Sandra Vérine /// Festival Sous les rochers la plage

Sandra Vérine nous livre un témoignage, en texte et croquis, de sa participation au festival « Sous les rochers, la plage » en tant que dessinatrice invitée :

 » Après des festivals d’été de jazz, chanson française et musiques du monde, enfin un festival rock a Sète !
Je suis invitée pour dessiner LIVE à la première édition de Sous les rochers, la plage coproduit par Hérissons productions et L.A. Productions by Caramba. La programmation est sans faute, et se déroule dans le cadre exceptionnel du Théâtre de la mer. En prime la pleine lune qui se reflète sur la mer et une super équipe !

JOUR 1 – SUGAR & TIGER / RVG / PETE DOHERTY

Le ciel est encore bleu pour une belle entrée en matière avec Sugar & Tiger, rock français punk et pop festoyant au doux chant féminin qui nous communique sa joyeuse énergie (side project familial des Wampas avec Didier Wampas, sa compagne et ses fils).
L’inoubliable voix, si écorchée et généreuse, de la chanteuse Romy Vager du groupe australien RVG (Romy Vager Group) évoque parfois celle de Patti Smith.
La pleine lune se reflète sur la mer derrière l’émouvant et intimiste set de Pete Doherty, seul avec sa guitare pour une heure et demi de ses chansons et de reprises des Libertines.
Cerise sur le gâteau, je réussis à montrer mon dessin à Pete Doherty, très gentil et respectueux, et – ô, surprise ! – il me l’achète et repart avec !

Et pour couronner le tout, il est minuit passé : c’est mon anniversaire !


JOUR 2 – KLINCK CLOCK / TRUST / WAMPAS

Amoureuse des duos « un gars, une fille », j’avais hâte de voir Klink Clock.
Vêtus de costumes de scène noirs et blancs très graphiques avec la batteuse chanteuse jouant debout, c’est un plaisir de les dessiner.
N’ayant pas grandi avec et ne comprenant pas trop le phénomène Trust, j’appréhendais un peu. Alors c’est une bonne surprise que leur set. Le public est fidèle et Trust nous étonnent avec des nouvelles chansons et trois belles choristes dansantes.
Je ne résiste pas à la tentation de danser sur les Wampas et ne regrette pas mon choix ! Didier Wampas est une vrai pile électrique qui saute danse, grimpe partout et passe autant de temps sur scène que porté par la foule, dont une fois sur une chaise ! À ses cotés, le guitariste Tony Truant et sa dégaine est terrible ! Didier Wampas, c’est vraiment le roi !


JOUR 3 – MYSTERY LIGHTS / THE LIMINANAS / GIRLS IN HAWAI

Je suis contente de revoir les Mystery Lights, groupe garage psyché basé a New York et découvert il y a deux ans au festival This is not a love song (Nîmes). Je trouve leur set trop court, j’ai juste assez de temps pour dessiner les 5 musiciens (bien lookés) et être frustrée de ne pas pouvoir danser : l’activité de dessinatrice de concerts est parfois ingrate !!!!
Pour les Limiñanas je m’éloigne un peu pour pouvoir dessiner les 7 musiciens tous de noir vêtus. La lumière contrastée m’inspire pour les dessiner tous devant la foule fidèle. Leur set est parfait, et j’ai même le temps de filmer leur belle montée finale.
Le final se joue avec le band de six boys belge Girls in Hawaii. Au début, la transition est étrange, mais je finis par rentrer dans leur musique. Je m’assois plus en hauteur pour profiter de la vue sur tout le théâtre pour dessiner la scène.

 

Bilan : 8 groupes dessinés sur 9 et un dessin reparti avec Pete Doherty !

J’ai hâte de voir ce que la deuxième édition nous réserve ! « 

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Franck Boissieux /// 20e édition du Cabaret Frappé (Grenoble)

Franck Boissieux nous fait un retour en texte et croquis de la 20e édition du festival Le Cabaret Frappé qui s’est déroulé du 16 au 21 juillet 2018, à Grenoble :

Mardi 17 juillet

Deyosan, trio d’origine grenobloise, mélange musiques du monde et électro dans un ensemble très entraînant.

Arash Sarkechik, Grenoblois lui-aussi, arrive, seul sur scène, à nous amener dans son univers oriental et électro : chapeau ! Un véritable coup de cœur, à découvrir.

