉGAUX

Force est de constater que les trop rares britanniques de BEAK> ont rempli avec brio la difficile tâche de conclure une soirée aussi dense.

Co-fondé par Geoff Barrow (à ne pas confondre avec le tout aussi génial Geof Darrow), batteur de Portishead, et Billy Fuller, bassiste occasionnel de Massive Attack et Robert Plant, le groupe de Bristol a en effet rapidement imposé sa patte, krautrock toujours, mais britannique surtout, ajoutant à la maîtrise de leur sujet un sens de l’humour et un flegme ataviques – mention spéciale au moment où ils citent les commentaires trollesques de leur passage sur KEXP.

En terme de setlist : 12 morceaux passés comme une lettre à la poste malgré leur singularité, tous acclamés, inscrivant définitivement leurs auteurs au Panthéon des groupes cultes de connaisseurs (dont nous ne faisions, jusqu’ici, pas encore partie, soyons honnêtes).

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

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João Donato au New Morning

Mercredi 20 Novembre 2019

À l’affiche ce soir au 7 rue des petites écuries, c’est João Donato en cuisine, une véritable légende vivante de la musique brésilienne. Pianiste, compositeur et chanteur, il est accompagné par l’une des meilleures formations d’AfroBeat que compte actuellement le Brésil : la Bixiga 70.
Au menu : Jazz, Samba, Funk et Bossa Nova. Mes petites oreilles dégustent ses tubes des 60’s et 70’s comme on savoure une bonne Cachaça. Pure.

Bananeira, A Rã, Amazonas, Cala Boca Menino, Cadê Jodel, Nana Das Águas… Comme cette fameuse eau de vie de canne à sucre, ses mélodies déjà subtiles à l’époque se bonifient avec l’âge. C’est une musique simple et touchante qui réchauffe directement le cœur dès la première gorgée. Pour y goûter vous aussi, c’est simple, lancez votre application de streamin’ favorite et écouter « Muito A Vontade ». Sur la scène du New Morning ce soir, les lumières sont chaudes et contrastées. Ce sont les ingrédients parfaits pour, à mon tour, sortir mes ustensiles et cuisiner sur mes « plaques » de papier noir. Même s’il se cache derrière sa toque et son piano, je commence par croquer le grand chef puis ses acolytes. Le concert se termine trop vite, comme souvent les bonnes choses.

Je retrouve à la sortie une copine d’enfance, Isadora. « Alors Cyrille, fais voir tes croquis » me lance-t-elle encore dans l’effervescence du concert qui se termine à peine. Coïncidence ? Elle est accompagnée d’Émilie, une amie proche de João. Je sors mes dessins puis une personne se rapproche. C’est le producteur de la Bixiga70. Il me demande en anglais, s’il peut prendre en photo mes dessins avec son téléphone pour les montrer à João, himself. Je lui réponds « tá legal ! », en espérant que João appréciera mes croquis autant que j’ai aimé déguster sa musique ce soir du mercredi 20 novembre 2019.

« Muito obrigado grande chefe João ! »

– Texte et croquis : phoDRAWgraphy

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Tasty Freaks /// Delgrès au Forum de Vauréal

Forum de Vauréal – Mercredi 27 novembre 2019

Trois jours après un concert de metal sanglant (à voir ici), haut en couleurs, à dominante rouge tirant sur du fushia, à coup de projection d’hémoglobine dans la salle (qui a valu à notre croqueur d’être depuis renommé « Barbe Rose »), le Forum avait briqué le sol et les murs pour accueillir le blues teinté de couleurs chaudes créoles des Delgrès.

SAVOUREUX TASTY FREAKS
Pour cette soirée feutrée et chaleureuse, la première partie est assurée par Tasty Freaks et leur rock funk savoureux. Ce jeune trio parisien nous sert des morceaux bourrés d’énergie, qui groovent au son d’une basse très présente, d’une batterie vigoureuse, de riffs efficaces et de chants parfois rappés. Leur musique alternative navigue entre Red Hot Chili Pepper, Keziah Jones ou 311… ce qui n’a pas l’air de déplaire à un public très hétéroclite.

DELGRÈS : LE BLUES DU SOLEIL
Nous avions déjà croisé ce trio à La Cigale (Paris 18) en mai dernier (voir l’article ici). Nous savions donc que le blues créole du « Colonel anti-esclavagiste » Delgrès allait nous faire voyager pendant plus d’une heure et demi entre la Louisiane et la Guadeloupe. Et nous n’avons pas été déçus. La formule est toujours aussi efficace et le son énorme. Pascal Danaë à la guitare et au chant, Baptiste Brondy à la batterie et à la guitare, et Rafgee au soubassophone et trompette, nous font vibrer au rythme de titres aujourd’hui cultes :
« Respecté nou » « Mr président », « Pardon mwen »… Conquis, le public reprend en chœur le refrain de la jolie chanson « Vivre sur la route »… et, cerise sur le punch, le groupe nous offre en avant-première un morceau de leur prochain album, qui sera enregistré l’année prochaine.