Et pour finir, un des groupes mythiques de la région, les Gnawa Diffusion ! Entre musique gnawa, roots reaggae, rock et funk, Amazigh Kateb et ses acolytes ravissent leurs (nombreux) fans. J’avais du mal à croquer à côté de l’un d’entre eux, particulièrement surexcité ! Un type qui m’a vu dessiner est venu me voir, il a sorti de son sac un livre qui était en fait son carnet à dessins et s’est mis à croquer, lui-aussi. À la fin, il m’a dit, avec un fort accent anglais, qu’il a eu envie de dessiner en me voyant faire, et il m’a même remercié !

Belle première soirée avec cette cuvée 100% grenobloise (il y a de sacrés groupes chez nous, qu’on se le dise !) et de chouettes rencontres.

Jeudi 19 juillet

Ce soir je suis venu voir Y. Blues et Barefoot Iano, membre du groupe des Mountain Men. Cette formation nous a fait découvrir un savant mélange de blues et de metal, vraiment une belle surprise.

Ensuite, Gunwood est monté sur scène. Encore une belle découverte, entre blues, folk et rock, avec un bassiste endiablé ! Pour le dernier morceau, Barefoot Iano les a accompagnés à l’harmonica.

Je ne suis malheureusement pas resté pour H-Burns (les joies de bosser le lendemain…)

Vendredi 20 juillet

Concerts annulés pour cause d’alerte orage.

 

Samedi 21 juillet

Je découvre Melissa Laveaux : j’adore ce genre de voix, à la fois créole et bluesy.

Ensuite Seun Kuti et Egypt 80 sont montés sur scène… Et là, ils ont mis le feu au son de l’afrobeat, une musique vraiment envoûtante, c’était chaud (ou show c’est selon) !

 

En résumé, un très beau festival qui nous amène dans plein d’univers différents, dans un cadre vraiment sympa et qui, en plus, est gratuit !

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Robin Jolly – Olivier Martin – Nicolas Barberon /// Binic Folk Blues : Warm Up

Comme lors de notre dernière venue (Left Lane Cruiser), le Petit Bain transformait, en ce 21 juillet 2018, la Seine en Mississippi à l’occasion du Warm Up du Binic Folks Blues Festival.
Au programme : 3 concerts aux inspirations évidemment très proches, mais aussi très différents et complémentaires, pour un mini-festival à la gloire du – et ceci n’engage que votre humble rédacteur – plus grand des genres musicaux.

Mark « Porkshop » Holder
Quoi de mieux, pour ouvrir cette soirée, qu’un guitariste originaire de l’un des plus blues des états américains : le Tennessee ?
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Mark « Porkshop » Holder ne fait pas dans la demi-mesure. À l’image de ses musiciens, son blues rock est massif, brut et sans fioriture.
Pour autant, des compositions variées évoquant autant les riffs implacables de Black Sabbath que l’énergie à fleur de peau d’un Johnny Winter (dont il possède une guitare dédicacée !) font de Porkshop un artiste accompli, probablement bien loin du succès mérité.

Mr. Airplane Man
Comme son nom ne l’indique pas, Mr. Airplane Man est un duo exclusivement féminin nous venant de Boston.
Mais ne vous fiez pas aux préjugés, Margaret à la guitare et Tara à la batterie/clavier n’hésitent pas à mettre leurs ovaires sur la table pour matraquer un rock puissant, alliant une radicalité garage à des racines profondément blues.
Et même lorsqu’elles souffrent d’ennuyeux problèmes de son, les donzelles gèrent ça avec aplomb et flegme, nous montrant que si la musique est parfois synonyme d’imprévu, elle est toujours affaire de vitalité.

Endless Boogie
Pour finir la soirée en beauté, un groupe qui, lui, porte plutôt bien son nom : Endless Boogie.
Tirant son nom du chariot sur lequel sont fixés les essieux d’un train (à qui il doit sa rythmique répétitive si particulière), le boogie est un style explosif et entêtant que ses plus illustres représentants, de John Lee Hooker à Canned Heat, prennent parfois plaisir à étirer lors de morceaux très longs.
En l’occurrence, nos gaillards de New York ont l’air d’avoir pris cette réputation au pied de la lettre puisque, sur une bonne heure et des poussières de concert, ils auront joué en tout et pour tout… 4 morceaux !
On est autant impressionné par la virtuosité des solos de Paul Major que par la régularité (et l’énergie) avec laquelle ses acolytes tiennent la cadence pendant près d’une vingtaine de minutes à chaque fois.
Dans le public, on nous avait prévenu : Endless Boogie est un pur groupe de live. Et on est bien enclin à le croire, vu l’énergie qui se dégage d’une fosse jusqu’ici assez tiède : le Petit Bain se met enfin à tanguer !

Le résumé de la soirée ?
Une bien belle mise en bouche pour ce que sera la prochaine édition de ce Binic Folks Blues Festival où nous n’avons, curieusement, jamais mis les pieds !

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas BarberonOlivier Martin

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Robin Jolly – Nicolas Barberon – Olivier Martin /// Hellfest 2018. Journée du dimanche

Après deux jours de kiff et de labeur : troisième aller-retour en enfer.

Arrivés un peu plus tard que de coutume sur les lieux (une courte nuit à récupérer !), on se dirige vers la Warzone retrouver les briscards des Sheriff mais le monde nous empêche d’y accéder.
Bien déterminé à ne pas commettre la même erreur pour Iron Maiden, le climax du festival, Nicolas décide de venir en avance pour se placer devant la Mainstage. Dès Accept, à 17h30.

Amusés par la prestation de air guitar d’un fan dans le public, Olivier et moi décidons tout de même assez vite de prendre la tangente et retournons en Warzone (sur les bons conseils de notre ami Laurent, que l’on retrouve sur place d’ailleurs) pour voir Backyard Babies. Ce hard rock suédois aux relents punk a quelque chose d’à la fois sans surprise et ultra motivant. Après ça et l’ingestion d’un petit burger des familles, nous voilà reboostés pour retourner dans la foule devant les scènes principales.

19h30. On arrive à se placer pile au moment de l’entame de Megadeth. Et là c’est le drame… un premier morceau saccagé par l’absence du son des guitares, Dave Mustaine et sa bande tricotant comme des forcenés dans le vide : c’est à la fois drôle et gênant.
Je ne saurais dire si cet écueil en est la cause mais pour ne rien vous cacher, ce concert sera pour moi le moment le plus pénible du festival. Un chanteur à la voix fatiguée, des solos de guitare autistes à n’en plus finir, aucune communion avec le public et un son épouvantable : l’ennui est total.

Fort heureusement, la prestation d’Alice in Chains qui s’enchaîne sur la scène d’à-côté est l’exact opposé. Cela faisait 12 ans que ces papes du grunge et du heavy n’étaient pas venus sur les terres saintes (ou maudites, c’est selon) du metal, et ils semblaient bien déterminés à le faire sentir. On assiste à 1h d’un concert mémorable, quasi parfait.

Puis c’est le moment de l’attente fébrile devant le montage des décors d’Iron Maiden. Plus un seul mètre carré de disponible, les gens se marchent dessus dans la fosse. On le sait d’avance : le show sera dantesque. Dès l’entame, un gigantesque avion gonflable et un décor de guerre plantent le tableau. Et des tableaux, il y en aura d’autres… Chaque morceau se déploie au gré d’une nouvelle ambiance, avec force arrières-plans mouvants, tentures,  sculptures gonflables, effets pyrotechniques… Le tout habité par des musiciens éblouissants de maîtrise et qui semblent vraiment s’éclater, eux. « Mais c’est un gamin en fait ! » cette phrase que je lâche à Olivier semble tout résumer. Bruce Dickinson, infatigable, court partout, se déguise, se bat à l’épée – et au lance-flamme ! –, comme un gosse, s’amusant avec des jouets géants.

Nietzsche disait que, pour créer, l’homme devait apprendre à redevenir enfant. Dickinson en est l’illustre exemple.

Encore ébahis, on se fraye un chemin jusqu’à l’espace VIP où l’on retrouve un Nicolas certes fatigué, mais ému lui-aussi.

L’ultime journée au Hellfest 2018 se terminera sur ces notes.

See you next year, motherfuckers !

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas BarberonOlivier Martin

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Robin Jolly – Nicolas Barberon – Olivier Martin /// Hellfest 2018. Journée de samedi

Après une incroyable première journée (et une courte première nuit) : retour en enfer !

Arrivés sur place, repas et retrouvailles à l’espace VIP. Le premier concert de la journée sera L7 sur la Mainstage, excellent mélange de heavy, grunge et punk-rock mené par une formation essentiellement féminine. Idéal pour se chauffer les crayons.

Peu emballée par la programmation de la journée, l’équipe décide ensuite de se scinder pour chercher l’inspiration et couvrir plus de terrain. Un petit tour du côté de la Hell City, ses stands de merch et autres animations permet de se reposer les oreilles et de se nourrir d’une autre ambiance festivalière.

On n’oublie pas la musique pour autant, tentant quelques découvertes dans l’après-midi. Olivier est séduit par la prestation onirique des danois de Heilung, inspirée des rituels de leurs ancêtres païens, tandis que Nicolas et moi profitons, à l’ombre de de la scène Valley, du hip-hop sombre de Dälek. Puis, alors que nous tentons une mission Warzone pour voir le punk hardcore de Terror, Olivier nous relaie dans la Valley pour le hardcore sauvage de Ho99o9

20h. Pour Olivier, c’est l’heure du show de Body Count et de ses inexplicables problèmes de son : Ice-T refroidit tout le monde, mais pas pour les bonnes raisons… À l’inverse, Nicolas et moi prenons le feu dans la fosse devant le stoner metal de Orange Goblin, probablement l’un des concerts les plus éprouvants du week end !