Le concert terminé, le trio n’hésite pas a aller au contact de leur public, fans et amis. Ils sont simples, chaleureux, se prêtent facilement à l’exercice des photos, et nous parlent de leur tournée prochaine aux États-Unis.

Une soirée à l’image du groupe : généreuse, douce et chaleureuse…

– Texte et croquis : Nicolas Barberon

 

 

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Downcast Collision /// Voivod /// Gwar au Forum de Vauréal

Forum de Vauréal – Samedi 23 Novembre 2019

DOWNCAST COLLISION
Les Néerlandais de Downcast Collision seront réduits à une pause forcée du fait d’un problème technique (une double-pédale de batterie cassée). Outre cet événement malheureux, leur musique à la Arch Enemy s’avérera assez peu mémorable à l’image des titres des morceaux – annoncés en growl par la chanteuse Monica (« beyooond the Gaaates of Heeell ») – qui sentent toujours déjà un peu le réchauffé… Assez peu mémorables oui, si ce n’est la paire d’ailettes noires de la chanteuse dont on s’amuse en se disant qu’elles l’apparentent (vu le format) à une autruche infoutue de s’envoler… un peu comme leur set en somme !

VOIVOD
Voivod ! Sur la queue de comète des tournées promo de l’excellent « The Wake » (sorti en septembre 2018), nos Canadiens vont nous balancer – avec générosité – leur mélange de punk metal à touches prog. Snake, affublé d’un beau tish « Night of the Vinyl dead » nous annonce, toujours aussi bavard et bonhomme avec son public [accent québécois on] « On a encore plein de stuff pour vous » [/accent québécois off] tandis que Chewy (guitare) et Rocky (bassiste actuel) ont l’air de s’éclater, tout comme Away à la batterie. Les morceaux excellents s’enchaînent (« Obsolete Beings », « Fix Your Heart »…) avant un « Voivod » final complètement jouissif.

GWAR
Enfin, ce sont aux extra-terrestres de Gwar de prendre place (« Fuck this Place » chanteront-ils d’ailleurs à un moment-donné). Et dire que ça fait déjà trente-cinq ans qu’on se marre avec ces gros barbares aussi monstrueux qu’attachants (« I’m Your Monster » chanteront-ils aussi au cours de la soirée…) et venus de l’espace (mais en vérité, de Richmond en Virginie). Trente-cinq ans qu’ils nous bombardent (« Bring back the Bomb ») avec leur punk metal irrévérencieux digne héritier du Grand-Guignol et leurs improbables scénettes théâtralisées entre deux morceaux, à base de masques en latex faits maison (dans leur studio du « Slave Pit Inc. ») et de faux sang balancé par centaines de litres dans le public. On se demandait ce que donnerait le groupe sans sa voix & tête pensante, le chanteur- guitariste Dave « Oderus Urungus » Brockie, malheureusement décédé en 2014… et bien même avec une guitare en moins, le groupe envoie la sauce (c’est le cas de le dire) avec des gros tubes largement issus des premiers albums (« Gwar Theme », « Maggots », « Ham On the Bone », « Have You Seen Me »)…
Un bonheur ! D’autant qu’on aura quand même eu la chance d’assister à une éviscération de Donald Trump en direct !

– Texte : Élodie Denis /// Croquis : Nicolas Barberon

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Baptiste Ventadour /// Eiffel à la Cigale

Jeudi 14 Novembre 2019

La team Croque and Roll Live ! avait déjà croisée la route d’Eiffel en novembre 2012 et juillet 2013 avec des concerts mémorables à la Flèche d’Or (Paris XXe) et sur la place de la République (Paris), lors du festival Oüi FM. Après une pause de sept ans pour le groupe et trois albums au compteur pour leur leader, on avait donc hâte d’aller à la Cigale, comme tout bon « ahuri » qui se respecte, pour découvrir les nouveaux morceaux en live de l’album « Stupor Machine ».

BAPTISTE VENTADOUR : petit prince de la rue
Voilà que déboule pour la première partie un jeune garçon de vingt ans, en salopette, tee shirt rayé et belle tignasse bouclée. Seul, face à une salle qui se remplit petit à petit, Baptiste Ventadour nous fait découvrir avec sa folk habitée des titres en français et en anglais, abordant des thèmes qui lui tiennent à cœur, comme l’écologie.

Il semble très heureux de se produire sur scène, lui qui se présente comme un artiste de rue. Entre deux chansons, Baptiste communique avec un public bienveillant, s’amuse de trop parler de lui, nous informe qu’un E.P. va sortir prochainement, et finit son set avec « le morceau le plus long de son répertoire »… s’en excusant d’ailleurs par avance…

 

La salle se rallume, les roadies s’agitent… et dans le public on peut entendre certains spectateurs se remémorer des concerts d’un autre temps, dans de petites salles, comme ceux de Noir Désir, ou Manu Tchao… On est clairement entouré de fans de rock français des années 90/2000.