Resté en place, Olivier profite des concerts suivants sur les Mainstage, deux têtes d’affiche au parfum de lycée : Deftones et Limp Bizkit.

Repliés à l’espace VIP, Nicolas et moi nous autorisons une petit parenthèse footballistique (coupe du monde oblige) pour le match opposant l’Allemagne à la Suède, retransmis sur grand écran avec Jonathan Davis en fond sonore. Et le jeu prend une toute autre dimension !

C’est sur cette victoire improbable de l’Allemagne (qui ne présagera pas la suite de leur destin) que nous retrouvons Olivier pour le show explosif de Mike Patton et sa formation Dead Cross.

Il est temps de rentrer scanner cette deuxième journée, des étoiles dans les yeux et des coups de soleil sur le bout du nez.

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas BarberonOlivier Martin

 

 

 

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Robin Jolly – Nicolas Barberon – Olivier Martin /// Hellfest 2018. Journée de vendredi

Un an après… l’équipe du Croque and Roll Live ! est de retour dans l’enfer du métal, au Hellfest, toujours placé sous le signe de la chaleur, du gros son et de la bière coulant à flots.

Arrivés en début d’après-midi, le temps de recharger les maudits bracelets cashless (nouveauté de cette année), de manger un morceau et de s’enfiler notre premier godet, direction la Main Stage. Il est déjà 15h, et nous voilà devant les vieux briscards australiens de Rose Tattoo. Le soleil de plomb tape fort, comme pour nous rappeler les racines de ces vieux kangourous du hard boogie.

Le show terminé, on se dirige vers la Warzone, bastion du punk indé et ses décors façon Mad Max, pour voir les orléanais de Burning Heads. Pour patienter, des extraits d’un chouette documentaire consacré à toute la scène dont ils sont issus est diffusé sur les écrans géants, comme un avant-goût du concert à venir.

Lessivés après nos premiers pogos du jour, on retourne s’hydrater à l’espace VIP, en faisant un petit tour devant la scène Valley pour réaliser quelques crobards de Crowbar – ce jeu de mot de qualité (soufflé par notre ami Gilles Estines) étant notre principale motivation à aller voir ce groupe américain de sludge metal.

18h. Circuler commence à devenir difficile dans la zone centrale devant les Main Stages. On réussit à se faufiler, le temps de reconnaître le Final Countdown d’Europe (mais qui connaît un autre morceau de ce groupe ?) et de se placer idéalement pour écouter le rock prog de Steven Wilson, à la fois l’artiste le moins metal et l’une des grandes claques musicales de cette édition.

Ensuite, programmation simultanée oblige, l’équipe se scinde pour que Nicolas aille couvrir les Svinkels (probablement convaincu par le petit cœur de fanboy de votre rédacteur ici présent) et Olivier les Hollywood Vampires, la grosse tête d’affiche du jour composée de Johnny Depp, Alice Cooper et Joe Perry.

22h15. On ne pourra malheureusement pas rester pour Judas Priest, puisqu’il est temps de rentrer au bercail pour commencer à scanner une partie des dessins pour Le Monde et tenter de profiter d’un semblant de première nuit…

On en a déjà pris plein les yeux et les oreilles. Et ce n’est pas fini.

– Texte : Robin Jolly /// Croquis : Nicolas BarberonOlivier Martin

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Alice Bienassis /// The Rolling Stones

Mardi 28 Juin – Stade Vélodrome de Marseille.

Alice Bienassis :
« J’étais invitée par deux auteurs de BD, Clément Baloup et Domas qui font partie du Zarmatelier à Marseille. Une place s’est libérée, ils m’ont donc proposée très généreusement de les accompagner pour aller voir les légendaires Rolling Stones. Eux, sur place, devaient assurer les dédicaces de l’ouvrage collectif « The Rolling Stones en BD  » (Éditions Petit à Petit) auquel ils avaient participé.
Nous avons pu assister aux balances étant arrivés bien en avance. Clément et Domas profitaient du concert entre deux dédicaces et je m’attelais à faire quelques croquis de cet événement historique !
Au final, c’était assez frustrant car j’aurais aimé faire des milliers de croquis et j’étais extrêmement impressionnée de pouvoir voir ce groupe. Les voix des 58 000 spectateurs s’élevaient et faisaient vibrer les gradins ! ».

 

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