EIFFEL, le rock sombre de la ville lumière
Nous n’avons pas à attendre très longtemps avant que surgissent Romain et Estelle Humeau, Nicolas Courret, Nicolas Bonnière et le petit dernier, Damien Pouvreau.
Place de mon cœur ouvre le bal dans une version moins électrique qu’à l’accoutumée. Il faut attendre le troisième morceau pour avoir droit à une cuvée 2019, le déjà classique, Cascade.

Les musiciens enchaînent, parcourant l’ensemble de leur vingt ans de carrière, avec des titres que tout le monde attend : Il pleut des cordes, À tout moment, la rue, Tu vois loin… Peu de respiration entre les titres, à part un : « J’ai demandé à la lune… on n’est pas Indochine, alors ne nous fait pas chier …» pour répondre à un fan un peu trop bruyant.

Les rythmes s’accélèrent, l’ambiance devient électrique et chaude avec Sombre, Le même train, Je m’obstine, Big data… Le public semble connaître chaque chanson, qu’il n’hésite pas à reprendre en chœur.

On finit ce concert en sueur… Le contraste avec la température extérieure est saisissant… on s’engouffre dans le métro avec dans la tête « Prends ma main, si tu les aimes un peu froides… »

Merci Eiffel et Jérémy Trellu pour les dédicaces dans le carnet de croquis.

– Texte et croquis : Nicolas Barberon

 

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Royal Republic /// Blackout Problems au Forum de Vauréal

Forum de Vauréal, le 4 novembre 2019

Après un long week-end pluvieux de Toussaint passé à écouter des vinyles sous le plaid en relisant de vieux Rock & Folk, il était temps pour les membres de Croque And Roll Live ! de reprendre du service.

Putain oui, il était temps, d’enfiler à nouveau son blouson noir, de souffler la poussière des carnets de croquis et de partir à dos d’une Harley pétaradante, les stylos en bandoulière, pour défendre, une nouvelle fois, la bonne vieille cause du rock’n’roll [insérer le thème du Rebelle ici]

Bon, en vrai, on est surtout partis en train de banlieue se déhancher sur le disco-rock chatoyant de Royal Republic dans la super salle (dont on vous a déjà chanté les louanges ici-même) du Forum de Vauréal… Mais c’était quand même une chouette aventure !

Avant Royal Republic, des petits princes du punk

Tous droits originaires de Munich, les teutons de Blackout Problems accompagnent Royal Republic pour toute leur tournée en France. Et ce soir, ils avaient la tâche ardue de réveiller une salle plombée par la morosité d’un froid lundi de novembre.

On salue donc les efforts du chanteur qui n’hésite pas à se promener dans le public et à nous parler dans la langue de Molière. Côté musique, ça fait le taf : c’est du punk mignon avec quelques touches d’électro et pas mal d’énergie à revendre.

Blue Suede Groove

Après un court entracte, la lumière s’éteint. Le quatuor suédois de Royal Republic entre, vestes bleues à paillettes sur le dos, sur le très disco Sexy Thing de Hot Chocolate. Le ton est donné : l’ambiance sera groovy et chaloupée… mais pas que.

Car Royal Republic, c’est du rock avant tout. Rien que deux guitares, une basse, une batterie et des compos d’une efficacité imparable. Un genre de Franz Ferdinand sous boule à facettes mêlant l’énergie brute du punk à un groove hérité du disco et un sens du fun résolument pop.

« Fun », c’était d’ailleurs peut-être le maître-mot de cette soirée tant les musiciens, solides, savent cultiver l’art de faire plaisir à leur public. Jeux de lumières, breaks, clins d’œil humoristiques, reprises de tubes planétaires à la keytar… rien ne nous sera épargné le long des presque 2 heures d’un show mémorable.

 

Happy birthday to you, Adam !

Il faut dire que Royal Republic doit beaucoup au charisme d’un homme : Adam Grahn, le chanteur et meneur du groupe.

Véritable bête de scène, le bonhomme en impose par sa présence tant physique (il avoisine facilement les 2 mètres) que scénique. On est séduits par sa voix puissante, son jeu de guitare au cordeau, son bagout, ses petites mimiques et sa manière de sublimer ses acolytes – qui ne sont pas en reste question énergie, soyons magnanimes.

Incontestablement, le roi de la soirée, c’était lui, d’autant qu’il fêtait justement, ce 4 novembre, ses 35 printemps (ou automnes ?). Et après un « joyeux anniversaire » scandé en chœur, le gaillard finit donc entouré de ballons de baudruche, couronné d’un superbe chapeau-gâteau d’anniversaire.

L’apothéose que ce spectacle méritait.

Alors que Baby, le dernier morceau du rappel se termine, les lumières s’éteignent à nouveau sur une bande-son de qualité : The Man In Me de Dylan, suivi des Black Keys, comme pour former la synthèse idéale des influences de ce groupe dont on ne peut, ici, qu’être client.

Encore merci Vauréal, c’était royal !

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas Barberon

 

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